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Après 40 ans, une femme sur trois a un fibrome : quelles solutions ?
Après 40 ans, une femme sur trois a un fibrome : quelles solutions ?
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22 juillet 2009 | 7 commentaires
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Roseline, 56 articles (Rédacteur)

Roseline

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Après 40 ans, une femme sur trois a un fibrome : quelles solutions ?

Après 40 ans, une femme sur trois a un fibrome : quelles solutions ?

Les fibromes, pathologie féminine souvent rencontrée, sont souvent bénins. Petites tumeurs pouvant devenir grosses, se développant au niveau de l’utérus, les fibromes provoquent parfois des troubles annexes qui nécessitent un traitement. Voici un petit état des lieux ainsi que les différentes solutions existantes.

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Après 40 ans, une femme sur trois a un fibrome : quelles solutions ?

DEFINITION DU FIBROME 

Le Docteur Marie-Christine Lafay-Pillet, chirurgien gynécologique à l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul à Paris, nous informe que « le fibrome, ou myome, est une sorte de boule dure et blanche, de diamètre variable qui se forme à partir de muscle utérin. Il s’agit d’une tumeur fréquente et bénigne qui n’a rien avoir avec un cancer. Dans la grande majorité des cas, il n’entraîne aucun symptôme. C’est pour cette raison que nous ne disposons pas de chiffres exacts. On sait néanmoins que, sur les quelques 70 000 hystérectomies (ablation de l’utérus) pratiquées chaque année en France, 70 à 80 % sont dues à ce type de pathologie. »
 
Nous nous apercevons donc que le fibrome est, bien trop souvent, décelé par hasard et, plus particulièrement, pendant une échographie pelvienne faite pour effectuer une recherche différente que la découverte de cette tumeur.
 
Il ne faut pas paniquer. Les chiffres sont impressionnants. Mais si le fibrome ne se manifeste pas, aucun traitement n’est recommandé. Il se peut également que vous ayez déjà eu un fibrome. Seulement, il lui arrive de disparaître comme il est venu, soit spontanément. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. 

LES SYMPTÔMES D’UN FIBROME

Tout dépend de leur nombre, de leur taille, de leur localisation ! Ils provoquent alors différentes réactions. Certains fibromes se trouvent dans la cavité utérine.
 
Cette localisation est à l’origine de douleurs pendant toute la durée des règles, de saignements abondants, parfois associés à de l’anémie et de la fatigue.
 
Quand le fibrome a une taille importante, il peut grandir dans le muscle utérin ou à l’extérieur. La femme ressent alors une sensation de pesanteur et des douleurs conséquentes, mais aussi des signes de compression d’organes présents aux alentours comme la vessie, les intestins, les uretères,…
 
Tout cela implique des réactions comme des envies plus fréquentes d’uriner, des possibilités d’incontinence ou à l’inverse de rétention d’urine, des constipations et/ou des ballonnements. Si vous ressentez des symptômes similaires, n’hésitez pas d’en parler avec votre médecin et d’évoquer la question ! 

ATTENTION, S’IL PEUT DISPARAITRE, LE FIBROME NE GUERIT PAS TOUT SEUL

Des années durant, les médecins recommandaient aux femmes en approche de la ménopause d’attendre. Vous allez me demander pourquoi. En fait, il se peut que le fibrome se dessèche et se calcifie lors de la réduction des hormones féminines.
 
La ménopause est une période durant laquelle les ovaires ne sont plus capables de sécréter, même sous l’effet d’une stimulation, des hormones sexuelles. Elle survient entre 45 et 55 ans, en général, et provoque l’arrêt des règles chez les femmes.
 
En fait, les médecins faisaient un pari sur le futur sans savoir si ces femmes auront la chance ou non de bénéficier de ce phénomène naturel. Pour celles qui profitaient d’un traitement, il était établit sur le principe que les œstrogènes supposait une augmentation des fibromes et les progestérones leur réduction.
 
