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Vaccination des enfants : 5 idées reçues
Vaccination des enfants : 5 idées reçues
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20 mai 2011 | 2 commentaires
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La rédaction CareVox, 601 articles (Comité de rédaction)

La rédaction CareVox

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Vaccination des enfants : 5 idées reçues

Vaccination des enfants : 5 idées reçues

Les idées reçues sur la vaccination des enfants ont encore la peau dure. Le point sur quelques mauvaises croyances...

Un vaccin ne sert à rien. FAUX

La vaccination est souvent au coeur de vifs débats alors qu’elle a permis de faire disparaître les plus grands fléaux infectieux, et de réduire le taux de mortalité, notamment chez les jeunes enfants.

Lorsqu’un agent infectieux (virus, bactérie…) pénètre dans l’organisme, il peut être responsable d’une infection plus ou moins grave. La vaccination permet au système de protection de l’organisme (système immunitaire) d’identifier l’agent infectieux injecté et de mettre en marche les mécanismes nécessaires à la protection (les anticorps).

Plus particulièrement, les jeunes enfants ne savent pas naturellement fabriquer de manière optimale des anticorps avant l’âge de 2 ans, c’est pourquoi il y a beaucoup d’infections avant l’âge de 2 ans 1,2,3.

« Chez les jeunes enfants, les vaccins font mieux que la nature, car ils permettent de les protéger contre ces infections, plus efficacement que ne le ferait leur système immunitaire seul 2. C’est pourquoi il est nécessaire de les protéger tôt et cela explique que de nombreuses vaccinations sont à réaliser chez les nourrissons », déclare le Pr Joël Gaudelus. 2,3

La vaccination est un acte de protection individuelle mais elle permet également une protection collective pour certains vaccins en limitant la transmission des microbes (contenus dans les postillons, la salive,…) et donc en réduisant les risques de contamination.4

Seuls les vaccins obligatoires sont importants. FAUX

Les seuls vaccins obligatoires, aujourd’hui en France sont les vaccins DTP : diphtérie, tétanos, poliomyélite. Cette obligation vaccinale trouve son explication dans l’histoire, en raison de son apparition parmi les tous premiers vaccins.4

Cela ne signifie pas que ces derniers sont moins efficaces ou moins utiles, au contraire ! Les vaccins recommandés comme le Prevenar 13® ont été généralement disponibles plus tard dans l’histoire de la vaccination avec un contexte différent. Au fil des années et avec les changements sociétaux, il est apparu aux autorités de santé plus important de convaincre que de contraindre.4

L’élimination ou le contrôle de certaines maladies telles que le tétanos, la poliomyélite et l’hépatite B, ne sont possibles que si la couverture vaccinale est suffisante. Malheureusement, on observe actuellement une évolution de l’épidémiologie et une recrudescence de certaines maladies (coqueluche, rougeole) notamment du fait de l’insuffisance de la couverture vaccinale ou du fait que le schéma vaccinal ne soit pas réalisé complètement. Ainsi on observe depuis 2008 en France, une augmentation des cas de rougeole qui pourraient pourtant être évités.2,3

Les vaccins sont jugés comme plus dangereux que la maladie, et à juste titre. FAUX

Les vaccins sont des médicaments très contrôlés, destinés à protéger. Ils sont soumis à des contrôles extrêmement stricts de la part des autorités de santé nationales et internationales sur leurs critères de qualité, d’efficacité et de sécurité. Même après la commercialisation du vaccin, la balance bénéfice risque est constamment évaluée et réexaminée par l’agence du médicament.

Comme pour tout médicament, les vaccins peuvent parfois provoquer des effets indésirables locaux ou généraux. La plupart du temps ils sont relativement limités : poussées de fièvre, douleur ou rougeur au site d’injections. Ces effets peuvent généralement être contrôlés ou limités par la prescription de traitement appropriés.4,5

La vaccination reste néanmoins indiquée car le risque d’une complication grave due à la maladie est beaucoup plus élevé que celui dû au vaccin.5 Cependant, des polémiques perdurent alors que des études montrent que les risques liés à l'utilisation des vaccins sont faibles à côté de la protection qu'ils assurent.

