Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Affaire PIP : Les prothèses seront davantage surveillées
Affaire PIP : Les prothèses seront davantage surveillées
catégorie
note des lecteurs
date et réactions
1er février 2012
Auteur de l'article
Léa Belleval, 97 articles (Rédacteur)

Léa Belleval

Rédacteur
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
97
nombre de commentaires
0
nombre de votes
0

Affaire PIP : Les prothèses seront davantage surveillées

Affaire PIP : Les prothèses seront davantage surveillées

Les responsables de la Direction Générale de la Santé (DGS) et de l’Afssaps ont remis le 1er février un rapport sur les prothèses mammaires PIP, à l’origine d’un scandale planétaire. Aussitôt après en avoir pris connaissance, le ministre de la Santé Xavier Bertrand a annoncé qu’il sera procédé dans l’hexagone à une surveillance accrue et un renforcement des exigences de mise sur le marché des prothèses et autres dispositifs médicaux.

Le rapport parvenu sur le bureau de Xavier Bertrand fait clairement état d’« une tromperie de grande ampleur organisée par la société PIP (Poly Implant Prothèse), dont ont été victimes les femmes implantées, et qui a abusé les autorités sanitaires comme les professionnels de santé ». Le ministre, déjà en froid avec le fondateur de la société incriminée, Jean-Claude Mas (mis en examen pour blessures involontaires et remis en liberté sous contrôle judiciaire), a en outre pu y prendre connaissance des « faiblesses des systèmes de contrôle et de vigilance qui prévalaient avant la loi Mediator relative au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé ».

Dans le même temps, le quotidien Libération révélait que le ministère de la Santé avait été prévenu dès 1996 de diverses anomalies ayant cours au sein de PIP. Cette année là, les enquêteurs avaient alors examiné le registre des retours des produits de la société retournés dans les neufs mois écoulés, sans analyse approfondie de l’étiologie du retour. L’investigation s’était alors vite fendue d’une conclusion : « A notre connaissance, il n’y a pas de normes techniques opposables ».

Aujourd’hui, les choses prennent une tournure tout à fait différente. Xavier Bertrand et son bras droit, la secrétaire d’Etat à la Santé Nora Berra, ont annoncé que le nombre d’inspecteurs sera augmenté et que « les contrôles seront plus nombreux et inopinés, à la fois sur les lieux de production et dans les établissements de santé ». Dans cet élan, le ministère de la Santé presse la DGS et l’Afssaps de redoubler d’efficacité et de vigilance, surtout dans la détection d’effets indésirables qui pourraient se produire dans le cadre de dispositifs médicaux implantables à risque. Les deux organismes ont déjà « conforté la recommandation » de proposer à toutes les femmes concernées par les implants défectueux, certes dans un cadre préventif et non de façon urgente, de procéder à un retrait des prothèses PIP.
 

Inscrivez-vous à la newsletter !
Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté
Les Actus