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Autisme : Des Traitements Relevant de la Maltraitance Dénoncés en France !
Autisme : Des Traitements Relevant de la Maltraitance Dénoncés en France !
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6 avril 2009 | 20 commentaires
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Frédéric Duval-Levesque, psychopraticien et hypnothérapeute, 156 articles (Psychopraticien certifié)

Frédéric Duval-Levesque, psychopraticien et hypnothérapeute

Psychopraticien certifié
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Autisme : Des Traitements Relevant de la Maltraitance Dénoncés en France !

Autisme : Des Traitements Relevant de la Maltraitance Dénoncés en France !
Autisme : Des Traitements Relevant de la Maltraitance Dénoncés en France !Alors que l’autisme est reconnu comme une maladie neurologique à travers le monde, elle est trop souvent prise pour une psychose en France, ce qui s’accompagne de traitements inadéquats, en décalage avec les méthodes éducatives et comportementales développées internationalement.
 
Elle dénonce des traitements qui relèvent de la maltraitance physique et psychique, en particulier le “packing” (”barbare et archaïque”), pratique qui consiste à enrouler la personne dans des draps trempés dans l’eau froide. Ce “traitement” est utilisé sur les enfants (et adultes) atteints d’autisme par quelques 300 hôpitaux français et structures médicalisées, “sans protocole, sans évaluation ni résultat”, dénonce l’association.
 
Alors que la plan autiste gouvernemental annoncé en mai dernier vise à favoriser le développement des approches éducatives et à prendre du recul par rapport aux approches de la psychiatrie et de la psychanalyse, les pratiques de prise en charge dans les établissements évoluent très peu.
 
Depuis des décennies, l’autisme est traité en France par diverses méthodes obscures, scandaleuses et inutiles, dénonce l’association. Elle cite dans son dossier de presse : "
  • Le packing : (ou séances d’enveloppements dans des draps froids et humides) est proposé pour le traitement des enfants et adolescents autistes dans les hôpitaux psychiatriques pour enfants (hôpitaux de jour). Le packing a pour but d’aider le patient à retrouver une image corporelle en privilégiant ses vécus sensoriels et émotionnels.
  • La pataugeoire : piscine thérapeutique où l’on observe les enfants et où on les prépare à une psychothérapie, un grand classique dans les hôpitaux de jour.
  • Le holding : découle du courant psychanalytique selon lequel les TED sont causés par un déséquilibre émotionnel dominé par l’anxiété, qui résulterait d’un manque de lien entre la mère et l’enfant. La holding thérapie se propose de restaurer ce lien lors de sessions de 45 minutes durant lesquelles les parents sont encouragés à contenir leur enfant en lui exprimant des affects positifs et en le regardant dans les yeux.
  • Les animaux (zoothérapies, équithérapies, etc.), les fermes thérapeutiques, la musico-thérapie : ces « thérapies » sont considérées comme un traitement pour soigner une maladie au lieu d’être considérées comme un loisir.
  • Les psychotropes et neuroleptiques sont utilisés non pas de manière ponctuelle pour faire face à certains troubles violents, mais comme manière de rendre léthargique, d’assommer les « patients »."
D’autres méthodes (comme l’oxygénation hyperbare) n’ont pas fait l’objet de validation scientifique, sont pratiquées sur les enfants sans évaluation voire sans suivi médical et coûte une fortune aux familles, met en garde l’association qui réclame que le Ministère de la Santé se prononce sur ces traitements. 
Frédéric Duval-Levesque, psychopraticien et hypnothérapeute. Mon blog: PSYCHOTHERAPIE - SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE - COACHING (à Toulouse)

SOURCES

  • Source: www.leapoursamy.com
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Mots-clés :
Enfants Handicap Autisme
Commentaires
3 votes
par Gilles (IP:xxx.xx8.76.112) le 29 octobre 2010 a 21H32
Gilles (Visiteur)

Bonsoir,

Je serais intéressé de savoir d’où vous tenez vos sources pour affirmer que l’autisme est reconnu comme une maladie neurologique. Ses composantes sont multiples et à tout le moins loin d’être pleinement élucidées. Quant au packing que vous citez, il fait actuellement l’objet d’une validation scientifique au même titre que nombre de méthodes thérapeutiques, dont le processus est soutenu par l’académie de médecine en France. Alors à moins de prendre le risque un peu ridicule de dire que les médecins en France via leur académie sont des "barbares archaïques", il serait peut-être bon de croiser les sources d’informations quand on prétend être "l’info santé" de quoi que ce soit. Sauf à admettre que ce site n’est que le relais d’un lobbying, ce que je n’oserai imaginer.

