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L’IVG en hausse chez les ados, en manque d’éducation sexuelle
L'IVG en hausse chez les ados, en manque d'éducation sexuelle
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9 mars 2011 | 2 commentaires
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La rédaction CareVox, 601 articles (Comité de rédaction)

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L’IVG en hausse chez les ados, en manque d’éducation sexuelle

L'IVG en hausse chez les ados, en manque d'éducation sexuelle

Le nombre d’avortements est en constante augmentation chez les adolescentes, traduisant un défaut d’éducation à la sexualité et des difficultés d’accès à la contraception. C’est le constat établit par le Professeur Israël Nisand, gynécologue-obstétricien au CHU de Strasbourg, à la tête d’un forum qui a réunit des spécialistes de la question le 7 mars dernier à Paris.

Les femmes faisant appel à la contraception utilisent, dans un cas sur deux , la pilule dite de 3ème génération. Celle-ci n’est que rarement et faiblement remboursée par la sécurité Sociale, au grand dam du ministre de la Santé Xavier Bertrand qui a demandé, le 8 mars dernier, un meilleur remboursement des pilules, de façon à ce que « des femmes qui renonçaient à l’utiliser pour des raisons financières puissent dorénavant y avoir accès ».

Cette annonce intervient au lendemain d’un forum organisé par le Professeur Israël Nisand sur le droit à l’Interruption Volontaire de Grossesse en 2011, lui même tenu en marge de la publication d’un rapport de L’Inspection Générale des Affaires Sociales (Igas) sur l’IVG. Sur les 237.000 avortements pratiqués en France en 2009, 13 500 l’ont été sur des adolescentes. Ce chiffre grossit d’année en année et désole l’ensemble des spécialistes : « L’IVG est anonyme et gratuite, fort bien, mais la contraception, elle, ne l’est pas. C’est vraiment n’importe quoi ! ». Au point que gynécologues et sociologues s’interrogent à présent sur la pertinence des actions engagées.

Israël Nisand partage un avis largement répandu auprès des experts, accusant l’absence d’éducation à la sexualité à l’école, pourtant devenue une obligation légale au regard de la loi du 4 juillet 2001 : « On imagine les ados surinformés, délurés, pas tombés de la dernière pluie. Et pourtant, on découvre que les jeunes filles sont infiniment plus naïves. C’est la triste conséquence du passage à la trappe d’une loi qui n’est pas appliquée en raison d’un manque de volonté politique. On fait comme si la sexualité des ados n’existait pas ».
 

La rédaction CareVox
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Commentaires
1 vote
par Mélenronchon (IP:xxx.xx3.168.49) le 10 mars 2011 a 10H20
Mélenronchon (Visiteur)

Encore et toujours, le système scolaire est mis en accusation dans cet état de faits. Rien n’est plus faux. Les professeurs de SVT sont chargés d’enseigner les bases de la contraception. Les infirmières et médecins scolaires interviennent également. Cet enseignement a bel et bien lieu, même si, ici ou là, les enseignants ont quelques réticences, à cause de la désapprobation de certaines familles de confession musulmane. L’échec constaté a d’autres causes, notamment l’imperméabilité des ados à la parole des adultes, et surtout des "officiels" oeuvrant au sein des établissements. Pas plus que l’Ecole ne peut aligner des résultats à 100 % de réussite en français, en maths ou en langues, elle ne pourra jamais obtenit la perfection en matière d’éducation sexuelle.

1 vote
par Manso (IP:xxx.xx8.57.176) le 11 mars 2011 a 23H30
Manso (Visiteur)

Votre remarque sur l’imperméabilité des ados à la parole des adultes n’est pas fausse. Ceci étant, il est clair que l’éducation nationale ne fait pas son travail correctement. Les pressions de tel ou tel parent ne devraient avoir absolument aucun effet et les enseignants et intervenants extérieurs pourraient faire un travail largement plus motivant et efficace. Dans tous les cas, nous ne pouvons nous satisfaire d’une hausse de l’IVG chez les jeunes. Cordialement, http://www.demographie-responsable.org/