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L’obésité recule chez les 5-6ans
L'obésité recule chez les 5-6ans
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14 octobre 2010
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R. Bartet, 52 articles (Journaliste )

R. Bartet

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L’obésité recule chez les 5-6ans

L'obésité recule chez les 5-6ans

Les résultats sont encourageants : le surpoids et l’obésité ont baissé chez les enfants de dernière année de maternelle, une tranche d’âge à laquelle les habitudes alimentaires s’apprennent et se conservent. Les messages de prévention semblent avoir joué ! Pourtant, le constat n’est pas tout rose puisque les inégalités persistent, notamment entre les familles de cadres et celles d’ouvriers.

La France se démarque de ses voisins, et en bien ! « La prévalence du surpoids et de l’obésité chez l’enfant, si elle demeure encore trop élevée, est l’une des plus faibles des pays industrialisés » commente Le ministère de la Santé. Et peut-être le restera t’elle !

Un an d’étude à la loupe
Au vu des résultats de la dernière enquête publiée par la DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), l’optimisme peut être de rigueur ! Alors que 14,4 des enfants de 5-6 ans étaient en surpoids (dont 3,4 % d’obèses) entre 1999 et 2000, ils sont aujourd’hui 12,1 % (dont 3,1% d’obèses).
Pour se faire, les auteurs de cette étude ont recueilli et analysé les données provenant de 23 365 enfants de grande section de maternelle répartis dans les différentes écoles publiques et privées en France et outre-mer. Les modes de vie et habitudes alimentaires des familles ont été décortiqués et les chiffres comparés à une précédente étude réalisée par la DREES entre 1999 et 2000.


Les inégalités subsistent
Mais derrière les chiffres, des inégalités ! Dans cette tranche d’âge, les petites filles sont plus touchées par le surpoids que les garçons : 13,8 % contre 10,5 %. Une différence qui s’explique peut-être, selon les auteurs, par les activités et les jeux en extérieur pratiqués en extérieur après l’école et qui réduiraient les incidences du surpoids.
Les disparités sont également géographiques. Les régions méditerranéennes, le Nord et l’Est de la France comptent plus d’enfants en surpoids que l’Île-de-France ou la région des Pays-de-la-Loire entre autre.
Les inégalités sociales, quant à elles, se creusent, selon l’enquête qui révèle que 15,9 % les enfants scolarisés en ZEP (zones d’éducation prioritaires) sont en surpoids, contre 9,2 % dans les écoles privées. Par ailleurs, 13,9 % des enfants en surcharge pondérale ont un père ouvrier contre 8,6 % pour ceux dont le père est cadre.


Des efforts restent à accomplir
Le lien obésité / activité physique est flagrant, surtout dès le plus jeune âge. Les auteurs de cette enquête : Nathalie Guignon, Marc Collet et Lucie Gonzalez le répètent : « Les enfants qui passent plus d’une heure par jour devant un écran ont un risque de surpoids supérieur de 30 % à ceux qui y passent moins d’une heure ».
En jeu aussi, l’absorption de boissons sucrées et le grignotage entre les repas. Si les Français restent très attachés à faire trois repas structurés dans leur journée, comme en témoigne le CREDOC dans son rapport « Consommation et mode de vie » en septembre 2010, 14 % des enfants de familles modestes ne prennent pas de petit-déjeuner le matin et 42 % boivent sucré au moins 4 fois par semaine. Un troisième Programme national nutrition santé (PNNS) est en cours d’élaboration.

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