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Chlamydia et grossesse : quels risques ?
Chlamydia et grossesse : quels risques ?
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14 octobre 2008
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Lullabaloo, 6 articles (Sage-Femme)

Lullabaloo

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Chlamydia et grossesse : quels risques ?

Chlamydia et grossesse : quels risques ?

Chlamydia Trachomatis est une bactérie qui est responsable d’un grand nombre d’infections transmissibles sexuellement, telles que urétrite, cervicite…

A l’heure actuelle, l’infection à Chlamydia est la MST le plus fréquente aux Etats-Unis : elle atteint 3 à 5 millions de personnes, et cause la stérilité chez plus de 20 000 jeunes hommes et femmes chaque année.
La contamination se fait majoritairement par contact sexuel, mais une femme infectée peut transmettre l’agent pathogène à son fœtus lors de sa grossesse, ou au moment de la naissance.

[...]
Les chlamydiae sont des bactéries, Gram négatif, particulières puisqu’elles ne peuvent se multiplier qu’à l’intérieur de cellules hôtes. Incapables, en effet, de synthétiser leur propre ATP, elles utilisent celui des cellules eucaryotes qu’elles parasitent, en particulier, celui des cellules des muqueuses génitales de l’urètre, du col utérin, des muqueuses utéro-tubaires et du péritoine. Le Chlamydia Trachomatis est une bactérie à parasitisme obligatoire, elle est donc considérée comme étant à la fois un virus et une bactérie.


Symptômes
Chez la femme : asymptomatique (50 à 75%) mais des symptômes sont cependant possibles : Pertes vaginales nouvelles ou différentes. Une légère augmentation des pertes est, en fait, causée par une inflammation du col utérin (cervicite), Dysurie (sensation de brûlures ou de douleur à la miction) et/ou pollakiurie (besoin d’aller uriner plus fréquemment) et pyurie, Saignement inter menstruel ou durant ou après les rapports sexuels, Dyspareunie (douleur lors des relations sexuelles) Augmentation de la douleur durant les règles, Douleur abdominale ou à la partie inférieure du dos, parfois accompagnée de fièvre et de frissons.
Chez l’homme : asymptomatique (10%), Léger prurit (démangeaisons) au niveau du pénis, Dysurie, Douleur ou œdème au niveau des testicules, Ecoulement urétral discret à modéré, blanchâtre à séromuqueux (il peut même être purulent).

Conséquences

Chez la femme  : Le germe peut entraîner une cervicite (inflammation du col de l’utérus), parfois une salpingite (inflammation des trompes) et une endométrite (inflammation de l’endomètre). Le risque de ces infections génitales hautes est d’évoluer fréquemment de façon plus chronique avec peu de signes (pas de fièvre, peu ou pas de douleurs) et d’être mal traitées voire non traitées. La fertilité de ces femmes est directement menacée avec un risque de stérilité tubaire de 20 % et un risque de grossesse extra-utérine de 10 %.

Chez l’homme :maladie se traduit par une urétrite correspondant à des brûlures lorsque l’on urine, des écoulements ou de simples picotements passant presque inaperçus. Une infection de l’épididyme (épididymite) ou de la prostate (prostatite) peut y être associée.



Contamination

- Rapports sexuels contaminants

- Mycose mal traitée ou non traitée (champignons)

- Transmission de la mère à l’enfant au moment de l’accouchement

- Sous-vêtements près du corps lavés avec agents non hypoallergéniques

- Dérèglement hormonal (moyen de contraception mal dosé, mal choisi ou inapproprié…)

- Auto contamination des organes génitaux vers les yeux par des mains souillées
- Contamination oculaire indirecte possible par les mouches se posant sur les yeux des nouveau-nés dans les pays à forte endémie.


Impact sur la grossesse, fœtus et le nouveau-né

La fréquence des infections à C. Trachomatis varie de 2 à 26% chez les femmes enceintes et elle est encore plus élevée dans les pays en voie de développement.

Le C. Trachomatis survenant chez les femmes enceintes peut être responsable de dystocies et d’infections néonatales.


Retentissement sur la grossesse et le fœtus

- Risque de grossesse extra utérine

- Risque de mort du fœtus in utero (MFIU)

- Risque de travail prématuré avec rupture prématurée des membranes (RPM) et donc de naissance prématurée

- Risque d’avortement spontané

- Chorioamniotite


Retentissement lors du post-partum et sur le nouveau-né

- Endométrite du post-partum :concerne 20% des porteuses de l’infection à Chlamydia T.

- Infection néonatale : un des principaux problèmes car 50 à 70% des enfants nés d’une femme porteuse de C. Trachomatis seront contaminés.

En effet la contamination se fait essentiellement au moment du passage de la filière génitale lors de l’accouchement. Le risque de contamination est nul par la voie transplacentaire et quasiment infime lors d’une césarienne.

Les deux principales complications des infections néonatales sont : la conjonctivite (40% des cas et 25% sont de type purulentes) dont la période d’incubation est de 5 à 12 jours et un risque de cicatrice conjonctivale et la pneumopathie à C. Trachomatis (10 à 20%) : elle apparaît avant la fin de la 2ème semaine de vie et est généralement bénigne mais peut être grave chez les prématurés. Chez ces derniers, elle peut causer une détresse respiratoire nécessitant une ventilation assistée.

- Hypotrophie

Lors de l’accouchement, si le portage est connu, il faut :

- Avertir le pédiatre de façon à organiser la surveillance de l’enfant

- Faire des prélèvements périphériques à celui-ci

- Désinfecter les yeux avec un collyre à base d’antibiotique


Prévention

L’infection maternelle est souvent asymptomatique, il n’y a pas de dépistage anténatal systématique en raison de l’incidence réduite de C. Trachomatis et le rapport coût/efficacité du dépistage n’est pas intéressant. Cependant le diagnostic précoce et un traitement approprié chez la mère réduiraient considérablement la morbidité et la mortalité périnatale.


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Sources  :

Livres :

Bébéar C., Denis F., et alii, Les bactéries, champignons et parasites transmissibles de la mère à l’enfant, s.l, Editions John Libbey Gunotext, 2002, Collection Sélection médecine Severus

Berger C., Lansac J., Magnin G., Pour le praticien : Obstétrique, Paris, 4ème édition MASSON, 2003

Lansac J., Marret H., Oury J.F., Pratique de l’accouchement, Issy-les-Moulineaux, 4ème édition MASSON, 2006

Revues :

Dubarry I., Quentin R., Lansac J., Les infections génitales à chlamydia Trachomatis

Soins gynécologie obstétrique puériculture pédiatrie, n° 138 Nov 1992, pp 14-19

Rudigoz R-C., M.S.T et grossesse, Les dossiers de l’obstétrique, n° 200, Nov 1992, pp 13-16

s.n (conférence), M.S.T chez la femme, la mère, la mineure, Les dossiers de l’obstétrique, n°218, Juin 1994, pages 14 à 18.

Liens Internet :

http://www.multikulti.org/fr/health...

http://www.scom.ulaval.ca/Au.fil.de...

http://www.santetropicale.com/SANTE...

http://www.microbes-edu.org/etudian...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chlamydia

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chlamy...

http://pedagogie.ac-montpellier.fr/...

http://www.multikulti.org.uk/fr/hea...

Lullabaloo, Sage-Femme : passionsagefemme.e-monsite.com
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