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Favoriser la motivation chez l’enfant
Favoriser la motivation chez l'enfant
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10 octobre 2012
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Le Webzine de l'AP-HP, 323 articles (AP-HP)

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Favoriser la motivation chez l’enfant

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L’apprentissage chez les enfants passe par l’estime, le contrôle de soi et la confiance. L’éducation thérapeutique pour les plus jeunes nécessite des stratégies d’adaptation afin de prendre en compte les expériences de la petite enfance et les interactions avec l’entourage immédiat, les parents et l’école.

Dans le cadre du programme Tem’Peau à Necker-Enfants malades, les petits patients se barbouillent les mains de peinture bleue pour apprendre à appliquer leur topique sur l’ensemble de la main. À Trousseau, les petits de deux à six ans remettent en ordre des cartes pour comprendre la conduite à adopter en cas de crise d’asthme.

« Le jeu permet à l’enfant de participer et de lui apprendre à raisonner », explique Nadine Laufer, puéricultrice intervenante dans le programme d’éducation thérapeutique (ETP) du Centre de l’asthme et des allergies à Trousseau. « Mais il faut toujours conserver l’objectif de l’apprentissage, ne pas pratiquer le jeu pour le jeu. Nous créons aussi des récits pour libérer la parole », note Elizabeth Cauchon, enseignante à l’école de l‘hôpital Trousseau. « Les enfants savent des choses, mais ce savoir est parfois inactivé. Certains ont eu des expériences difficiles à l’école, sont en repli. Une solution consiste à varier les situations d’apprentissage », remarque Annick Oudin, responsable pédagogique au rectorat de Dijon.

Sabine Malivoir, psychologue clinicienne à la Pitié-Salpêtrière, souligne le rôle de l’émotion : « elle peut traduire une peur de l’inconnu ou de la séparation propre à l’adolescence. Il faut accompagner le jeune patient en lui permettant de raconter son histoire et ses expériences, en l’incitant à questionner les soignants ».

Vers l’autonomie

« Pour “apprendre à apprendre” à un enfant, il est indispensable de connaître et de reconnaître, voire d’encourager et de valoriser le savoir, d’entendre les projections de l’enfant sur lui-même, sa maladie… Le plus souvent dans une relation à trois : enfant, parents, éducateur », souligne Nadine Laufer. C’est à ces notions que fait référence le principe d’empowerment, utilisé dans de nombreux programmes d’ETP pour adultes et enfants. L’objectif ? « Favoriser l’initiative et l’échange, permettre à l’individu de prendre confiance en soi, de prendre le pouvoir sur les démarches qu’il doit adopter pour mieux se prendre en charge », indique Nadine Laufer.

Ce processus diffère en fonction de l’âge de l’enfant, de son développement psycho-affectif et psycho-cognitif – l’enfant jusqu’à six ans environ est incapable d’élaborer à partir de l’abstrait – mais aussi des interactions entre le patient et sa famille. « Il y a parfois un blocage lié à une inadéquation entre l’attente du patient et des parents. Certains ont tendance à infantiliser, à culpabiliser ou au contraire à stigmatiser », ajoute cette puéricultrice. « Il faut écouter les parents. Ceux-ci doivent aussi prendre plaisir à ce que l’enfant devienne autonome », ajoute Sabine Malivoir, psychologue clinicienne à la Pitié-Salpêtrière, intervenant auprès d’adolescents et jeunes adultes porteurs de pathologies endocriniennes.

À l’éducateur de s’adapter et de favoriser la résolution des dysfonctionnements. « Travailler en amont des passages difficiles permet de mieux gérer les transitions, de limiter chez le jeune l’angoisse de l’inconnu » note un participant à la deuxième journée sur l’éducation thérapeutique du patient qui s’est tenue le 1er octobre à l’Hôpital européen Georges-Pompidou.

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Mots-clés :
Enfants Apprentissage