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Quand l’ecstasy et le crystal meth mènent à la dépression chez les jeunes
Quand l'ecstasy et le crystal meth mènent à la dépression chez les jeunes
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20 avril 2012 | 1 commentaires
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Université de Montréal, 64 articles (Pôle de recherche)

Université de Montréal

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Quand l’ecstasy et le crystal meth mènent à la dépression chez les jeunes

Quand l'ecstasy et le crystal meth mènent à la dépression chez les jeunes

Une étude quinquennale à laquelle des milliers d’adolescents ont participé, et qui a été menée par des chercheurs de l’Université de Montréal, démontre que ceux qui ont consommé du speed (methamphétamine) ou de l’ecstasy (MDMA) à l’âge de quinze ou seize ans étaient plus susceptibles de souffrir de symptômes de dépression l’année suivante.

 « Nos résultats sont cohérents avec ceux d'autres études menées sur les animaux ou avec les humains qui suggèrent des effets nocifs potentiels de l'usage des drogues de synthèse, explique Frédéric N. Brière, auteur de l'étude et affilié au Groupe de Recherche sur les Environnements Scolaire (GRES) et à l'Université de Montréal. Nous concluons que l'utilisation récréative de MDMA et de methamphétamine augmente le risque que les étudiants du secondaire développent des symptômes de dépression. » Ceux qui consommaient de l'ecstasy ou du speed en secondaire 4 étaient respectivement 1,7 et 1,6 fois plus susceptibles d'être dépressifs rendus en cinquième secondaire.

Les chercheurs se sont basés sur des données communiquées par 3,880 jeunes inscrits dans des écoles situées dans des milieux défavorisés du Québec. On a posé des séries de questions aux participants portant sur leur consommation de psychotrope – ce qu'ils avaient pris dans l'année précédente et dans toute leur vie – ainsi que sur leur profil psychosocial plus général. Les symptômes de dépression ont été identifiés grâce à un outil d'évaluation épidémiologique standard. Trois cent dix (8%) répondants ont admis une utilisation du MDMA ; ils étaient 451 (11,6 %) pour ce qui est des méthampthétamines. On a reconnu que 584 (15,1 %) de participants souffraient des symptômes de dépression élevés. Les différentes questions qu'ont posées les chercheurs leur ont permis d'ajuster leurs statistiques pour prendre en compte d'autres éléments susceptibles d'avoir une influence sur l'état psychologique de l'étudiant, par exemple s'il y avait des conflits entre le participant et ses parents. « Cette étude prend en compte beaucoup plus de facteurs pouvant éventuellement être associés à la dépression chez les adolescents que d'autres études à ce sujet, a expliqué M. Brière. Or, elle est limitée dans la mesure où nous ne pouvons pas totalement exclure les effets des éventuelles combinaisons de drogues, et de même, par notre ignorance des compositions précises des pilules de MDMA et de methamphétamines. »

Les auteurs de l'étude souhaiteraient effectuer davantage de recherche sur les manières par lesquelles les combinaisons de drogues peuvent influencer la susceptibilité à la dépression d'une personne et, dans la même optique, voudraient en savoir plus sur les différences entre les adolescents et les adultes au niveau des risques associés à l'usage. « Notre étude a des implications importantes pour ce qui est de la santé des populations adolescentes, souligne Jean-Sébastien Fallu, professeur à l'Université de Montréal et co-auteur de l'étude. Nos résultats renforcent les preuves dans ce domaine et suggèrent que les adolescents devront être sensibilisés aux risques potentiels associés à l'utilisation du MDMA et de la méthamphétamine. »

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Commentaires
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par Bob (IP:xxx.xx7.209.120) le 21 avril 2012 a 08H57
Bob (Visiteur)

Ça ne m’étonne pas, mais je ne pense pas que le speed ou l’exta soient très diffusés en France.