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Tout sur les bouffées de chaleur
Tout sur les bouffées de chaleur
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18 avril 2008
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David Elia, 34 articles (Gynécologue)

David Elia

Gynécologue
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Tout sur les bouffées de chaleur

Tout sur les bouffées de chaleur

Qu’est-ce qui provoque ces bouffées de chaleur à répétition ?


Les bouffées de chaleur ont longtemps été considérées comme le signe majeur et officiel de la ménopause, alors que les irrégularités mens­truelles et parfois même l’arrêt des règles ne semblaient pas toujours sus­citer un étonnement particulier.

Il semble que ce soit toujours vrai et que les bouffées de chaleur représentent le signe vedette de la ménopause.

  • Malaise inévitable ?

Oui, semble-t-il pour les 75 % de femmes qui sont concernées. Il faut souligner cependant que 25 % d’entre elles « ne savent pas ce que c’est  ».

  • Quand commencent et cessent ces bouffées de chaleur ?

Elles peu­ventt apparaître dès la périménopause (près de 25 % des femmes en ont quelquefois à ce moment, et plus de 10 % disent en avoir souvent). Remar­que générale : plus la ménopause approche et plus elles sont fréquentes. Elles peuvent perdurer des années durant.

  • Comment se manifestent-elles ?

Une rougeur brutale vous envahit le visage, le cou, les épaules, les yeux deviennent rouges, larmoyants, vous vous sentez « en eau », mouillée de la tête aux pieds, vêtements et cheveux trempés.

Elles peuvent survenir 20, 30, 40 fois ou plus dans la journée, et même la nuit, inondant literie et lingerie. La nervosité et les contrariétés de la vie quotidienne semblent les précipiter, surtout chez les femmes très émo­tives. Fort heureusement, les bouffées de chaleur, elles aussi, se soignent.

  • Qu’est-ce qui provoque ces bouffées de chaleur ?

Il s’agit de rai­sons complexes et encore mal déterminées puisque deux théories s’affrontent.


La première repose sur le fait que les ovaires d’une femme méno­pausée ne fonctionnant plus et n’obéissant plus aux ordres de l’hypophyse, c’est la décharge dans le sang d’ordres hypophysaires devenus excessifs qui produirait les bouffées de chaleur. En d’autres termes, nous serions en présence d’un cas d’inondation de l’organisme par des flots de gona­dotrophines. Si la théorie est cohérente, elle ne résiste pas à deux obser­vations : l’administration thérapeutique de gonadotrophines à des femmes stériles (dans le but de les faire ovuler) ne provoque pas l’apparition de bouffées de chaleur ; et, d’autre part, il n’y a pas de malaise analogue aux bouffées de chaleur chez les femmes dont les ovaires sont insuffisants à produire une ovulation normale standard et qui sont, par voie de consé­quence, soumises à des quantités très importantes de gonadotrophines (l’hypothalamus et l’hypophyse réagissent toujours à une déficience ova­rienne en suractivant leurs ordres).

L’autre théorie est fondée sur le fait qu’il existerait au niveau de l’hypothalamus des récepteurs estrogéniques. C’est l’arrêt de l’alimenta­tion de ces récepteurs en estrogènes qui provoquerait les troubles vaso­moteurs en question. Mais il s’agit d’une hypothèse que rien n’est encore venu confirmer définitivement.

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