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Cancer du col de l’utérus : n’ayons pas peur du vaccin et n’oublions pas les frottis
Cancer du col de l'utérus : n'ayons pas peur du vaccin et n'oublions pas les frottis
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27 janvier 2016 | 5 commentaires
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mackysanogo, 31 articles (Rédacteur)

mackysanogo

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Cancer du col de l’utérus : n’ayons pas peur du vaccin et n’oublions pas les frottis

Cancer du col de l'utérus : n'ayons pas peur du vaccin et n'oublions pas les frottis

Malgré les progrès de la médecine et les nombreuses campagnes de prévention, le cancer du col de l’utérus gagne encore du terrain en France en 2016. Un constat inadmissible, estime Christine Bergeron, Anatomo-cyto-pathologiste. Elle fait le point sur la maladie à l’occasion de la 10e semaine européenne de prévention et de dépistage du cancer du col de l’utérus, qui se déroule du 24 au 30 janvier.


Le cancer du col de l’utérus est un cancer qui a toutes les chances pour lui ! Il est d’évolution lente et met environ 10 ans à se développer.

Cependant, il peut être dépisté au stade précancéreux par un test simple qui recueille les cellules anormales qui desquament du col utérin. Enfin, depuis quelques années, un vaccin anti HPV protège contre 70% et bientôt contre 90% des virus responsables du cancer du col.

Alors pourquoi dans un environnement médical aussi favorable que le nôtre, existe-il encore des cancers du col utérin.


Toutes les femmes ne font pas des frottis

Le contexte : tout commence par une infection à papillomavirus virus (HPV) qui dans la plupart des cas régresse en quelques mois sans laisser de traces ! Les 10% d’infections qui persistent, témoignent le plus souvent d’un défaut de défense immunitaire local, en particulier chez les fumeuses.

Ces infections persistantes induisent une lésion précancéreuse dans 10% des cas. Il ne reste, au bout du compte, que 1% de la population féminine dépistée qu’il faut traiter correctement pour éviter que ces femmes ne développent un cancer invasif. 

Mais dans la pratique, le frottis ne correspond pas tout à fait aux recommandations médicales. En effet, le dépistage par le frottis est bien effectué chez 60% de la population féminine concernée (25 à 65 ans) et ce taux stagne depuis 20 ans ! Il existe donc encore 40% des femmes qui ne font pas de frottis et 50% d’entre elles ont plus de 50 ans.

Les raisons sont multiples, soit elles manquent d’informations, soit sont négligentes, ou encore ont peur du médecin, ou pire, elles préfèrent ne pas faire de frottis car elles craignent un résultat anormal.


Jeunes filles, faites-vous vacciner

Le plan Cancer 2014-2019 prévoit d’organiser le dépistage en touchant la population des femmes non dépistées en priorité. Cette organisation permettra aussi d’encadrer les bonnes pratiques dans la prise en charge des frottis anormaux, la pratique de la colposcopie et le traitement approprié des lésions précancéreuses.

L’autre version de la prévention est la prévention primaire. Elle consiste à vacciner les jeunes filles avant qu’elles soient en contact avec le virus. Les vaccins contre les types d’HPV 16 et 18 sont à la disposition des jeunes filles depuis 2007.

Malheureusement, la couverture de la population concernée (11 à 14 ans) ne dépasse pas 17%. Dans le pays où Pasteur a mis au point le premier vaccin dans le monde …. ! Tandis que cette même couverture se situe autour de 80% en Angleterre, au Portugal, en Italie ou au Québec.


Quel gâchis !

L’excellente couverture dans tous ces pays permettra de diminuer dans les 15 ans à venir les traitements des lésions précancéreuses chez les femmes jeunes.

Parallèlement, nous aurons en France, des fausses couches ou des complications obstétricales chez des femmes chez qui une exérèse large d’une lésion précancéreuse aura dû être pratiquée.

Quel gâchis que les jeunes filles ne bénéficient pas des progrès médicaux à cause de la médiatisation de soi-disant effets secondaires de ces vaccins dont la sécurité a été contrôlée par de nombreuses études.

La dernière étude est française. Elle a été faite par la Sécurité Sociale et concerne 2 millions de personnes !  

 

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Commentaires
1 vote
par Ronfladonf (IP:xxx.xx2.31.65) le 27 janvier 2016 a 12H42
Ronfladonf (Visiteur)

Juste une petite remarque sur la forme : Quand on parle des "soi-disant effets secondaires" on se place dans une attitude condescendante. Le message reçu est "Bande de ploucs, vous n’y comprenez rien à la science alors que nous on sait, faites vous piquer et on ne discute pas"

A une époque où il y a eu le médiator, où les statines sont de plus en plus controversées, il est normal qu’il y ait une défiance vis-à-vis des groupes pharmaceutiques.

Des gens qui ont déjà prouvé qu’ils ne sont pas honnêtes, qu’ils vendraient père et mère pour de l’argent, et qui viennent vous expliquer "Pour vous protéger contre une maladie, on va vous injecter cette maladie avec quelques poisons neurotoxiques", si on n’y met pas un peu plus de pédagogie, aucune chance que la confiance revienne

Ce n’est pas en évacuant le débat d’un revers de la main que ça peut marcher. Le seul moyen est d’expliquer, encore... de répondre aux inquiétudes avec de vraies données.

Des questions qui peuvent être :
- "En quoi pensez-vous que s’injecter une maladie et un poison puisse avoir un quelconque bénéfice ?"
- "Pourquoi ne peut-on avoir à dispo seulement les vaccins obligatoires ?"
- "Quid de la loi Kouchener qui sacralise le choix de la thérapeutique ?"
- "Ne pensez-vous pas que les maladies dont on dit qu’elles ont disparu grâce aux vaccins, on en fait disparu grâce aux progrès de l’hygiène (effet Semmelweis) ?"
- ...

Tant qu’on répondra aux inquiétudes par le mépris, ce combat existera. Le jour où on y répondra par la connaissance, l’honnêteté et la pédagogie, la confiance reviendra, c’est aussi simple que ça.

Dès lors qu’il y a un flou ou une zone d’ombre, pour des sujets aussi sensible que l’intérieur de notre corps, la réaction ne pourra être que celle là

2 votes
(IP:xxx.xx3.21.199) le 27 janvier 2016 a 12H45
 (Visiteur)

Le dépistage oui ! Le vaccin ? Vu les catastrophes déjà déclarées non merci ! On se souvient encore de celui donner à tour de bras pour l’hépatite b , résultats ? Recrudescence de sclérose en plaques. Celui ci a déjà fait bien trop de dégâts, qu’il faut cette taire au maximum..A qui profite le crime ? Bug Pharma..

1 vote
par Ronfladonf (IP:xxx.xx2.31.65) le 28 janvier 2016 a 13H50
1 vote
par deweer (IP:xxx.xx6.248.110) le 29 janvier 2016 a 17H54
deweer (Visiteur)

Assez bon titre, toutefois trop imprécis. Correction :

Cancer du col de l’utérus : n’ayons pas peur de l’escroquerie, ni du massacre des innocentes et n’oublions pas l’hystérie propagandière et servile.

1 vote
par deweer (IP:xxx.xx6.248.110) le 29 janvier 2016 a 19H36