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Génération lolitas : l’hypersexualisation des enfants en question
Génération lolitas : l'hypersexualisation des enfants en question
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25 août 2011 | 6 commentaires
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R. Bartet, 52 articles (Journaliste )

R. Bartet

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Génération lolitas : l’hypersexualisation des enfants en question

Génération lolitas : l'hypersexualisation des enfants en question

On les surnomme parfois « nymphettes », ou « mini-femmes ». Ces nouvelles lolitas en herbe ont 8 ou 10 ans, parfois moins. Elles ne lésinent pas sur le maquillage, les vêtements trop sexy pour leur âge et peuvent même se faire faire des soins dans des instituts de beauté pour enfants. Des extrêmes ? Pas si sûr…
En Grande-Bretagne et outre-Atlantique comme au Canada et aux États-Unis, entre concours de mini-miss et mode vestimentaire, de très jeunes enfants sont depuis quelques années déjà la cible d’une stratégie marketing qui génère des millions. La faute aux médias qui véhiculent une image trop largement présente du sexe ? Dans une société déjà largement sexualisée, les enfants y sont aujourd’hui exposés de plus en plus tôt. Les conséquences ne s’en font pas moins ressentir et de nombreux psychologues interpellent les parents et la société pour dénoncer les dangers liés à une érotisation trop précoce.
Enquête sur un phénomène de société dérangeant : l’hypersexualisation des enfants.

 
Elles ont à peine 7 ou 8 ans et s’affichent lascivement, ultra maquillées, avec sacs de luxe, talons aiguilles et des poses de femmes qui savent ce qu’elles veulent ! Cette campagne de publicité parue à Noel 2010 dans le très réputé magazine féminin Vogue a fait scandale.
 
Loin d’être un effet de surprise, les médias ne cessent en effet de publier les photos d’enfants de stars posant déjà comme leurs parents : Suri Holmes, la célèbre fille de Tom Cruise et Katie Holmes et ses talons aiguille à 4 ans, Lourdes, la jeune ado de Madonna au look ultra branché ou encore Willow Smith, la fille de Will Smith, déjà chanteuse et top-modèle. Sacs à main griffés, leggins moulants, wonderbras… mi-femmes, mi-enfants, ces petites filles sont plongées dans un univers ultra-sexualisé à un âge où, il y a une décennie, leurs aînée jouaient encore aux barbies !
 
 
 
 

Des adultes sexuels en miniature

 
Une aubaine pour la mode qui se duplique des mères aux petites filles et les marques vestimentaires qui ont crée un nouveau phénomène. Mais jusqu’où iront-elles ? En Angleterre, on a vu apparaître des chaussures à talon au rayon enfant, tandis que la marque Abecrombie créait des maillots de bains Push-up et strings pour enfants. On peut s’interroger légitimement : n’a-t-on pas crée des besoins jusque là réservés aux adultes ?
 
 
Cette tendance actuelle touche aussi les garçons qui plongent dans ce phénomène de société. Juste adolescents, de plus en plus cèdent aux sirènes de la mode sexy : marques de sous-vêtements apparents, piercings, tatouages, voire épilation intégrale.
 
Idem pour des adolescentes qui n’hésitent pas à se faire gonfler les lèvres ou les seins et épiler le pubis, une pratique jusqu’alors réservée à leurs aînées. Chez ces jeunes, l’hypersexualisation passe par des mœurs sexuées : fuck-friends ou copains de baise, expériences à 3 et banalisation de pratiques comme la fellation, ce qui interpelle les psychiatres et sexologues. Ces derniers constatent qu’il y a 20 ans, la question cruciale était « comment bien embrasser ». Aujourd’hui, ce serait plutôt « Comment faire une bonne pipe » !
 

Incitations à la consommation sexuelle

 

