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Grossesse tardive : quels risques et précautions à prendre ?
Grossesse tardive : quels risques et précautions à prendre ?
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16 janvier 2009
Auteur de l'article
David Elia, 34 articles (Gynécologue)

David Elia

Gynécologue
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Grossesse tardive : quels risques et précautions à prendre ?

Grossesse tardive : quels risques et précautions à prendre ?

Avoir une grossesse tardive présente certains risques à ne pas négliger. L’avis du Docteur Elia sur la question.

Les risques pour la maman

A moins que vous n’ayez une santé fragile (diabète, obésité, hypertension artérielle…) le corps féminin est tout à fait apte autour de la quarantaine à assumer le « travail » d’une grossesse.

Il faut cependant compter avec les complications possibles, toujours plus fréquentes que chez les jeunes mamans : 2 à 3 fois plus d’hypertension artérielle, de diabètes, d’anomalies d’insertion du placenta, entre une et deux fois plus d’accouchements prématurés, des forceps plus fréquemment nécessaires et surtout une fréquence de césariennes qui augmente considérablement.

Les risques pour le bébé à naître

C’est le vieillissement des ovules qui explique très probablement cette difficulté à concevoir. Il faut s’attendre à l’augmentation du nombre d’anomalies chromosomiques de l’enfant, en particulier de trisomie 21 : de 2 trisomies pour 15 000 grossesses à 20 ans il faut compter 30 trisomies pour 15 000 grossesses à 40 ans et 100 trisomies pour 15.000 grossesses à 50 ans.

Il faut aussi certainement s’attendre à un nombre plus important de complications de la grossesse tels que les retards de croissance, la grande prématurité. Ces considérations ne doivent absolument pas décourager les femmes autour de la quarantaine de faire un bébé car en nombre absolu ces complications ne représentent encore que peu de choses.

La vraie problématique reste de pouvoir être enceinte ce qui, au fur et à mesure qu’on s’éloigne de son quarantième anniversaire va être souvent de plus en plus ardu : soit il devient impossible d’obtenir une fécondation et donc le début d’une grossesse, soit l’on est entraîné dans un cycle infernal de fausses couches spontanées à répétition. L’aide du gynécologue peut ici cependant être déterminante : la stimulation ovarienne, les traitements hormonaux sont assez longtemps de nature à corriger cette baisse de la fécondité.

Comment dépister les anomalies chromosomiques ?

C’est ce que l’on appelle le DPN (diagnostic prénatal). C’est l’amniocentèse (voir plus loin) qui est proposée à toutes les femmes dont l’âge est au moins de 38 ans. Cet examen donne une information définitive sur la formule chromosomique de l’enfant.

On peut aussi faire appel à un examen plus précoce : la biopsie du placenta. D’autres techniques telles que l’échographie de la 12ème semaine et un dosage sanguin entre la 14ème et la 17ème semaine de vos dernières règles donnent des informations primordiales.

Bien entendu ces examens ne sont à faire que si l’on envisage un avortement thérapeutique en cas de réponse positive.

En conclusion :

Faire un enfant à la quarantaine n’est pas, pour l’immense majorité des femmes une épreuve physique impossible. De nombreuses stratégies de prévention sont aujourd’hui capables de l’informer sur la conformité chromosomique de son enfant en lui laissant alors le choix de continuer ou non la grossesse.

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