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Enfant en avion : y a-t-il des risques ?
Enfant en avion : y a-t-il des risques ?
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11 janvier 2013
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Santé-Voyages, 37 articles (Info voyage)

Santé-Voyages

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Enfant en avion : y a-t-il des risques ?

Enfant en avion : y a-t-il des risques ?

Les voyages en avion de ligne posent des questions de sécurité et de santé particulières, surtout pour les enfants les plus petits. L’embarquement est généralement autorisé seulement plus de 7 jours après la naissance.

En dehors de cas particuliers (voir ci-après) le déplacement en avion reste le transport le plus sûr, pour l’enfant comme l’adulte, rapporté aux kilomètres parcourus.

Les équipages des compagnies aériennes « majeures » ne font appel en vol à leur centre médical de référence, pour des conseils, qu’entre 1,7 et 3,8 fois pour 100.000 passagers !

Infections aéroportées

Dans les aéronefs modernes, les filtres suppriment 99,9% des bactéries et virus de l'air de la cabine, lequel est renouvelé plus de 20 fois par heure (cinq fois est la règle dans les habitations européennes). Reste la promiscuité, qui est intense. De plus l'enfant circule beaucoup et approche de ce fait plus de voyageurs que l'adulte.
  • Tuberculose : contamination rarissime
  • Grippe : chiffres non connus
  • SRAS : la transmission fut avérée
  • Rougeole : contaminations en forte croissance
Bien noter qu'aujourd'hui l'embarquement peut-être refusé à un passager atteint, ou semblant atteint, d'une maladie transmissible : ce droit récemment accordé contre-balance le préjudice indemnisable par une compagnie aérienne fautive d'avoir été responsable de la contamination de ses clients, et est de plus en plus utilisé, en particulier outre-atlantique. Néanmoins le risque d'infection aéroportée n'est pas considéré supérieur à celui rencontré dans un bus ou un train.
 

Autres infections

  • Alimentaires, par plateau-repas : avérées mais rarissimes
  • Maladies vectorielles (paludismedengue...) : chiffres non connus. Mais on ne connaît pas le risque pour l'enfant des insecticides pyréthrinoïdesdiffusés en cabine, considérés a priori sans risque pour l'adulte.

 

Coeur, poumons

 
En avion, pression atmosphérique de 2500 m, PO2 de 15% celle du niveau de la mer. Hémoglobine foetaleréactivité bronchique accrue, peu d'alvéoles, petit calibre bronchique... rendent théoriquement nouveau-né et nourrisson plus vulnérables. Mais si un jeune enfant désature plus vite et plus intensément qu'un adulte, il supporte mieux, cliniquement, cette désaturation.
Un risque important n'apparaît qu'en cas de maladie sous-jacente, cardiaque ou pulmonaire, mucoviscidose en particulier. Devraient avoir un bilan préalable au voyage, gazométrique en particulier, les enfants atteints d'hypoxémied'hypercapnie, d'un syndrome obstructif ou restrictif, de toute autre maladie chronique pouvant être aggravée par l'hypoxie. Contre-indications pédiatriquesà l'avion : HTAtachycardie supra-ventriculaire non contrôlées, HTAP fixée.
 
Hématologie, hémostase
 
Drépanocytose : la diminution de la PaO2 peut déclencher une crise. Un avis spécialisé est requis. Prévoir de quoi traiter une crise en vol, bien hydrater l'enfant.
 
Thrombose veineuse : données rares et mal établies chez l'adulte, inexistantes chez l'enfant. En cas de thrombophilie, d'antécédents emboliques, de cancer... consultation spécialisée requise.
 
Otite barotraumatique
 
Très fréquente chez l'enfant (20%), fort heureusement le plus souvent a minima.
Dès que possible, apprendre à l'enfant la manœuvre de Valsalva ; ailleurs, bonbon, tétine, biberon, en particulier lors du décollage et surtout de l'atterrissage. Et traitement préalable de tout catarrhe, congestion, infection ORL.
Pour certains, un enfant qui a fait une otite moyenne aiguë ne devrait voyager que plus de quinze jours après le début d'un traitement efficace. Otites à répétition et avion : pas de données.
 
Epilepsie
 
Un enfant épileptique bien contrôlé par les médicaments peut prendre l'avion. Mais le voyage présente de nombreux éléments susceptibles de déstabiliser cet équilibre : décalage horaire, prises alimentaires retardées, décalage horaire, fatigue, hypoxie. Il est recommandé aux parents d'informer le personnel de bord et d'emporter en cabine les médicaments nécessaires.
 
Décalage horaire
 
Les enfants semblent beaucoup moins perturbés par le décalage horaire que les adultes. De fait leur sécrétion endogène de mélatonine est intense, et son apport exogène est sans aucune efficacité ; la mélatonine leur est donc totalement contre-indiquée : de toutes façons sa commercialisation est toujours interdite en France.
 
Traumatismes
 
L'équipement des cabines est tel qu'il constitue un des endroits les plus sécurisés au monde pour les enfants, y compris les plus turbulents : totale absence d'objets tranchants, vifs, tous coins arrondis... et vision permanente des enfants par des adultes et le personnel navigant. Néanmoins, en cas d'incident, de turbulence, les enfants encourent un risque traumatique de gravité supérieur à celui des adultes. Porte-bébé et siège frontal sont généralement interdits : se conformer aux instructions des personnels de bord. L'idéal serait que les enfants de moins de 2 ans demeurent dans un siège type auto. Mais ceci signifierait que les parents paient un siège supplémentaire : nombre d'entre eux préfèreraient alors le déplacement en voiture, ce qui augmenterait considérablement le risque de blessure et de décès...
 
Réglementation, aspects administratifs et commerciaux : pour en savoir plus : www.medsyn.fr/perso/g.perrin...

SOURCES

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