Cette sexualité plaisir est aujourd’hui largement véhiculée par les médias et la publicité. Dans une société ou l’obsession du paraître prédomine, de très nombreux magazines destinés aux adolescentes, voire aux jeunes femmes, sont lus par des enfants. Idem pour la télévision qui véhicule, à toute heure de la journée, des programmes ou vidéo-clips de leurs idoles : des Britney Spears ou des Lady Gaga aux personnages érotisés. De plus en plus d’enfants sont confrontés très tôt à des images faisant la promotion de l’érotisation ou qui banalisent la pornographie. Un problème quand on sait que les enfants sont naïfs et n’ont pas assez d’esprit critique pour y faire face.
C’est sans compter sur la cyberpornographie. Selon une étude menée en 2004 par la N2H2 (société américaine spécialisée dans le filtrage du contenu Internet), environ 70% du contenu web concernerait le sexe ou ce qui est lié au sexe. Or, 58% des garçons et 45% des filles voient leurs premières images pornographiques entre 8 et 13 ans, selon l’enquête française Marzano et Rosier, souvent par inadvertance devant un écran d’ordinateur auxquels beaucoup ont aujourd’hui accès sans contrôle parental. Et il semble bien y avoir un rapport étroit entre l’âge de la prise de conscience de l’existence de la pornographie et sa consommation. Les psychologues interrogés sur la question répondent à cela que des enfants encombrés d’images sexuelles tentent de les évacuer en s’y frottant.
 
« Les enfants des années 2000 prennent des raccourcis vers l’âge adulte sur le plan de la sexualité » écrit la sexologue Jocelyne Robert dans un article publié sur Wikipedia. En Occident, nous assistons donc selon elle à « la représentation de l’enfant comme une sorte d’adulte sexuel en miniature ».
 

 

Exploitation ou enfants victimes

 
Comment protéger ses enfants contre la pédophilie tout en les érotisant ou en les transformant en mini-femmes dès 12 ans ? C’est un paradoxe que soulève le psychiatre et psychanalyste Serge Hefez. Interrogé par l’Express sur le sujet, il dénonce une transmission mère-fille qui s’opère trop tôt. « C’est un mécanisme dangereux ». Même son de cloche chez Marie-France Hirigoyen qui analyse que dans notre société qui valorise le paraître et « à une époque où l’on amène les mères à rester jeunes le plus longtemps possible, on amène les petites filles à être dans la sexualité et la féminité de plus en plus tôt  ». Un phénomène inquiétant, car il est dangereux de brûler les étapes. Le sociologue Michel Fize remarque dans son ouvrage Les Nouvelles adolescentes* que « l’adolescence est culturelle et psychique avant d’être biologique  ».
 
Mais que penser lorsqu’on voit des parents consentants complimenter leurs petites filles et accepter ces métamorphoses. Que dire de ces mères complices ou copines qui exhibent leurs enfants pour se valoriser elles-mêmes ? A l’exemple des concours de mini-miss, largement plébiscités aux États-Unis, certains parents s’approprient le corps de leurs enfants en les rêvant parfaits et en projettent alors sur leur progéniture un idéal de beauté et de jeunesse. Le psychiatre Didier Laru explique qu’aujourd’hui « l’enfant roi devient une projection d’eux mêmes et une petite poupée qu’ils peuvent modeler à leur guise ».
 
Des comportements qui risquent d’induire des troubles de plus en plus tôt chez les enfants. Les psychiatres recensent notamment des problèmes de comportements alimentaires comme l’anorexie, des effets négatifs de l’estime de soi, un risque accru de dépression ou encore des difficultés scolaires.
 
 

Agir et prévenir

 
Des résistances pourtant commencent à s’organiser. En Grande-Bretagne, l’hypersexualisation est dans le collimateur du premier ministre David Cameron à qui a été remis un rapport « Letting children be children » (en Français, laissez les enfants être des enfants) qui a dores et déjà pris des mesures concrètes comme retirer de la vente les sous-vêtements rembourrés pour fillettes de moins de 10 ans ou diffuser plus tard en soirée des vidéo clips suggestifs. En France, une pétition circule depuis le début de l’année sur Internet « Contre l’érotisation des images d’enfants dans toutes les formes de publicité ».
 
Le dialogue est essentiel rappellent les spécialistes de l’enfance. Il passe par une éducation à la sexualité en famille quand le moment est venu. Du bon sens avec un rôle primordial pour les parents et ; comme le rappelle Claudie Halmos « Chacun a sa place avec une place qui doit être bien définie par des étapes  ».
 
* Les Nouvelles adolescentes, de Michèle Fize, Armand Colin, 2010
 
 
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Commentaires
6 votes
par maddy (IP:xxx.xx1.180.117) le 26 août 2011 a 13H46
maddy (Visiteur)

Je vous invite à vous renseigner sur ce que nous prepare le Nouvel Ordre Mondial et ses dirigeants occultes.Vous entrez dans une nouvelle ère.

4 votes
par old_fag (IP:xxx.xx0.22.105) le 26 août 2011 a 15H51
old_fag (Visiteur)

ah... Et la Chine et le Japon, ils font partie de ton NWO ? Parce que le respect de la sexualité juvénile, c’est de chez eux que ça vient.

