Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Prozac et l’agressivité des ados
Prozac et l'agressivité des ados
rubrique
note des lecteurs
date et réactions
12 avril 2010 | 6 commentaires
Auteur de l'article
Raymond Viger, 5 articles (Rédacteur)

Raymond Viger

Rédacteur
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
5
nombre de commentaires
0
nombre de votes
0

Prozac et l’agressivité des ados

Prozac et l'agressivité des ados

Le Prozac calme les adultes… mais rend les adolescents plus agressifs !

Du moins, chez les hamsters. Mais les auteurs de la recherche y voient déjà un lien vers le fait que certains antidépresseurs sont réputés rendre irritables certains adolescents, plutôt que de les aider. Une mauvaise note de plus au dossier du Prozac, lui qui n’en avait pourtant pas besoin, décrié qu’il est depuis quelques années pour une utilisation auprès d’adolescents et d’enfants que d’aucuns jugent abusive.

Kereshmeh Taravosh-Lahn et ses collègues de l’Université du Texas ont fait des injections de fluoxétine (mieux connu sous le nom de Prozac) à des hamsters, jeunes et moins jeunes. Aux uns, une faible dose (10 milligrammes par kilo) aux autres, une forte dose (20 milligrammes). Et à d’autres encore, même si ce ne sont « que » des hamsters, un placebo.

Ils ont ensuite introduit dans chaque cage un hamster plus petit et de même sexe. Dans de telles situations, en général, une bataille s’ensuit. Ici, les hamsters adultes avec la forte dose ont été moins nombreux que ceux qui ont reçu un placebo à déclencher une bataille. Chose à laquelle on s’attendait, puisque le Prozac est censé calmer les agités. La surprise est venue des hamsters adolescents qui, avec une faible dose, ont déclenché 40% plus de batailles que ceux qui avaient reçu un placebo.

En fait, ces résultats ne devraient pas surprendre les neurologues, eux qui nous préviennent depuis longtemps que le cerveau d’un adolescent n’est pas encore complètement formé, et que par conséquent, les médicaments qu’on destine à des adultes ne devraient pas être à tous les coups prescrits aux plus jeunes. Dans le cas du Prozac, spécule Taravosh-Lahn, il semble que des récepteurs différents du cerveau des jeunes soient activés, provoquant cette réaction inattendue, même à de faibles doses. « Nous sous-estimons les différences entre le cerveau juvénile et le cerveau adulte », rappelle-t-il.

Agence Science Presse, dossier Toxicomanie et Santé pour Reflet de Société.

Raymond Viger Rédacteur en chef de Reflet de Société
Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté
Commentaires
0 vote
par antidepresseurs.canalblog.com (IP:xxx.xx2.223.216) le 12 avril 2010 a 14H38
antidepresseurs.canalblog.com (Visiteur)

Enfin une étude sur le sujet ! Il y a eu de nombreuses mises en garde de la part des agences de santés sanitaires précisant que les antidépresseurs peuvent « provoquer des comportements agressifs à l’égard d’autrui » et « donner des idées suicidaires et / ou homicidaires » Des milliers de cas ont étés répertoriés dans le monde et les preuves s’accumulent que ces substances sont à l’origine de milliers de cas de violence et de suicides notamment les tueries dans les écoles. Je crois qu’il est temps d’en parler afin que cesse au plus vite cette situation… Site des Victimes des antidépresseurs http://antidepresseurs.canalblog.com

2 votes
par John Ford (IP:xxx.xx3.86.224) le 12 avril 2010 a 15H33
John Ford (Visiteur)

Quand commencera t on a comprendre que le mal-être n’est pas du à un problème que les névrosés/dépressifs ont en eux mais plutôt à l’état dans lequel se trouve notre société où le capitalisme détruit les rapports humains et agresse les gens avec ses publicités omniprésente ?

0 vote
par Picospin (IP:xxx.xx1.147.65) le 12 avril 2010 a 16H01
Picospin (Visiteur)

Il n’est pas toujours facile ni judicieux, encore moins scientifiquement démontré que le passage des résultats des expérimentations sur l’animal puissent être conformes à ceux que l’on décèle chez l’homme. L’expérience présentée ici mérite d’être reconnue sinon validée car les travaux effectués dans ces conditions ne sont pas si nombreux pour qu’on puisse se permettre de les rejeter sans arrière pensée. Même insuffisants, ou critiquables, les recherches sur l’animal méritent d’être répertoriées pour permettre à d’autres travaux d’être poursuivis dans la même voie pour confirmation ou infirmation des résultats princeps. A cet égard, les découvertes présentées ici et obtenues sur l’animal sont suffisamment éloquentes pour mériter que les scientifiques s’y intéressent de près, ne serait-ce que pour lever l’hypothèque d’une augmentation de la violence chez l’enfant lorsque des produits de la série du Prozac lui sont délivrés à forte dose. Prévention, prudence et principe de précaution méritent ici d’être appliqués avec rigueur pour tenter de réduire la fréquence et l’intensité de comportements violents toujours susceptibles de casser les rouages d’une société aux abois qui a le plus grand mal à retrouver un équilibre déjà fort chancelant.

1 vote
par Lagaffe (IP:xxx.xx0.90.70) le 12 avril 2010 a 16H45
Lagaffe (Visiteur)

Le risque de levée de l’inhibition (d’un passage à l’acte) est l’effet secondaire le plus connu des antidépresseurs. C’est bien pour ça qu’on les prescrit rarement seuls. Tout médicament est (devrait être) évalué selon son rapport bénéfice/risque dans une prescription correcte.

Maintenant, qu’est-ce que c’est que cette société qui ne supporte plus tout ce qui dépasse ? A part quelques cas vraiment pathologiques, que veulent vraiment dire hyperactivité chez l’enfant, dépression chez l’adolescent et la distribution systématique de molécules spécialisées qui en découle ?

Poser ce genre de diagnostic nécessite une formation, une écoute fine, la connaissance du milieu de vie, beaucoup de choses qui prennent du temps et qu’il est plus facile de "régler" par une molécule prescrite dans le cadre d’une consultation de 20 mn par quelqu’un pas nécessairement formé à tout ça.

Nous avons une connaissance encore assez embryonnaire de l’encéphale, surtout quand il n’est pas encore mature, comme il est dit dans l’article. Rien qu’au nom de cela, on devrait éviter le "un symptôme = une molécule"

0 vote
par Pétim (IP:xxx.xx6.107.47) le 12 avril 2010 a 22H18
Pétim (Visiteur)

Souvenez-vous aussi de Richard Durn, le tueur de Nanterre ! Il y a 8 ans, ce déséquilibré qui vivait au RMI chez sa mère (et qui voulait "nager près des baleines, des dauphins", qui voulait "voir des déserts, des milieux tropicaux" et était onaniste depuis toujours) tuait près d’une dizaine de conseillers municipaux à la mairie de Nanterre. Et bien cet homme de 33 ans était suivi par un psy et prenait du Prozac...

0 vote
(IP:xxx.xx7.189.240) le 17 décembre 2010 a 15H31
 (Visiteur)

Non mais n’importe quoi ! Il y a une nette différence de nature entre agressivité ( chose qui peut en effet et dans une MINORITE de cas seulement être induite par le Prozac ) et trouble psychique pathologique !!!