On savait déjà qu’être mère au-delà de 40 ans peut entraîner davantage
de risques d’avoir un enfant atteint de trisomie 21. Une étude
islandaise, publiée dans la revue britannique Nature le 23 août dernier,
nous apprend qu’une paternité tardive est susceptible de voir se
développer chez l’enfant des troubles autistiques, une schizophrénie et
des malformations congénitales.
Les femmes étaient déjà prévenues, voici que les hommes sont mis en garde : Plus son âge est avancé, plus un papa court le risque de transmettre des anomalies génétiques pouvant entraîner des pathologies comme l’autisme, la schizophrénie ou même des malformations congénitales (osseuses, cardiaques ou rénales) à son enfant. En effet le génome transmis renferme des mutations spontanées, dont une partie peuvent engendrer des troubles graves.
Kari Stefansson, porte-parole de l’équipe des chercheurs islandais à l’origine de ces observations, apporte des précisions : « Pour chaque année supplémentaire du père à la naissance, environ deux mutations spontanées de plus sont observées chez l’enfant. Et il faut savoir que le génome d’un nouveau né comporte en moyenne 60 mutations spontanées. Sur ces dernières, 15 sont transmises par la mère et le reste par le père, en fonction de son âge ». Et les mutations deviennent plus nombreuses avec l’âge de l’intéressé : Elles sont au nombre de 25 lorsqu’il a 20 ans et montent à 65 lorsqu’il en a 40. Rassurons néanmoins les papas tardifs sur un point : Dans la majorité des cas leurs enfants naissent en bonne santé.