Accueil du site
> Enfants & Ados > Les Actus
Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Des enfants en bonne santé
Des enfants en bonne santé
rubrique
catégorie
note des lecteurs
date et réactions
2 octobre 2012 | 1 commentaires
Auteur de l'article
Bien-être et santé, 172 articles (Magazine Santé)

Bien-être et santé

Magazine Santé
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
172
nombre de commentaires
0
nombre de votes
0

Des enfants en bonne santé

Des enfants en bonne santé

Les vacances sont déjà loin, c’est le moment de faire le point sur l’état des dents, l’audition, la vue, le poids de votre enfant, les vaccins… tout ce qui pourrait avoir une influence fâcheuse sur sa scolarité. Sans oublier les poux !

La rentrée, c’est l’occasion d’une sorte de revue de détail permettant de débusquer tout ce qui risque de compromettre la santé, la qualité de vie et le travail scolaire de vos enfants.

La rentrée… des poux

Si votre enfant se gratte le cuir chevelu, en particulier la nuque, les tempes et derrière les oreilles, c’est un signe. Les démangeaisons sont dues aux morsures de ces minuscules insectes parasites qui se nourrissent de sang 3 à 4 fois par jour et dont la salive est irritante.
Les lentes, ou œufs, de couleur blanc grisâtre, accrochées à la base des cheveux, sont plus visibles que les poux adultes. Pas de panique ni de honte, ce n’est pas une question d’hygiène, mais avertissez l’école. Un pou vit 6 à 8 semaines et chaque femelle pond 300 œufs qui se transforment en poux en 10 jours  ! Ils ne sautent pas, mais passent facilement d’une tête à l’autre. Échanger un bonnet ou une écharpe, ou simplement jouer ensemble suffit.

Les éliminer par asphyxie

Pour vous en débarrasser, demandez conseil à votre pharmacien.
Les lotions insecticides étant de moins en moins actifs (les poux ont appris à résister), la méthode par étouffement est aujourd’hui recommandée, elle est très efficace et n'entraîne pas de résistance.
Les solutions et sprays à base de diméticone, dérivé de la silicone, d’un mélange diméticone, huile de coco, vaseline ou d’oxyphthirine, composé de triglycérides et d’esters, asphyxient poux et lentes en bouchant leurs orifices respiratoires.
Appliquez le produit à la racine des cheveux, frictionnez toute la chevelure, laissez agir un certain temps, variable selon les produits, puis passez un peigne fin de la racine des cheveux vers les pointes pour éliminer les poux morts.
Important  : traitez toute la famille le même jour, lavez linge et vêtements à 60°C ou enfermez-les dans un sac en plastique hermétique pendant 48heures. Ainsi, les poux mourront faute de nourriture.
 

Passer tout en revue

Jusqu’à 6 ans, l’enfant bénéficie de vingt examens médicaux pris en charge à 100%. Ensuite, pensez à consulter une fois par an pour que le médecin suive son développement et sa santé et prenne rapidement en charge les problèmes.
 
Les cinq sens de l’enfant sont ses outils pour apprendre et progresser. Encore faut-il qu’ils fonctionnent au mieux.
 
Santé buccodentaire
 
L’hygiène buccodentaire de votre enfant a souvent été négligée pendant les vacances. Profitez de l’opération « M’T Dents », mise en place par l’Assurance maladie. À 6 ans, puis à 9, 12, 15 et 18 ans, les parents reçoivent une invitation pour une visite chez le dentiste, prise en charge sans avance de frais  ; pour les 15 et 18 ans, les visites sont remboursées après coup. Il suffit de prendre rendez-vous chez le dentiste de votre choix et d’apporter, avec votre carte vitale, la feuille de prise en charge jointe au courrier.
Radios, soins, détartrage, extractions sont, si nécessaire, pris en charge en plus de l’examen des dents et des gencives. C’est aussi l’occasion de parler du brossage biquotidien des dents  !

Voit-il correctement ?

La visite chez l’ophtalmologiste est importante si le petit enfant a les yeux rouges, larmoyants, s’il cligne des yeux et les plisse souvent ou, après l’âge de 6 mois, s’il louche (avant, c’est fréquent et normal). Sans traitement du strabisme, le cerveau neutralise au bout de quelques mois les informations provenant d’un œil pour ne conserver que celles provenant de l’autre et la vue de l’œil neutralisé peut être irrémédiablement perdue  : c’est l’amblyopie. Le traitement consiste à faire porter à l’enfant des lunettes comportant un cache sur un œil pour faire travailler les deux yeux en alternance et à rééduquer l’œil pendant plusieurs mois à l’aide d’exercices oculaires.
À partir de 3 ou 4 ans et avant qu’il sache lire, on peut déjà tester l’acuité visuelle de l’enfant et dépister l’hypermétropie, la myopie ou des déformations de la cornée (astigmatisme).
Vers 6 ans, l’examen vise également à dépister les dyschromatopies, ou anomalies de la vision des couleurs, dont la plus fréquente est le daltonisme : l’enfant voit le rouge et le vert dans des teintes brunes.
Jusqu’à 7 ou 8 ans, les lunettes sont préférables, mais ensuite l’enfant peut porter des lentilles, sauf contre-indications et à condition qu’il soit soigneux.