Le médicament était donc à base de progestérone. Mais, selon certains spécialistes, cette logique n’a pas été étudiée. De ce fait, aucune étude ne soutient cette forme de traitement. Du coup, nous ne pouvons être certain des résultats et, également, des méfaits de cette idée basique.
 
En plus, les constatations prouvent que le fibrome ne peut être guéri par traitement. Une fois le médicament arrêté, le fibrome reprend sa place, sa taille et redonne les symptômes précédemment ressentis. 
 
Plus récemment, les médecins se sont tournés vers les « agonistes » (similaires) à la LHRH. Ce sont des molécules qui permettent de mettre en place une ménopause artificielle. Malheureusement, cette technique de traitement inclue tous les autres effets néfastes de la ménopause comme les bouffées de chaleur, les carences hormonales, ... En plus, cette médicamentation ne doit pas durer plus de 6 mois. Et, elle est, généralement, utilisée pour réduire la taille du fibrome avant une intervention chirurgicale.
 
Cette réduction de taille permet aux chirurgiens de procéder à une opération sous cœlioscopie (consiste à effectuer des actes de chirurgie par des mini-incisions sous contrôle d’une caméra à l’aide d’instruments adaptés) au lieu de passer par une laparotomie qui consiste à ouvrir l’abdomen et après laquelle la récupération est toujours plus difficile. 

LA CHIRURGIE

Etant donné le faible résultat de la médicamentation, la chirurgie reste donc la seule réponse évidente. Seulement, cette opération ne sera pas faite dans n’importe quelles conditions.
 
Le Docteur Marie-Christine Lafay-Pillet continue en expliquant : « Nous n’intervenons jamais sur un fibrome asymptomatique. Ou alors dans des cas de stérilité très précis. Les indications du traitement chirurgical sont claires et nettes : on opère lorsque les fibromes font mal, saignent ou compriment un organe ».
 
Chaque femme est unique. Donc, chaque fibrome est différent et oblige le chirurgien à effectuer soit l’ablation du ou des myomes (c’est une tumeur bénigne formée de tissu musculaire), soit celle de l’utérus.
 
Heureusement pour les femmes françaises, les médecins, situés dans notre beau pays, tentent de sauver l’utérus le plus souvent possible. L’hystérectomie (l’acte chirurgical de l’ablation de l’utérus) est, généralement, associée aux fibromes symptomatiques, multiples, très volumineux ou récidivants. Il faut également que la femme ne soit plus en âge de procréer.
 
Toutes ces précautions sont mises en place pour tenter de protéger le pus possible la femme et lui laisser une chance d’enfanter malgré l’apparition de cette ou ces tumeurs. En fait, les médecins vont devoir étudier la femme dans son ensemble avant d’utiliser une des différentes méthodes. 
 

LES DIFFERENTES METHODES CHIRURGICALES

  • La Laparotomie est un acte chirurgical consistant en l’ouverture de l’abdomen par une incision large, laissant le passage directe à d’autres actes… Par exemple, la césarienne est une laparotomie.
  • La Cœlioscopie ou laparoscopie est une technique chirurgicale mini invasive pratiquée au niveau de l’abdomen. Cette technique est rendue possible par l’utilisation d’une petite caméra (nommée « cœlioscope ») et d’instruments de chirurgie adaptés, introduits dans l’abdomen à travers de petites incisions. L’intervention est pratiquée, tout de même, sous anesthésie générale.
  • L’hystéroscopie est une intervention chirurgicale qui permet de traiter certaines pathologies par les voies naturelles. L’intervention est réalisée par l’intermédiaire d’une caméra (nommée « hystéroscope ») mesurant 10 mm de diamètre, dans laquelle sont introduits les instruments chirurgicaux. Cette intervention est réalisée sous anesthésie générale ou sous anesthésie locorégionale (analgésie péridurale ou rachianesthésie).
  • L’embolisation correspond à une interruption de la vascularisation des fibromes par le lancement de micro particules dans les artères utérines. Cette intervention est pratiquée par un radiologue au sein d’un service de radiologie interventionnelle. Grâce à un cathéter introduit dans les artères fémorales, le radiologue stoppe la circulation dans l’artère qui alimente le fibrome en y lançant des petites particules. 