3 votes
par luluberlu (IP:xxx.xx8.238.59) le 26 août 2011 a 14H32
luluberlu (Visiteur)

Le choix de la photo titre, ? a quel niveau on le prend ?

1 vote
par eric (IP:xxx.xx7.122.250) le 26 août 2011 a 18H15
eric (Visiteur)

C’est vraiment voir les choses par le petit bout de la lorgnette avec un filtre exclusivement sexualisant. En réalité, c’est la fin des bobos. Les parents se rattrapent sur leurs enfants. L’hypersexualisation, notamment des petites filles est évidemment une réaction à une période de mode de l’indifférenciation sexuelle, notamment vestimentaire. De la même manière les parents matérialisent par enfants interposés, leurs fantasmes ou pulsions qu’ils n’osaient pas ou plus exprimer face à la pression sociale. Regardez par exemple dans la rue le nombre de parents habillés façon jeunes cools et libérés, accompagnés de gamins qui pourraient illustrer une pub pour Cyrillus. Du reste, ma copine russe vient de passer un moment dans notre village, et les réactions sont du même ordre. Comme les femmes russes sont encore peu touchées par les modes philosophiques occidentales, elle a passé tous sont séjour "déguisée" en femme, ce qui a plongé les mâles locaux dans des états qu’ils croyaient avoir oubliés et des comportement peu féministes et les locales dans des abîmes de réflexion et/ou de commentaires désobligeants. Il y en a même qui se sont remise à porter des jupes légères.... D’ailleurs, même si ce n’est pas dit ici, il n’y a pas que les enfants. Les couches "populaires" plus imperméables aux discours médiatiques sont également en voie de resexualisation. Même la gauche la plus féministe tremble sur ses bases. Avec des Arlette, Martine, Voynet etc... c’est le dernier carré du camp des seins, mais Ségolène a montré le chemin, la vérité et la vie... On peut être à gauche et néanmoins femmes et bourgeoise. D’autres vont s’engouffrer dans la brèche, pour le plus grand plaisir des yeux. Les bobos vont ils s’avouer Bo (beaux ?)

2 votes
par panpan (IP:xxx.xx2.152.241) le 26 août 2011 a 21H08
panpan (Visiteur)

Tout cela fait partie du "plan". C’est prévu depuis les années 70. Du cul, du cul du cul pour "canaliser" -c’est le cas de le dire.... !!!- Tapez-vous des gamines, des gamins, c’est beaucoup mieux que votre bonne femme. Jouissez, jouissez, jouissez ! Tout est permis ! On s’occupe du reste... Le contrôle total de la planète, de votre bouffe, de votre pétrole, de vos pensées. Sauf si vous pensez "cul".

0 vote
par gébé (IP:xxx.xx9.197.249) le 28 août 2011 a 09H19
gébé (Visiteur)

Il est peu probable que ce mouvement soit, à l’origine, en direction d’une sexualisation précoce des enfants. Mais bien plutôt d’une opération de marketing d’envergure, destinée à enrichir les fabricants, en proposant une gamme spécifique.

Personnellement, je trouve ridicule de singer les grandes en se mettant rouge à lèvre et talons hauts avant la puberté.

Ceci ne pourrait rester qu’une mode vestimentaire, mais bien évidemment, ainsi que l’indique le titre, la sexualité (ou sexualisation) entre bien évidemment en ligne de compte.

Et donc la question du rapport entre adultes et enfants.

[ Une précision de suite : on entend souvent le terme de "pédophilie" galvaudé à tort et à travers. Rappelons que celui-ci ne s’applique que pour des enfants pré-pubères, ou à la limite péri-pubères, mais pas au-delà. Sur le plan légal, l’âge du consentement a été fixé à 15 ans, qui est la majorité sexuelle.]

Au milieu des années 70 (donc en pleine libération sexuelle), une pétition fut envoyée au parlement demandant la dépénalisation de tout rapport entre adulte et enfant (soit l’abrogation de la majorité sexuelle).

[http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A... ]

Parmi les signataires, on relevait les noms des philosophes Michel Foucault, Jacques Derrida, Louis Althusser, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir et André Glucksmann, de l’écrivain Phillipe Sollers, la pédo-psychiatre Françoise Dolto, ainsi que ceux de Jack Lang ou de Bernard Kouchner.

Autre temps, autres moeurs...