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Chirurgie gynécologique : réparation clitoridienne à l’hôpital Louis Mourier (AP-HP)
Chirurgie gynécologique : réparation clitoridienne à l'hôpital Louis Mourier (AP-HP)
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18 février 2013
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Chirurgie gynécologique : réparation clitoridienne à l’hôpital Louis Mourier (AP-HP)

Chirurgie gynécologique : réparation clitoridienne à l'hôpital Louis Mourier (AP-HP)

Depuis décembre 2012, le service de gynécologie-obstétrique de l’hôpital Louis-Mourier, dirigé par le Pr Laurent Mandelbrot, propose aux patientes victimes d’excision une chirurgie réparatrice : la réparation clitoridienne ou clitodoplastie. Le point sur le sujet avec le Dr Cyril Raiffort, chirurgien gynécologue et responsable médical de l’unité.

« Lors de l’excision, explique le Dr Cyril Raiffort, chirurgien gynécologue et responsable médical de l’unité, seule la partie externe et visible du clitoris a été sectionnée. L’intervention de chirurgie réparatrice, qui se pratique sous anesthésie générale, consiste à aller chercher, à libérer et à ramener vers l’extérieur, la partie interne du clitoris. » Les 1ères interventions (6 pour 16 patientes vues en consultation) ont eu lieu et l’ensemble des patientes a bénéficié d’un suivi à un mois. Les premiers résultats sont très satisfaisants.

Cependant, la réparation clitoridienne est rarement le motif premier de consultation. En général, les patientes viennent pour retrouver une « identité » sexuelle, ou pour des douleurs chroniques et des difficultés liées à leur vie sexuelle. Certaines d’entre-elles ignorent même qu’elles ont été excisées. Pour les autres au contraire, le parcours à la recherche d’une structure de soins a été long. Pour toutes, la prise en charge est globale et pluridisciplinaire. Des entretiens successifs avec un médecin, une sage-femme et une psychologue permettent de mieux cerner la demande de la patiente et de lui proposer ou non l’opération.

« Pour certaines, le simple fait de savoir que leur clitoris est encore présent, suffit à les rassurer confirme le Dr Raiffort. Pour celles qui iront jusqu’au bout, cette opération représente beaucoup plus qu’une simple intervention chirurgicale. En leur redonnant un corps de femme dans son intégrité, elle les répare physiquement et psychiquement. Le suivi post-opératoire est donc essentiel pour les aider à appréhender des sensations nouvelles. »

 

*En France, environ 60 000 femmes sont concernées par cette mutilation. 

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Mots-clés :
Gynecologie Chirurgie