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Grands prématurés : plus de troubles du développement
Grands prématurés : plus de troubles du développement
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26 octobre 2010
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R. Bartet, 52 articles (Journaliste )

R. Bartet

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Grands prématurés : plus de troubles du développement

Grands prématurés : plus de troubles du développement

En France, 10 000 enfants naissent chaque année avant 7 mois de grossesse. On parle de grande prématurité. Pour évaluer leur devenir sur le plan du développement neurologique, l’Institut national de veille sanitaire (INVS) a réalisé la première grande étude française consacrée à ce sujet. Sa conclusion est sans appel : ces enfants présentent plus de troubles du développement que les enfants nés à terme.

Hasard du calendrier ? Au moment où le premier rapport européen sur la prématurité était remis à Bruxelles, paraissait une étude de l’INVS sur le devenir à l’âge scolaire des grands prématurés. Ces enfants, nés avant 33 semaines d’aménorrhée et parfois à la limite de la viabilité, ne survivent à leur naissance que grâce à l’assistance médicale qu’ils reçoivent. Toute leur enfance, ils seront suivis de près.

C’est pour avoir des informations sur leur devenir à long terme et évaluer le risque de survenue de handicaps que l’INVS a lancé l’étude EPIPAGE. Un échantillon de 1800 enfants grands prématurés en âge scolaire entre 5 et 8 ans ont été suivis dans 9 régions françaises en 1997. Ces enfants ont subi un bilan de santé tous les 5 ans, et, à l’âge de 8 ans, un questionnaire a été envoyé à leurs parents pour faire le point sur leur scolarité. Ce groupe a également été comparé à un échantillon d’enfants nés à terme.

A 5 ans, 40 % des grands prématurés suivis présentent un trouble moteur, ou un retard intellectuel, ou une déficience sensorielle (contre 12 % pour les enfants nés à terme), et 9 % souffrent d’une paralysie cérébrale. Les troubles du comportement sont également deux fois plus fréquents chez ces enfants. 18 % sont hyperactifs (contre 9% pour les enfants nés à terme) et 21 % présentent des troubles émotionnels (contre 9 % pour les enfants nés à terme).

5 % des grands prématurés suivis sont en classe spécialisée ou en institution et 18 % avaient déjà redoublé au moins une classe (contre 5 % des enfants nés à terme).
Reste l’absence de suivi d’un quart de ces enfants, souvent issus de milieux défavorisés.
« Malgré des avancées récentes, les handicaps de l’enfant restent un domaine où d’importants progrès restent à faire » souligne Hélène Grandjean, chercheur à l’INSERM de Toulouse. Une prochaine étude nationale sur tous les grands prématurés jusqu’à 12 ans devrait voir le jour l’an prochain.

Source : INVS – BEH du 4 mai 2010 n° 16-17 : numéro thématique « Les handicaps de l’enfant » - « Devenir à l’âge scolaire des enfants grands prématurés : résultats de l’Etude EPIPAGE » enquête de Pierre-Yves Ancel, Gérard Bréart, Monique Kaminski et Béatrice Larroque.
 

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