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Ecoles primaires : trois élèves sur dix y respirent un air pollué
Ecoles primaires : trois élèves sur dix y respirent un air pollué
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29 mars 2012
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Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

Kinésithérapeute
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Ecoles primaires : trois élèves sur dix y respirent un air pollué

Ecoles primaires : trois élèves sur dix y respirent un air pollué

30% des écoliers du primaire sont exposés à des niveaux de polluants de l’air à l’intérieur des classes qui sont supérieurs aux valeurs maximales tolérées par l’OMS et l’Anses. Des chercheurs de l’Inserm, à l’origine des ces constatations publiées le 29 mars dans la revue Thorax, préviennent que ce niveau de pollution mène à un risque accru d’asthme et de rhinites chez les enfants, en particulier chez ceux qui sont victimes d’allergies.

Méfiez-vous, si votre enfant vous dit qu’il est allergique à l’école, ce n’est plus nécessairement une blague, et vous pourriez même être amené à faire un tour chez le médecin avec lui ! Une étude a été effectuée par l'équipe d'Isabella Annesi-Maesano, directrice de recherche à l'Inserm (unité "Épidémiologie, systèmes d'information, modélisation"), sur la qualité de l’air intérieur dans 108 écoles primaires pour laquelle 6 590 élèves des villes de Bordeaux, Clermont-Ferrand, Créteil, Marseille, Strasbourg et Reims ont prêté leur assistance. Les résultats, qui ont été présentés le 29 mars, révèlent que trois enfants sur dix en moyenne sont exposés à des niveaux de polluants supérieurs aux valeurs tolérées par l’OMS et l’Anses.

Les chercheurs ont analysé, sur une période de un an, les concentrations de différents polluants atmosphériques, comme les particules fines (PM2,5) et le dioxyde d’azote (NO2), qui proviennent pour une grande partie de la combustion automobile et pénètrent à l’intérieur des locaux. Les aldéhydes (formaldéhyde, acroléine, acétaldéhyde), que renferment des produits de construction, de décoration, de combustion, d’entretien, voire même de traitement, ont été pris en compte avec le même intérêt.

Et d’après les résultats obtenus par les scientifiques, les rhinites (et en premier lieu les rhino-conjonctivites) sont bel et bien associées à des taux importants de formaldéhydes dans les classes, où une augmentation de la fréquence de l’asthme va de pair avec des taux élevés de particules fines, de formaldéhyde et d'acroléine. Les résultats ont de quoi inquiéter lorsque l’on sait que dans les pays industrialisés les enfants passent les quatre dixièmes de leur temps à l’intérieur, surtout dans les espaces des établissements scolaires. Et les enfants sont, en général, bien plus sensibles que les adultes aux effets de la pollution de l’air.
 

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