APRES L’OPERATION

Il est plus facile pour une femme d’accepter l’ablation d’un fibrome plutôt que celle de l’utérus. C’est peut-être une erreur provoquée par un automatisme humain même si l’ablation de l’utérus n’est pas agréable.
 
Pourtant, pour les femmes ayant passé la quarantaine et ayant déjà des enfants, cette solution n’est pas catastrophique. Le plus souvent, les ovaires les plus importants restent en place ce qui permet une continuité dans la production des hormones féminines. Ce n’est donc pas la ménopause. 
 
Du côté de la sensualité et de la sexualité, il ne doit pas y avoir de changements. La seule chose qui peut poser un problème, est qu’il y a une plus grande chance qu’une grossesse non désirée. Certaines femmes se sentent même libérées.
 
Pour celles qui se posent la question, les ovules « disparaissent » dans la cavité péritonéale. Vous allez me dire qu’il reste alors un trou. Mais le corps humain n’aime pas les trous, donc, l’utérus sera remplacé par les anses intestinales qui prennent rapidement sa place. 
 

FIBROME ET GROSSESSE

Pour les femmes qui désirent mener une grosses malgré un utérus fibromateux, les médecins constatent que la grossesse se déroule normalement. Par contre, les fibromes peuvent compliquer la grossesse : 
  • Douleur pelvienne à type de contractions utérines, en rapport avec une torsion d’un fibrome pédiculé (le fibrome tourne autour de lui-même grâce à son pédicule) ou avec une nécrobiose de fibrome (nécrose aigue du fibrome liée à sa mauvaise vascularisation sanguine).
  • Compression d’organes de voisinage (encore plus accentuée chez la femme enceinte du fait du volume utérin) : Compression vésicale (vessie) à l’origine d’une pollakiurie (mictions très fréquentes) ; Compression urétérale (uretères) à l’origine d’une dilatation des uretères et des cavités rénales ; compression rectale (rectum) à l’origine d’une constipation ou de fausses envies d’aller à la selle.
  • Augmentation du volume des fibromes sous l’effet des sécrétions hormonales de la grossesse.
  • Fausse couche à répétition : C’est le cas essentiellement des fibromes sous muqueux faisant un effet « corps étranger » et qui provoquent l’expulsion d’une grossesse débutante.
  • Fausse couche tardive : Expulsion du fœtus avant qu’il ne soit viable.
  • Accouchement prématuré : Accouchement survenant avant le terme de la grossesse, liée à la survenue de contractions utérines prématurées, à la compression du fœtus par les fibromes ou à une rupture prématurée de la poche des eaux.
  • Obstacle prævia à l’accouchement : Lorsque le fibrome est placé dans le col ou dans l’isthme utérin, il peut empêcher la descente du mobile fœtal lors de l’accouchement.
  • Présentation dystocique : Anomalie de présentation de l’enfant à naître en fin de grossesse, avec une présentation du siège ou une présentation transverse du fœtus.
  • Hémorragie de la délivrance : Due à une mauvaise rétraction utérine après l’accouchement.
 
La présence de fibromes ne doit pas être un obstacle à votre envie de devenir mère. Il suffit d’être bien suivie par un médecin spécialisé. Sinon, pour les femmes épanouies qui sont déjà mamans ou celles qui ne désirent pas d’enfants, des solutions différentes et adaptées peuvent rapidement mises en place.
 
En fait, le plus difficile est de détecter les fibromes. Donc, si vous ressentez certains symptômes, n’hésitez pas à parler avec votre médecin traitant pour effectuer les premiers examens de contrôle.
 
Roseline Buarotti
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Commentaires
4 votes
par Lisa SION (IP:xxx.xx3.101.15) le 23 juillet 2009 a 01H47
Lisa SION (Visiteur)

Toute cette propagande pour fixer la focale des obsédés sexuels médicaux sur le sexe de la femme, dès l’age de treize ans est scandaleuse.

