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Internet : risques et dangers pour les enfants
Internet : risques et dangers pour les enfants
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17 décembre 2012 | 1 commentaires
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Sarah Camara, 4 articles (Rédacteur)

Sarah Camara

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Internet : risques et dangers pour les enfants

Internet : risques et dangers pour les enfants

Comment protéger les enfants sur Internet ? C’est la question à laquelle a tenté de répondre le défenseur des droits, Dominique Baudis, dans son dernier rapport (Enfants et écrans : grandir dans le monde numérique), remis le mois dernier au gouvernement. Une réflexion devenue indispensable dans une société multi-connectée où enfants et parents doivent être sensibilisés aux risques du Web.

En moins de vingt ans, Internet est devenu un outil essentiel voire indispensable de notre quotidien. A tel point qu'en juillet dernier, le conseil des droits de l'homme de l'ONU a reconnu que l'accès à Internet et la liberté d'expression qui l'accompagne sont un droit fondamental. Comme n'importe quel outil, l'usage d'Internet s'apprend. Un apprentissage essentiel pour ne pas connaître de mésaventure (arnaques, harcèlement...), surtout pour les jeunes, plus naïfs et influençables.

Internet est un outil incroyable d’apprentissage et de partage, mais une mauvaise connaissance du web et de ses pratiques peuvent se retourner contre les utilisateurs novices, qui maîtrisent mal les codes d'Internet. Ce qui paraît choquant dans la réalité peut être banal sur Internet tandis qu'un comportement banal (se filmer par exemple) sur Internet peut avoir des conséquences graves.


Tout ce vous mettez en ligne pourra être retenu contre vous


Les faits divers tragiques liés à Internet ne manquent malheureusement pas. En octobre dernier, le suicide d’Amanda Todd, une canadienne de 15 ans, qui s’est suicidée après avoir été harcelée sur Internet, suscitait l’émoi. Son tort ? Lors d’une simple discussion avec un internaute via webcam, Amanda, alors âgée de 12 ans, dévoile sa poitrine. L’internaute fait une capture d’écran de la photo et la diffuse à tout l’entourage de la jeune fille. La photo (pédo)-pornographique de la jeune fille est relayée sur Internet, y compris sur une page Facebook créée à son nom. Commence alors un cyber-harcèlement au cours duquel Amanda et sa famille déménagent plusieurs fois, en vain. Amanda subit à chaque les railleries et les brimades de ses camarades de classe. Elle tombe dans la dépression et l’alcool, puis met en ligne une vidéo d’appel à l'aide… avant de se donner la mort un mois après.

Les anecdotes de cyber-attaques sur des adolescents se multiplient ces dernières années… Les internautes trouvent toujours de nouvelles victimes qui s’exhibent sans comprendre que ce qu’ils font en ligne peut être rendu public et relayé au plus grand nombre. Des faits parfois anecdotiques amplifiés dans des propositions démesurées par l’effet de groupe et la viralité.

D’où une question importante sur l’éducation à la fois des enfants et des parents à l’usage d’Internet : Que publier ? Que rendre public sur un réseau social ? Sur quels sites s'inscrire ? Comment réagir en cas d’attaques publiques ? Quelles sont les procédures légales pour faire supprimer un contenu ou porter plainte ?


Le World Wide Web ne doit pas devenir le Wild Wild Web


Des pôles de réflexions sur la protection et l’éducation des internautes existent. La Commission Européenne n’est d’ailleurs pas en reste dans ce domaine. Elle a mis en place la plateforme Insafe qui promeut un usage sûr et responsable d’Internet pour les plus jeunes. Tous les ans, la Commission Européenne organise le Safer Internet Forum, une série de conférences sur le sujet. La dernière édition, qui s’est tenue les 18 et 19 octobre derniers, avait pour thème « Créer ensemble un meilleur Internet pour les enfants et les jeunes ».

Comme le rappelle l'étude « Risks and safety on the Internet », consacrée à l'usage d'Internet chez les Européens de 9 à 16 ans, 26 % des 9-10 ans sont inscrits sur un réseau social, et le chiffre passe à 81 % pour les 15-16 ans. Surtout, les Européens surfent de plus en plus tôt : l'âge moyen pour la première connexion varie d'un pays à l'autre, de 7 ans en Suède à 8-9 ans en France.

Trois acteurs sont essentiels pour assurer l'éducation des enfants à Internet. Les plus importants sont les parents. Arrivent ensuite les pouvoirs publics, comme la Commission européenne ou la CNIL en France. Enfin, les entreprises privées, distributrices et productrices de contenus numériques. C'est dans cette optique que Neelie Kroes, vice-présidente de la Commission européenne en charge du numérique, a mis en place en 2011 l’initiative « CEO Coalition to make the Internet a better place for kids » qui réunit des PDG d’entreprises qui réfléchissent à faire d'internet un espace d'expression qui garantisse la sécurité des enfants le mieux possible. Parmi la trentaine d'entreprises qui collaborent à cette coalition, on trouve Google, Facebook, Dailymotion et Vivendi. Cette dernière entreprise est d'ailleurs partenaire du forum Safer Internet et fait de la protection et de l'accompagnement de la jeunesse un de ses champs d'action prioritaire.


Un chantier en construction


Beaucoup d'initiatives sont encore à mettre en place. Si des colloques comme le forum Safer Internet sont essentiels, il faut également développer les conférences-débats dans les primaires et les collèges. C'est surtout grâce à l’échange entre jeunes internautes, professionnels et législateurs que des drames comme ceux d'Amanda Todd et Jessy Leonhardt ont pu être débattus. Sans oublier tous les harcèlements qui restent plus confidentiels.
 

Sarah C.
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Commentaires
1 vote
par sirocco (IP:xxx.xx5.147.73) le 17 décembre 2012 a 21H57
sirocco (Visiteur)

"Trois acteurs sont essentiels pour assurer l’éducation des enfants à Internet. Les plus importants sont les parents. Arrivent ensuite les pouvoirs publics, comme la Commission européenne ou la CNIL en France. Enfin, les entreprises privées, distributrices et productrices de contenus numériques."

Le but des pouvoirs publics est de conditionner les enfants, en faire de bons citoyens qui votent, croient ce qu’on leur dit à la télé et pensent qu’ils vivent une époque formidable.

Les entreprises privées, elles, cherchent seulement à en faire des consommateurs compulsifs.

Finalement il n’y a que les parents pour guider, sans avoir forcément d’arrière-pensée, leurs enfants sur la toile, comme ils les guident à se déplacer en ville. Les enfants entre eux se donnent aussi pleins de conseils.