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Enfants : difficile d’apprendre quand on est stressé
Enfants : difficile d'apprendre quand on est stressé
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18 novembre 2009 | 2 commentaires
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Laurence Roux-Fouillet, 95 articles (Sophrologue)

Laurence Roux-Fouillet

Sophrologue
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Enfants : difficile d’apprendre quand on est stressé

Enfants : difficile d'apprendre quand on est stressé

Un enfant nerveux, tendu ou agité aura toujours du mal à se mettre à ses devoirs (ne serait-ce qu’à commencer). Mêmes difficultés pour écouter en classe, comprendre ou retenir.

Les enfants peuvent tout à fait être stressés, et leur stress perturbe dans un premier temps la concentration, c'est à dire l'attention et la faculté à fixer les apprentissages

Dès le départ, on peut limiter les sources de distraction : en regroupant autour de soi le matériel nécessaire, et en s'installant dans un endroit calme, qui - sans être totalement silencieux - doit être "à part".
Au moment des devoirs, les plus grosses difficultés se posent avec les enfants qui ne tiennent pas en place et qui bougent dans l’espoir inconscient de se défiler. Leur comportement dilue leurs facultés cognitives, et risque immanquablement d’énerver des parents déjà saturés par leur propre journée. L’agitation des enfants crée une ambiance électrique qui fait exploser le parent à la moindre difficulté. Vous ne parviendrez jamais à rendre immobile un enfant nerveux, et sa mauvaise posture ou ses mouvements répétés ne font qu’augmenter votre impatience. Le temps que vous passez à lui répéter de « se tenir droit » ou « d’arrêter de gigoter » est du temps perdu et allonge inutilement les devoirs, de même qu’il dégrade la qualité de l’échange.
Faites de temps à autres observer à votre enfant ses gestes parasites (agitation du pied, balancement d’une fesse sur l’autre, cliquetis avec un stylo...). Plutôt que de le sommer d’arrêter, faites-lui en prendre conscience, en lui expliquant que ces gestes automatiques occupent une partie de son cerveau, qui ne peut donc être mobilisée pour les devoirs. Ces gestes augmentent la fuite de concentration.

Répéter à un enfant « concentre-toi ! » est vain si on ne lui explique pas comment faire

Lorsqu’il est embarqué par ses idées, il est difficile à l'enfant de réinvestir le présent et le sujet auquel il doit s‘attacher. Se concentrer signifie « focaliser vers le centre » et ce centre est constitué par son corps, qu’il peut physiquement ressentir. Or l’enfant a toujours tendance à s’éparpiller sur l’extérieur (donc se déconcentrer), aussi par manque d’intérêt à ce qu’il fait. Il recherche de la distraction.
En sophrologie, on utilisera : la respiration pour se calmer, la prise de conscience de la position du corps (points d'appui), la focalisation sur les pieds (qui touchent le sol) ou des techniques de centrage...

La deuxième difficulté générée par un tempérament ou un climat de stress est l'incapacité à mémoriser

Certains enfants peuvent rester de longues minutes (voire des heures) sur une page à apprendre ou quatre strophes de poésie, sans rien retenir. La concentration s’étiole et la motivation baisse à mesure que les devoirs s’éternisent.
Rappelons quelques préalables indispensables pour bien mémoriser :
- comprendre ce que l’on apprend. Il faut que le texte ou la leçon fassent sens.
- s’appuyer sur des repères concrets. Identifier dans le texte les mots-clefs auxquels l’enfant peut se raccrocher (le/les mots centraux d’une phrase ou d’une leçon), isoler les noms propres compliqués (les écrire à part, pour les retenir)
- dans une leçon de plusieurs paragraphes, ou une poésie de plusieurs strophes, montrer à l’enfant la logique de l’enchaînement des idées ou des concepts, pour qu’il les retrouve dans le même « ordre ».
- utiliser plusieurs canaux (visuel, auditif, voire kinesthésique) pour renforcer l’ancrage.
- recourir à des moyens mnémotechniques, des images, une petite histoire que l’on invente et qui a pour héros le plus-que-parfait...
- entraîner sa mémoire fréquemment, par des jeux visuels (objets ou mots cachés), des repérages dans l’environnement (trouver un objet, une couleur...)
- éviter le rabâchage, qui surcharge la mémoire. Mieux vaut mettre la leçon de côté quelques heures, pour la retrouver ensuite et la relire posément.

Pour apprendre, l'enfant a besoin d'être calme, mais aussi d'avoir confiance : dans sa capacité à apprendre, à comprendre et à restituer.

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Mots-clés :
Bien-être Stress Enfants
Commentaires
0 vote
par Bridgetten (IP:xxx.xx6.193.110) le 1er décembre 2009 a 00H10
Bridgetten (Visiteur)

Votre article m’éclaire beaucoup sur l’attitude de ma fille au moment de ces moments bénis... je vais suivre vos précieux conseils même si je ne sais pas ce que vous voulez dire par "techniques de centrage", j’ai seulement remarqué que si je m’énerve le résultat est nul, si je l’encourage ou surtout si je la "re-cadre" avec légèreté, le résultat est plutôt bon.

Ce que je voulais signaler c’est que, bizarrement (mais pas tant que ça vous dites après tout : "dans un endroit calme, qui - sans être totalement silencieux - "), ma fille arrive à mieux se concentrer lorsqu’il y a de la musique dans la pièce où elle travaille. Au début j’avais voulu lui interdire pensant que la musique la perturberait mais c’est le contraire, je le vois bien, qui se produit. Il est clair maintenant que j’ai lu votre article que la musique la déstresse et influence alors directement et positivement ses capacités à se concentrer.

0 vote
par nad (IP:xxx.xx1.213.114) le 11 février 2010 a 16H57
nad (Visiteur)

Cet article est très interressant et dire qu’au U.S.A dés que son enfant est un peu agité on le lui donne dés son plus jeune age des calmants j’espere qu’ on en arrivera pas à ça en France