Notez au passage que je ne suis pas psychanalyste, ni même pro psychanalyse, simplement pro sérieux et professionnalisme...

Salutations.

4 votes
par Pere Castor (IP:xxx.xx5.39.216) le 1er novembre 2010 a 16H40
Pere Castor (Visiteur)

@Gilles : La nature neurobiologique de l’autisme fait désormais consensus parmi les scientifiques du monde entier et est d’ailleurs mentionnée dans le récent état des connaissances de la HAS : http://www.has-sante.fr/portail/jcm...

Ce consensus correspond simplement à l’hypothèse la plus probable eu égard aux résultats obtenus sur l’autisme par la recherche. Si vous pensez autrement c’est votre droit, mais c’est maintenant à vous qu’il incombe de démontrer le contraire en apportant des éléments concrets dans ce sens...

4 votes
par Virginie (IP:xxx.xx5.157.32) le 30 octobre 2010 a 08H49
Virginie (Visiteur)

Bonjour,

Je suis, comme Gilles, étonnée de lire un article si peu renseigné. C’est sûr que le sentiment général est que la science patauge un peu pour trouver une étiologie "claire" de l’autisme et que l’histoire des TED est sacrément marquée par la psychanalyse... Il n’empêche, que, quelle que soit l’étiologie, le trouble retentit sur la sphère sociale, comportementale, affective, communicationnelle et il convient de proposer à ces enfants et à leur parents des moyens (éducatifs, thérapeutiques...) et des outils pour pouvoir communiquer ensemble.

Sur le terrain je peux constater qu’il y autant de type d’autisme que d’enfant autistes, je peux constater que déjà le dépistage n’est pas facile et que la proximité avec tout un tas d’autres troubles (psychose infantile, déficience intellectuelle marquée...) nous empêche parfois de mettre en place des choses précocement. Pour moi cet article ne fait guère avancer le débat, d’autant que votre positionnement n’est pas clair : la pathologie est -selon vous -neurologique et vous émettez des réserves sur le traitement chimique... (je fais une parenthèse, mais, mis à part l’X fragile, les articles les plus récents ne sont pas aussi concluants pour une hypothèse à 100% neuro...)

Voilà et pour finir, je n’ai pas envie de reprendre les différentes méthodes que vous critiquez (et elles sont critiquables, à juste titre, si on lit la manière dont vous les décrivez) ; encore une fois je rejoins Gilles pour dire que certaines d’entre elles ont fait l’objet de recherches croisées et validées par la communauté scientifique (comme par exemple l’équithérapie, utilisée aussi dans le traitement des troubles du comportement alimentaire).

Ce long message pour dire que cela m’attriste de voir un article "professionnel" comme celui-ci...

Bien cordialement,

Virginie, Psychologue dans un CAMSP.

8 votes
par olivier (IP:xxx.xx9.17.43) le 30 octobre 2010 a 09H40
olivier (Visiteur)

@Gilles Si vous etes pro serieux, a ma connaissace, a ce jour l’étude de validation du packing n’a toujours pas commencée faute de volontaires permettant de créer des groupes correcte. Effectivement, je comprend qu’il n’est pas failce de trouver des parents qui ont envie de laisser leur enfant se faire envellopper dans des linges froids (5-10°). Or malgré que cette pratique n’ai aucune validation scientifique, on est quand meme loin du concept de bientraitance qui devrait prédominer, et de plus, cette pratique est utiliser dans de nombreux etablissements sans aucune procédure d’établie et sans aucun controle, voire sans information des parents. @Virginie, en temps que professionnelle, vous savez que vous devez utiliser les dernieres connaissances à jour, donc celles de la HAS qui préconisent d’utiliser la CIM 10, classification de l’OMS , ou les psychoses infantiles ramene a la classification F84, ca vous facilitera le travail, et envoyez les faire un diagnostique au CRA

8 votes
(IP:xxx.xx3.65.150) le 30 octobre 2010 a 12H00
 (Visiteur)

Je ne pense pas que la zoothérapie puisse être considérée comme une maltraitance. Ce qui est certain, c’est qu’elle ne sortira pas un enfant de l’autisme, surtout dans le cadre dans lequel elle est pratiquée (avec des "soignants")

Par contre, le packing pose effectivement question et pour tout dire, je trouve cela proprement honteux comme pratique ! Beaucoup de parents neurotypiques refuseraient que cela soit testé sur leurs propres enfants, mais sur les enfants autistes, c’est pas grave, ça les soigne ! On ne respecte ni sa pudeur,,ni sa dignité. Cette pratique est basée sur un postulat d’une absurdité sans nom. Comment, au 21ème siècle, des gens peuvent encore croire les théories idiotes sur l’autisme véhiculées par la psychanalyse ???

