Rentrée scolaire : pourquoi la séparation parents-enfant est difficile ?

La rentrée scolaire prochaine me donne une fois de plus l’occasion de parler de la séparation (parents-enfants) et je ne vais pas me gêner, tant la première rentrée, voire la troisième (CP), neuvième et les autres sont parfois l’objet de véritables drames.
Le drame, c'est celui de la séparation, dont les parents ont parfois conscience bien avant la rentrée, et l'enfant très jeune seulement le JOUR de la rentrée, parfois même avant si les parents ont bien fait leur travail.
Chaque année je vais dans une école maternelle le jour de la rentrée. Ceux qui me lisent depuis longtemps le savent déjà mais je voulais le rappeler. Cette année je ne sais pas encore à quelle école je vais aller rendre visite. Chaque année j'observe les mêmes scènes : des enfants pleurent. Et chaque année j'observe, je regarde, j'écoute, je m'amuse presque de cette incessante répétition : Alors même que beaucoup d'enfants sont heureux d'entrer à l'école, d'autres pleurent.
J'ai interrogé des parents. J'interroge amico-professionnellement les parents des enfants qui pleurent. Et ils pleurent. Les parents pleurent, souffrent, ont mal pour leurs enfants. Certains !
Ces parents-là, beaucoup de ces parents-là ont peur pour leurs enfants, qu'ils soient mal à l'école, qu'ils soient mal de la séparation avec eux parents. Ils pensent pour la plupart que c'est leur enfant qui a ou aura du mal à les quitter. Alors que c'est souvent eux, parents, qui ont du mal à quitter leur enfant -je parle là en particulier de la PREMIERE rentrée, celle en maternelle, la première année.
Or, enquête faite -oui oui, je parle aussi avec les enfants- il semble que les enfants, s'ils pleurent, c'est surtout de voir ou sentir leur parent malheureux, ou triste, ou surtout anxieux, stressé, peureux... de voir partir sans eux leur petit cher petit.
La règle est alors et pourtant claire : Plus l'enfant sent, sait, voit l'insécurité de ses parents à son égard, plus lui-même est insécurisé. Il est clair que même a priori heureux d'entrer à l'école, l'enfant qui sent que ses parents ont peur pour lui ne l'est plus, heureux et sécurisé. On assiste parfois d'ailleurs à tes tentatives "tordues" de ré-assurance : allez, ça va aller, tu vas voir, la maitresse elle est gentille, et puis tu vas te faire des copains, et puis t'en fais pas, et puis je viens te chercher ce soir, tu vas voir ça passe vite une journée... etc... Hey ! Cela introduit que la maitresse pourrait ne pas être "gentille" ? Que ses parents pourraient ne pas venir le chercher le soir ? Qu'il va rester seul dans la cour et ne pas se faire des copains ? Pourquoi rappeler l'évidence ? Dire, rassurer, oui, mais en faire trop, non !
L'enfant sera d'autant plus serein que ses parents le sont. Et d'autant plus angoissé que ses parents le sont.
A priori, un enfant a envie de grandir, d'être avec les humains de son âge, d'apprendre des choses, de vivre, quoi. Ne les empêchons pas, par nos inquiétudes ou nos angoisses de parents, de le faire. Que en tant que parents nous soyons un peu inquiets c'est "normal", que nous le soyons "trop"... Attention danger !
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Pour qui roulez-vous ? Non ce ne sont pas les parents qui font que les enfants souffrent. Et si ,comme vous dites, ils laissent entendre que c’est normal d’aller à l’école et que les enfants y sont bien, lorsque ceux-ci se rendent compte que ce n’est pas vrai, c’est une grande détresse. A quoi peuvent-ils se raccrocher ? il n’y a plus rien...Ils ne peuvent plus avoir confiance dans leurs parents.