Quelles solutions demandez vous : deux.

1_ chercher tous les remèdes possibles en se servant des femmes comme de purs cobayes et pratiquer sur elles toutes les expériences possibles jusqu’aux plus douteuses commes celles décrites dans cet article : http://www.agoravox.fr/actualites/s... comme vous faites, et les solutions décrites par celui-ci : http://www.agoravox.fr/actualites/s...

2_ Chercher les causes sachant que la Société produit quotidiennement des quantités de nouveaux poisons dont certains ne révèleront leur dangers sous-jacents dans les vingts ans qui suivent.

Mais s’il vous plait, pas culpabiliser puis harceler les femmes en permanence.

A titre d’info, le monde médical est déjà le premier en matière de viol recensés avec 16, 7 % des cas.

Merci. Lisa SION.

4 votes
par mr-bienetre (IP:xxx.xx5.191.97) le 23 juillet 2009 a 10H17
mr-bienetre (Visiteur)

Entièrement d’acord avec ce que vous dites Lisa, après le vaccin du cancer du col de l’utérus, qu’est-ce que la médecine conventionnelle va encore nous inventer...

4 votes
par ebazoirs (IP:xxx.xx1.192.68) le 31 juillet 2009 a 17H27
ebazoirs (Visiteur)

je suis d’accord, en cas de fibrome,il faut, si les symptômes ne sont pas très gênants ,attendre la ménopause en se faisant aider d’un traitement homéopathique. Après la ménopause ,le fibrome va s’assécher .

1 vote
par myself (IP:xxx.xx1.51.9) le 4 décembre 2009 a 15H47
myself (Visiteur)

super article, bravo.

2 votes
par prisca (IP:xxx.xx0.61.152) le 25 juin 2012 a 14H24
prisca (Visiteur)

bjr depuis l’age de 17 ans j’ai un gros fibrome entouré des myomes à 26 ans j’ai eu une fille qui a 9ans.aujourd’hui et Il y’a 1 ans et demis a chaque fois que je prend une grossesse à 2 mois elle se dissous que faire existe t’il les traitements pour moi ? merci à vous

1 vote
par Jeuner!! (IP:xxx.xx1.123.215) le 15 novembre 2012 a 02H45
Jeuner !! (Visiteur)

Jeuner !!!! et oui ! ce que l’indutrie pharmaceutique ne peut pas vous dire (et je sais de quoi je parle), c’est qu’il n’y a pas de remène plus efficace que l’organisme lui-meme ! Jeuner en ne buvant que de l’eau pendant plusieurs jours ou semaine selon votre capacité à supporter la fin amènerait le corp (3ème jour) à se nourrir non pas de ses cellules saines qui, par principe s’auto-protègent de toute agression, mais des cellules abimés (malades) qui réagissent inversément ! Affamer votre corps pour qu’il puisent son énergies dans les cellules malades et donc tuer la maladie juste en buvant de l’eau, sinon l’apprèter à mieux éliminer la maladie avec des médoc en faisant un jeune avant tout traitement médicamenteux ! Résultas (mon cas) : 2 gros kystes ovariens envolés dans la nature et un fibrome de 4cm devenu presqu’inexistant juste au bout de 4jr de jeunes et sans médocs !

3 votes
(IP:xxx.xx9.102.7) le 23 novembre 2012 a 23H45
 (Visiteur)

Le jeûne a en effet de nombreuses vertus. Cependant, j’ai jeûné assez longtemps par suite de douleurs très importantes et d’intolérance à la morphine, il en a résulté des calculs à la vésicule biliaire. C’est l’une des conséquences possibles du jeûne. Je présentais également un kyste ovarien et plusieurs fibromes qui sont toujours là. Donc vous avez eu de la chance c’est bien ; on peut essayer, mais savoir qu’on risque les calculs (c’est très douloureux).