Entend-il bien  ?

La surdité est détectée dès la naissance et tout au long de la croissance de l’enfant pour qu’il puisse bénéficier tôt de prothèses auditives adaptées (dès l’âge d’un an), d’un soutien orthophonique et suivre une scolarité normale.
D’autres tests auditifs sont effectués au cours des examens de l’enfant.
Attention, surveillez le volume des baladeurs et des lecteurs MP3… Plus de 10% des moins de 18ans souffrent de troubles auditifs dus à un volume trop élevé.
 
CONSEIL DU PHARMACIEN
 
- Pour en finir avec la pédiculose,
des lotions, des sprays et des gels crèmes qui étouffent les poux et les lentes, à appliquer sur la chevelure  ; des aérosols spéciaux environnement (casques, literie)  ; des baumes et des sprays répulsifs en préventif.
- Pour renforcer les dents,
il faut utiliser un dentifrice enrichi en fluor, mais attention, pas n’importe lequel. La concentration doit être adaptée à l’âge : 500 ppm avant 6 ans, entre 1 200 et 1 500 ppm jusqu’à 12 ans.
- Pour faire baisser la fièvre, du paracétamol, seulement au-dessus de 38°C et si l’enfant est abattu. Vérifiez s’il n’a pas déjà reçu le même antipyrétique sous un autre nom ou bien sous une autre forme et respectez strictement les précautions d’emploi, les doses correspondant au poids et délais entre les prises  : 60mg par kg et par jour en 4 à 6 prises.
 
Réponses d’expert
 
Anne Bacus
Psychologue, * Auteure du Guide pratique de votre enfant de 1 à 3 ans, éd. Marabout, 2012, 7,99€.  
 « Comment faire face aux petits problèmes psychologiques ou comportementaux de son enfant  ? »
 
* Si l’enfant fait un spasme du sanglot  ?
Le spasme du sanglot est impressionnant, mais sans gravité. Cette perte de connaissance très brève (quelques secondes) peut être déclenchée par une émotion, une contrariété, une colère, une frustration… La réaction de l’entourage est déterminante pour la suite : craignant un nouveau spasme, les parents en viennent à surprotéger leur enfant et n’osent plus rien lui refuser ; il devient tyrannique et joue avec l’anxiété de ses proches pour aboutir à ses fins… Lorsqu’on sent la crise s’annoncer, le mieux est de sortir de la pièce, sans témoin le spasme tourne court. Lors de la crise, l’important est de garder son calme sans montrer qu’elle déclenche en vous des frayeurs. Après la crise, inutile de faire la leçon à l’enfant, il est totalement inconscient des mécanismes de manipulation affective auxquels il recourt.
 
* Que faire face à un enfant qui ne mange rien  ?
Pas d’inquiétude s’il est gai, bien vivant et actif, d’une taille normale pour son âge, sans trace de maigreur apparente et liant facilement des contacts avec les autres. Ni chantage ni rapport de force, à ce jeu les parents sont toujours perdants et cela n’en vaut pas la peine. Mettre de la souplesse dans ses exigences permet de laisser passer une période un peu délicate, souvent vers 18 à 24 mois. Il ne veut plus rien  ? On arrête le repas. Il a très peu mangé  ? Il se rattrapera au repas suivant.
 
* Si le petit enfant refuse de dormir, que penser des sirops calmants  ?
Sauf dans les cas graves et exceptionnels, l’utilisation de sédatifs est déconseillée. Un sirop provoque seulement l’endormissement et masque la cause, problème psychologique, éducatif ou relationnel, sans rien résoudre… Parce qu’un sirop est facile d’emploi et les troubles du sommeil éprouvants, on peut aussi être tenté d’augmenter les doses quotidiennes, or c’est une habitude dont il est difficile de se défaire.
 
