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Plan contre l’autisme : Parents et associations entre espoir et colère
Plan contre l'autisme : Parents et associations entre espoir et colère
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3 avril 2013
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La rédaction CareVox, 602 articles (Comité de rédaction)

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Plan contre l’autisme : Parents et associations entre espoir et colère

Plan contre l'autisme : Parents et associations entre espoir et colère

La Journée mondiale de l’autisme s’est tenue le 2 avril dernier. L’événement, qui fut l’occasion d’informer le grand public sur les réalités de ce trouble du développement, a pris la forme d’un exercice de présentation pour le gouvernement, attendu par nombre d’associations, de parents et de proches de patients qui espèrent un troisième plan pour l’autisme ambitieux. Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée aux personnes handicapées, a ainsi fait savoir que « le plan est prêt », sans s’étaler trop en avant sur son contenu. Ce troisième plan pour l’autisme devrait être présenté sous peu devant le Comité national de l’autisme et de l’ensemble des parlementaires. L’autisme touche entre 250 000 et 600 000 personnes dans l’hexagone, dont un quart sont des enfants.

85% des Français sous-estiment le nombre d’individus touchés par l’autisme. Cette maladie est pourtant une réalité bien présente et qui nous entoure dans la mesure où ce handicap touche 1 personne sur 100 à travers le monde. En France, quelque 430 000 personnes seraient atteintes d’autisme à des degrés divers, et les enfants sont en première ligne, puisque ceux-ci représentent 25% des personnes touchées. Le dépistage précoce est ainsi essentiel, car les premiers signes d’autisme se manifestent dès 12 mois.
 
La journée mondiale de l’autisme, organisée le 2 avril dernier, fut l’occasion pour nombre d’associations et de parents de malades de faire entendre leur colère. Danièle Langloys, présidente d’Autisme France, craint un effet d’illusion du gouvernement, dont le "troisième plan pour l’autisme" est attendu de pied ferme : « Les familles attendent tout de ce plan. La France a 40 ans de retard ». Aline, mère d’une enfant autiste, confirme : « Dans les années 90, à force de pugnacité, les parents ont fait comprendre aux politiques qu’il fallait agir. Mais les plans successifs ont peu amélioré la situation, notamment sur le diagnostic, la prise en charge, la création de places d’accueil et la question de la scolarisation des enfants ». Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée aux personnes handicapées, n’a pas tardée à apporter sa réponse, dans la soirée, lors du dîner de gala organisé par l’association Autisme sans frontières : « Le troisième plan contre l’autisme respectera les recommandations de la Haute Autorité de santé. Il proposera un dépistage entre 18 mois et 3 ans, verra s’intensifier la recherche et la création de classes d’inclusion scolaire spécifiques, et étoffera la formation et les équipes d’encadrement  ».

Pendant ce temps, la prise en charge de l’autisme continue d’opposer les partisans de la méthode de soin psychiatrique (qui est encore très souvent préconisée en France) et ceux prônant une méthode éducative, qui a la faveur des associations (à l’instar de ce qui se fait par exemple en Scandinavie et dans les pays anglo-saxons).
La rédaction CareVox
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