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Jeu vidéo et dépression
Jeu vidéo et dépression
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22 mai 2012 | 5 commentaires
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Jean-Marie Habar, 19 articles (Médecin retraité)

Jean-Marie Habar

Médecin retraité
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Jeu vidéo et dépression

Jeu vidéo et dépression

Les jeux vidéo ont plutôt une mauvaise réputation en ce qui concerne la santé mentale et le comportement des adolescents.

Quoi que...

Nous ne nous sommes pas privés, sur CareVox, de tirer la sonnette d’alarme et de bien insister sur le fait que les jeux vidéo pouvaient aboutir à une véritable toxicomanie. Cependant l’honnêteté intellectuelle exige que nous évoquions un aspect semble-il très positif de cette activité. Des chercheurs néo-zélandais de l'université d'Auckland ont utilisé un jeu vidéo interactif pour lutter contre la dépression des jeunes.

On sait que près d'un quart des jeunes sont victimes de troubles dépressifs pendant leur adolescence mais que moins de 20% d'entre eux sont traités. Il est vrai que la prise en charge d’une pathologie dépressive est très délicate chez le jeune et que l’on hésite toujours, à mettre en route un traitement en médicamenteux. Pour contourner les difficultés de prise en charge de ce public, les auteurs du projet ont eu l'idée d’utiliser un jeu vidéo thérapeutique interactif facilement accessible aux jeunes à des fins thérapeutiques.

Pour cette étude, il a été fait appel à 168 adolescents ayant demandé de l'aide auprès de professionnels de santé. Âgés de 15 ans en moyenne, les jeunes ont été répartis deux groupes égaux. Le premier devait tester le jeu vidéo pendant quatre à sept semaines tandis que le second devait suivre une thérapie dite « classique », sous forme de cinq consultations menées par un psychologue.

Après 3 mois, près de 44% des joueurs s'étaient complètement remis de leur dépression contre 26% des autres jeunes patients ayant bénéficié d’un « traitement classique ». Dans ce jeu en 3D, les participants créent un avatar à leur effigie et évoluent dans un monde fantastique à sept niveaux, qui, franchis les uns après les autres, conduisent le patient vers la guérison.

Il s’agit en fait au début d’identifier des pensées négatives (« Tout le monde me déteste », « Je suis nul »), tout en découvrant les symptômes de la dépression et des techniques de relaxation. Progressivement, le joueur doit affronter des émotions intenses, comme celle de la colère qu'il doit contrôler en dialoguant avec des dragons par le biais de réponses à choix multiples s'affichant à l'écran. En fonction des réponses sélectionnées, il peut accéder aux dernières étapes du jeu. Il doit alors trouver des solutions pour développer une pensée positive.

Devant les résultats très encourageants obtenus, les auteurs de l'étude considèrent que le jeu vidéo, dénommé Sparx, représente « une alternative potentielle aux soins habituels pour les adolescents et pourrait être utilisé pour traiter une partie des jeunes non pris en charge ». Il nous semble que cette approche thérapeutique, par le biais d’un jeu vidéo, est une approche intéressante et pertinente pour la prise en charge des jeunes patients atteints de dépression.

Il s’agit d’un outil complémentaire qui nous semblerait particulièrement adapté au public auquel il est destiné. Cependant, de notre point de vue, son utilisation ne devrait pas remplacer les prises en charge par les professionnels de santé et l’évaluation clinique et thérapeutiques qui leur appartient. Et son utilisation devrait bénéficier de la supervision des dits professionnels ne serait-ce que pour ne pas passer de la peste au choléra en sombrant dans la pure addiction.

JMH
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Commentaires
4 votes
par dino (IP:xxx.xx8.186.8) le 22 mai 2012 a 15H14
dino (Visiteur)

Il parait qu’il y a la toxicomanie du au livres,5 livres par semaine il faut consulter sans oublier que le fait de lire beaucoup sans faire de sport rend obèse.

4 votes
par amipb (IP:xxx.xx2.200.23) le 22 mai 2012 a 23H10
amipb (Visiteur)

C’est amusant de voir que, dès que l’on attaque les jeux vidéo, l’on obtient ce genre de réaction intégriste.

Pourtant, les jeux vidéo ont fait un grand bond en arrière ces dernières années, question scénario et action. Difficile désormais de trouver un jeu qui ne soit pas tourné systématiquement vers le carnage ou le meurtre de l’autre.

Or le cerveau apprend par la répétition. Croire que le jeux vidéo n’ont aucun impact sur le cerveau est une douce lubie, contredite par toutes les études sur le sujet

4 votes
par Killy (IP:xxx.xx2.214.50) le 22 mai 2012 a 22H30
Killy (Visiteur)

Une petite pierre en plus : http://www.gamessavedmylife.com/

Un site appelé ’how videogames saved my life’, des tranches de vies de personnes qui temoignent comment les jeux videos les ont aidés dans leur vies, pour lutter contre une dépendance, un traitement, la boulimie, la chimio, etc... Ca peut peut etre vous aider dans votre article, voire vos études...

Tout le monde joue, tout le monde connait Tetris, Mario, Halo, CS... J’ai 31 ans, j’ai commencé a joué à 4 ans, j’ai pas decroché depuis. Désolé, je ne suis pas depressif et j’ai tué personne, je ne rentre pas dans le cadre des études ’scientifiques’ ^^. J’ai joué plusieurs année à un MMOG, en co op, avec des milliers de personne, une réélle communauté, a organiser, faire de la diplomatie, discuter, se battre. Je préferais même ma personnalité IG par rapport a ma personnalité IRL... au final, ca m’a aidé dans ma vie pro et ma vie perso.

C’est comme la drogue, ceux qui produisent le plus de papier dessus sont ceux qui ne ce sont jamais defoncés ou ceux qui nont jamais fait une soirée geek a jouer en co-op avec des potes.

- Killy

4 votes
par amipb (IP:xxx.xx2.200.23) le 22 mai 2012 a 23H18
amipb (Visiteur)

Vous vous trompez, et projetez vos fantasmes.

Personnellement, j’ai joué des centaines d’heures à Unreal tournament, Ghost Recon ou Halo, et je peux vous dire que nombre de mes amis et parfois moi-même étions devenus de vraies piles électriques en fin de LAN game. Sans parler des fois où, le moment venu de s’endormir, les images du jeu repassent devant vos yeux.

Et j’ai pu voir 2 couples parmi mes amis exploser en vol au bout de quelques mois de pratique.

N’oubliez pas que la science avance chaque jour dans sa compréhension du cerveau, et toutes les études récentes sur les gens pratiquant des jeux vidéo violents prouvent qu’ils développent un comportement de plus en plus réglé par les amygdales, c’est-à-dire basé bien plus sur la peur et la réaction que sur l’analyse et l’action (propres au néocortex).

0 vote
par jeanne-marie (IP:xxx.xx1.148.91) le 18 septembre 2013 a 07H55
jeanne-marie (Visiteur)

Pourriez vous citer vos sources pour affirmer cela amipb svp ?

je vous invite à découvrir les jeux éducatifs friv gratuit sur http://jeuxdefriv.tv/ des jeux de friv gratuits mais aussi des jeux de billard pedagogiques ( http://www.jeudebillard.net/category/snooker/) et des jeux en ligne de réflexion de mahjong chinois ( http://jeu-de-mahjong.fr/ )

Jean-Marie Levy