----------------
à lire
Collection Mon guide, La santé de mon enfant
Une collection de petits livres pédagogiques et pratiques réalisés par la Mutualité française. Ils abordent, âge par âge, des questions d’ordre psychologique et éducatif que se posent tous les parents.
En 4 volumes :
- 1 à 3 ans  : La conquête du monde
- 3 à 6 ans  : Tout faire tout seul
- 6 à 11 ans  : L’expérience de l’autonomie
- 11 à 13 ans  : Le corps a ses raisons
Et aussi un livret de conseils pour réagir efficacement devant des problèmes de santé, Les petits à-coups.
Christine Laouénan. Éd. Pascal, 2011, 5€ par guide.
 

Sous haute protection

Parents, pensez aussi aux vaccinations qui protégeront votre enfant contre des maladies infectieuses, contagieuses et graves, parfois mortelles. N’oubliez pas les rappels.

Chaque année est publié un calendrier officiel des vaccinations, adapté au besoin aux nouvelles donnes. Il précise les vaccins à pratiquer et les âges auxquels les différentes injections, primo-injections et rappels, doivent être faites. Le médecin les note ensuite dans le carnet de santé.

Obligatoires et recommandés

Diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP). C’est la seule vaccination qui reste aujourd’hui obligatoire. Trois injections à un mois d’intervalle avant l’âge de 18 mois, idéalement à 2, 3 et 4 mois, et rappel un an après la troisième injection. Les rappels suivants se font tous les cinq ans jusqu’à l’âge de 16-18 ans.
Coqueluche. Le vaccin, souvent associé au vaccin au DTP, est fortement recommandé, la maladie étant en recrudescence, à partir de 2 mois, en trois injections, à un mois d’intervalle. Rappels un an plus tard, puis entre 11 et 13 ans.
Haemophilus infuenzae de type b. Le vaccin, qui empêche l’apparition de certains types de méningite, est conseillé, lui aussi, à partir de
2 mois, en trois injections à un mois de distance. D’où sa fréquente association avec la vaccination DT-Coq-Polio. Un seul rappel vers 16-18 mois.
Pneumocoque. Trois injections à 2, 4 et 12 mois pour protéger le petit enfant contre cette infection, première cause de méningite bactérienne, mortelle chez les moins de 2 ans.
Méningocoque C. Une dose entre 12 et 24 mois.
Rougeole-oreillons-rubéole. Première dose à 1 an, la deuxième au plus tard à 2 ans  ; à partir de 9 mois pour les enfants vivant en collectivité avec une deuxième dose entre 12 et 15 mois.
Hépatite B. Trois injections à 2, 4 et 12 mois  ; rattrapage jusqu’à 15 ans révolus.

Autres vaccins

Papillomavirus humain (HPV). Pour prévenir une infection génitale transmise par voie sexuelle qui peut dégénérer en cancer du col de l’utérus. La vaccination est recommandée aux jeunes filles de 14 ans, avec rattrapage possible jusqu’à 23 ans.
Grippe. Le vaccin (différent chaque hiver) est recommandé aux enfants souffrant de maladies chroniques graves.
 
EVELYNE GOGIEN

 
Surveillez son poids
 
L’obésité entraîne très rapidement des complications   : déformations osseuses et articulaires,
mal de dos, apnée du sommeil, gêne à l’effort,problèmes cardiovasculaires, diabète de type 2… Sans verser dans l’obsession, calculez régulièrement l’indice de masse corporelle (IMC =poids sur taille en mètre au carré) de votre enfant et inscrivez-le sur la courbe qui figure dans son carnet de santé. S’il augmente, n’attendez pas pour réagir en lui donnant le bon exemple.
- Prenez avec lui un vrai petit-déjeuner.
Évitez les dîners trop copieux en privilégiant légumes et fruits.
- Limitez viennoiseries, boissons sucrées, charcuteries, fritures…
- Pas de grignotage entre les repas.
-  Inscrivez-le dans un club sportif pour qu’il ait une activité physique régulière.

 

Le magazine Bien-être & Santé est un mensuel gratuit offert à leurs clients par les pharmaciens abonnés uniquement. Pour savoir si votre pharmacie est partenaire, rendez-vous sur le site dédié.

http://www.bienetre-et-sante.fr/

 
Cet article est extrait en exclusivité du magazine Bien-être & Santé - Tous droits réservés
Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté
Mots-clés :
Enfants
Commentaires
0 vote
par Estelle Vereeck (IP:xxx.xx8.156.191) le 4 octobre 2012 a 20H16
Estelle Vereeck (Visiteur)

Au rayon santé bucco-dentaire, penser à faire examiner l’enfant par un dentiste (omnipraticien ou bien orthodontiste) afin de détecter des anomalies précoces des mâchoires (visibles dès l’âge de 3 ans) et annonciatrices de problèmes d’orthodontie plus tard.

Quelques signes à repérer et qui doivent motiver un traitement orthodontique précoce : http://www.holodent.fr/index.php/or...