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La semaine des 4 jours
La semaine des 4 jours
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19 septembre 2008 | 3 commentaires
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 Réseau Morphée, 84 articles (Association)

Réseau Morphée

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La semaine des 4 jours

La semaine des 4 jours

Enfin des week-ends longs, disent certains. Alors progrès ou catastrophe annoncée ? Décriée par les chronobiologistes, la généralisation de ce rythme scolaire depuis la rentrée a relancé la polémique.

 

 

Le Pr François Testu a fait une mise au point que nous citons ici pour préciser la problématique selon les chercheurs.

 

« En matière d’aménagement du temps scolaire il n’existe pas de solution idéale, il s'agit seulement de trouver le moins mauvais des compromis entre la satisfaction des intérêts des élèves et la réponse aux besoins des adultes, tout en sachant que l'élève constitue un tout, qu'il ne s'arrête pas de vivre une fois franchi le seuil de l'école, qu'il est le fils ou la fille de ses parents, qu'il est le membre d'une association, l'équipier, le copain et qu'il a besoin de quelques moments de liberté. Le compromis ne peut être recherché qu'en associant tous les partenaires concernés par l'éducation des jeunes. Encore faut-il connaître ce que sont les rythmes de vie des enfants et des adultes et quelles sont les conséquences de tel ou tel aménagement sur le développement de l’enfant, sur les comportements des jeunes dans et en dehors de l’école.

Grâce aux travaux de chronopsychologie menés en milieu scolaire il est possible aujourd’hui de considérer que les variations journalières de la vigilance et des performances intellectuelles se manifestent tant au plan quantitatif qu'au plan qualitatif. En effet, non seulement les scores bruts aux tests, mais également les stratégies de traitement de l'information fluctuent au cours de la journée.

La fluctuation journalière que nous qualifions de « classique » est généralement la suivante : le niveau de vigilance et les performances psychotechniques progressent du début jusqu'à la fin de la matinée scolaire, s'abaissent après le déjeuner, puis progressent à nouveau au cours de l'après-midi scolaire Il existe deux moments reconnus comme "difficiles" : les débuts de matinée et d'après-midi. Il est à noter que les moments reconnus comme difficiles au plan biologique sont les mêmes que ceux mis en évidence au plan psychologique.

Il semble que nous puissions considérer la présence de cette variation journalière caractéristique comme le témoignage d'une adéquation entre les emplois du temps scolaires journaliers et hebdomadaires et les rythmes de vie des enfants.

En revanche, cet équilibre n'existe plus lorsque la vie scolaire ne comprend que 4 jours (les lundi, mardi, jeudi et vendredi) sans accompagnement péri et extrascolaire : Dans ce cas, la rythmicité journalière classique disparaît pour laisser place à une rythmicité inversée accompagnée d'une baisse du niveau de performances. »

En fait, il est important que l’enfant ne soit pas soumis à des ruptures de rythme et à des couchers tardifs lorsqu’il n’a pas d’école le lendemain. Hélas tous les travaux de ces 10 dernières années montrent que l’enfant qui n’a pas d’école le lendemain se couche de plus en plus tard, au détriment de sa durée de sommeil. S’il se décale le matin pour rattraper le temps de sommeil, il aura du mal à s’endormir tôt particulièrement le dimanche soir d’où une fatigue qui commencera dès le début de la semaine…

Les parents doivent donc veiller à ce que l’enfant ne se couche pas systématiquement tard lorsqu’il n’a pas cours le lendemain, et qu’il ait des occupations les matins où il n’a pas d’école pour rester proche du même rythme tous les jours.


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Commentaires
6 votes
par tss (IP:xxx.xx0.146.50) le 19 septembre 2008 a 13H20
tss (Visiteur)

a l’epoque où j’allais à l’ecole ,la France etant

essentiellement rurale les vacances commencaient au

14 juillet (debut des moissons) et se terminaient

le 1 octobre( après les principaux travaux des

champs) !!

les vacances scolaires n’ont jamais ete prises en

fonction des besoins des enfants mais selon le

bon vouloir des adultes !!

6 votes
(IP:xxx.xx0.136.218) le 19 septembre 2008 a 15H34
 (Visiteur)

Ecoutez si les parents pensent qu’il faut que leur gamin se lève le samedi ils le lèveront, mais moi tout ce que je sais c’est que pour avoir vécu les deux systèmes, toute la satisfaction que m’apportait les cours le samedi matin c’était de gâcher mon week end, tout simplement. C’est la différence avec ceux qui font des études monocentrées et ceux qui se contentent de se souvenir comment c’était d’être un gosse je pense...

3 votes
par Internaute (IP:xxx.xx1.84.115) le 20 septembre 2008 a 09H15
Internaute (Visiteur)

L’Education Nationale est vraiment le domaine où chaque ministre sans exception veut laisser son empreinte. Réformer pour réformer n’a pas beaucoup d’intérêt quand on voit qu’au bout du compte les enfants apprennent de moins en moins de choses. J’ai même lu quelque-part qu’on n’osait même plus leur apprendre la division avant la 7eme.

J’ai connu le jeudi libre, puis le mercredi libre, le bac à deux tours et le bac à un tour, et j’ai surtout connu avec mes enfants la démission des ministres et des profs. On apprend maintenant à la Fac ce qu’on apprenait en classe de seconde (en math par exemple).

Il y a parfois un ministre qui a un éclair de génie, comme Chevènement qui avait découvert tout seul que l’école devait au moins servir à apprendre à lire et à écrire. Malheureusmeent des génies comme lui n’arrivent que tous les 50 ans et il est rare que leur vision soit suivie d’effet.

Au cours de ces trentes dernières années nous avons vu le développment sans limite de la bulle pédagogique. Les profs se réunissent entre eux pendant les heures de classes et font une introspection de leur nombil en pensant à ce qui DOIT être bon pour les enfants selon le dogme à la mode à l’Education Nationale. Pendant ce temps les parents recoivent une petite note leur expliquant qu’il n’y aura pas classe. Pour se faire pardonner ils donnent le diplôme d’office à 80% de la classe d’âge.

Pauvre France.