Trop de vaccins affaiblissent l’organisme. FAUX

Notre système immunitaire est capable de faire face à beaucoup de stimulations. Les agents infectieux introduits par les vaccins représentent une faible proportion par rapport à tous ceux contre lesquels notre système immunitaire nous défend chaque jour. Les vaccins ne diminuent en aucun cas la protection naturelle par le système immunitaire.

Au contraire, avec la vaccination nous permettons à nos défenses de prendre de l’avance en se préparant pour lutter efficacement contre les microbes et les maladies5.

Par exemple, les enfants nés de mère séropositive pour l’hépatite B sont vaccinés le jour de leur naissance avec un vaccin contre l’hépatite B pour éviter les complications dues au virus.3

Il n’est pas nécessaire de respecter scrupuleusement le calendrier vaccinal. FAUX

La stratégie vaccinale est définie par le CTV (Comité technique des vaccinations) qui regroupe des experts de différentes disciplines (infectiologie, pédiatrie, santé publique…). Le CTV élabore chaque année une proposition de calendrier vaccinal en fonction des données épidémiologiques et d’études sur le rapport bénéfice-risque individuel et collectif entre autres. Cette proposition est ensuite validée par le HCSP (Haut conseil de la santé publique).

La vaccination est donc une procédure réglementée, elle est aussi le premier geste de prévention contre les maladies infectieuses et représente l’une des premières étapes en matière d’éducation à la santé.

Le calendrier vaccinal est mis à jour pour s’adapter à l’évolution des maladies, à leur fréquence, aux risques d’épidémies, aux groupes de personnes les plus touchées (qui évoluent au cours du temps). Il doit permettre la protection de l’ensemble de la population contre ces maladies, protection qui est liée à la proportion de personnes vaccinées. C’est pourquoi il est essentiel pour tous de respecter le schéma vaccinal recommandé pour chaque vaccin.2

La rédaction CareVox

SOURCES

  • Article extrait du Communiqué de presse "10 idées reçues sur la vaccination des enfants" - Laboratoires Pfizer - Paris, le 16 mai 2011

    1. Réseau Epibac. Données épidémiologiques - Surveillance des infections invasives à Haemophilus influenzae, Listeria monocytogenes, Neisseria meningitidis, Streptococcus pneumoniae, Streptococcus agalactiae (B) et Streptococcus pyogenes (A) en France métropolitaine. Les points essentiels en 2009. http://www.invs.sante.fr/surveillance/epibac/donnees.htm
    2. Vaccinologie, Pr J. Gaudelus, édition 2008
    3. Le Calendrier des vaccinations et les recommandations vaccinales 2011. Selon l’avis du Haut Conseil de la santé publique – BEH n° 10_11 du 22 mars 2011 consultable sur http://www.invs.sante.fr/beh/2011/10_11/beh_10_11_2011.pd
    4. Guide des vaccinations, INPES, édition 2008
    5. Questions de vaccination – INPES, Assurance Maladie, Ministère chargé de la santé. – mise à jour mars 2011. Consultable sur
    http://www.semaine-vaccination.fr/B1105.pdf
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Commentaires
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(IP:xxx.xx9.4.12) le 24 mai 2011 a 16H33
 (Visiteur)

le communiqué de presse eut émané du ministère de la santé j’aurai hurlé, mais là c’est beaucoup plus net il émane du fabricant du vaccin prévenar. vous vous étonnez de la pub de pfizer pour la pratique des vaccins non obligatoires comme le prévenar 13, moi pas. c’est ce qu’on appelle de la publicité redactionnelle de la part de carevox, bravo !!!!

0 vote
par sthétovac (IP:xxx.xx1.22.254) le 3 juillet 2012 a 21H03
sthétovac (Visiteur)

voici une excellente promo officielle qui nous sort la rengaine : plus on est vacciné, plus on est protégé et mieux on se porte. Vive la pub pour la conso. Pauvres enfants survaccinés dont la vie sera chamboulée dans un futur plus ou moins proche avec des manifestations les plus variées et handicapantes dont on ne soupçonnera jamais l’origine. Une chance absolue pour dédouaner les vaccins !

C’est sans doute pour faire bonne mesure que le site fait figurer cette promo à coté de l’article pharmacovigilance vaccinale : le falsification à l’oeuvre. J’espère que les lecteurs et parents sauront découvrir la vraie réalité entre ces deux présentations. Pour des explications plus fournies et pour ouvrir les yeux sur cette grande arnaque médicale aller sur le site "initiative citoyenne".