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Plus de 100 transplantations intestinales à l’hôpital Necker – Enfants malades (AP-HP)
Plus de 100 transplantations intestinales à l'hôpital Necker – Enfants malades (AP-HP)
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13 mars 2012
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Plus de 100 transplantations intestinales à l’hôpital Necker – Enfants malades (AP-HP)

Plus de 100 transplantations intestinales à l'hôpital Necker – Enfants malades (AP-HP)

La première transplantation intestinale au monde a été réalisée à l’hôpital Necker – Enfants malades (AP-HP) en 1987. Dans les 2 ans qui ont suivi cette première, neuf enfants ont reçu un greffon intestinal.

L’immunosuppression étant à l’époque insuffisante, toutes les transplantations effectuées excepté une ont développé un rejet sévère, obligeant le retrait du greffon. Deux de ces neuf patients sont en vie aujourd’hui, l’un ayant subi 10 ans plus tard une retransplantation.

Le programme de greffe a repris en 1994, avec l’arrivée d’innovations thérapeutiques (tacrolimus en 1994/anticorps contre le récepteur de l’IL2 en 2000). A l’hôpital Necker-Enfants malades depuis novembre 1994, 96 enfants ont reçu 104 transplantations. L’hôpital Necker est ainsi au 1er rang européen et au 4ème rang mondial pour le nombre de patients traités et de greffes effectuées. A peine 2000 patients dans le monde ont pu bénéficier de ce traitement jusqu’à présent.

Le greffon comporte soit l’intestin grêle seul ou associé au colon droit, soit le foie et l’intestin en bloc, soit tout le bloc mésentérique (de l’estomac jusqu’au colon) avec ou sans le foie (transplantation multiviscérale ou multiviscérale modifiée). En 2010, une enfant, aujourd’hui en bonne santé, a reçu un bloc de deux reins associé à la transplantation multiviscérale.

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Des opérations à haut risque

L’intestin reste l’un des organes le plus difficile à greffer, de part ses propriétés immunologiques particulières et sa charge microbienne. Les suites de l’intervention sont parfois lourdes pour les enfants et leurs familles : rejet, aigu ou chronique, complications infectieuses, hospitalisations prolongées et compliquées. Après l’opération, une fois sorti de l’hôpital, les patients sont libérés du « fil » de la nutrition parentérale prolongée, même s’il est indispensable de leur rappeler que des médicaments et des contrôles médicaux réguliers sont obligatoires.

Chaque transplantation est une aventure différente. L’enfant, son entourage, la maladie, la greffe compose une situation toujours unique. Seuls 41 enfants sont aujourd’hui porteurs d’un greffon intestinal fonctionnel, mais les progrès constants laissent espérer que cette transplantation deviendra dans un avenir proche une greffe « comme les autres ».

Myriam Mouze
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