Je trouve le personnel soignant des structures spécialisées très malsain en général dans sa façon d’aborder la pathologie de l’enfant. Ce n’est pas pour rien qu’ils choisissent cette orientation professionnelle.

4 votes
par Elise (IP:xxx.xx0.245.55) le 30 octobre 2010 a 16H11
Elise (Visiteur)

"Je trouve le personnel soignant des structures spécialisées très malsain en général dans sa façon d’aborder la pathologie de l’enfant. Ce n’est pas pour rien qu’ils choisissent cette orientation professionnelle."

Bien. A partir de là, déjà, ça va être compliqué... Est-ce qu’Olivier (qui est quoi, au fait ?), et l’auteur de cet article, auteur anonyme, dont nous ne connaissons que son titre ("psychothérapeute" - donc ni psychologue, ni psychiatre... donc non-diplômé, non-formé) pourraient nous expliquer LA bonne manière de faire, étant donné que les "soi-niants" sont des mauvais maltraitants méchants malsains... ?

Et pourquoi renvoyer Virginie à la question du diagnostic ? Quel est le rapport ? On parle là de thérapeutique !

6 votes
par Alain (IP:xxx.xx3.141.81) le 30 octobre 2010 a 16H45
Alain (Visiteur)

Mais c’est quoi ce mauvais procès que vous faites à l’auteur de cet article ? Si vous n’êtes pas d’accord, et au lieu de vous attaquer à cette personne, commencez à balayer devant vos portes ! La source de l’article est citée, allez sur le site de cette association.

Et pour "Élise", qu’elle commence par répondre aux questions qu’elle pose à cet auteur !

Enfin, et non des moindres, ce que vous avez écrit dans votre parenthèse ne vaut rien : depuis le décret de la loi Accoyer, un psychothérapeute peut être psychologue, psychiatre etc... et donc être formé, diplômé.

Et de là à dire que tout psychothérapeute est non-diplômé, non-formé... vos préjugés vous étouffent... allez donc voir un psy ;-)

5 votes
(IP:xxx.xx3.65.150) le 30 octobre 2010 a 17H14
 (Visiteur)

Je ne suis pas Olivier. Non, je ne suis pas psy, ni personnel soignant mais je suis formé en guidance parentale car je ne suis QUE parent d’un enfant atteint d’un TSA, excusez-moi. Il faut avoir fait des études pour savoir comment faire évoluer la personne autiste au quotidien ? Je ne crois pas non. Ce sentiment de malaise m’est apparue quand j’ai vu dans un reportage, une équipe travailler autour de l’enfant autiste, dans un hôpital de jour. Comment ne pas devenir fou après une telle prise en charge ? Mon enfant n’a jamais eu de prise en charge autre qu’orthophonie et thérapie comportementale en libéral et à 5 ans, la relation aux autres est apparue de façon tout à fait naturelle au contact des enfants de son école. Rien ne le différencie à présent des autres enfants, hormis le fait qu’il a encore besoin d’un étayage scolaire pour comprendre les consignes. Il n’a jamais eu à se mettre nu devant trois ou quatre soignants pour être packé, il n’a jamais eu à subir d’interprétations psychanalytiques sur son comportement... Il n’a jamais été retiré du circuit classique. Il a une vie comme tous les autres enfants de son âge, vie à laquelle il a DROIT.

Merci Psytoulouse pour cet excellent article.

9 votes
par Frédéric Duval-Levesque, psychopraticien et hypnothérapeute (IP:xxx.xx1.250.40) le 30 octobre 2010 a 15H21
Frédéric Duval-Levesque, psychopraticien et hypnothérapeute, 156 articles (Psychopraticien certifié)

Tous les "professionnels" de l’autisme en HP/institutions devraient voir ce documentaire et/ou savoir ce qui réussit à l’étranger dans la prise en charge de des autismes. S’informer aussi auprès des associations de parents serait utiles de la part de certains "soi-niants".

Les deux premières réactions ci-dessus montrent qu’il y a encore du chemin à faire...

Titre du documentaire : "Elle s’appelle Sabine", de Sandrine Bonnaire Documentaire français - Année de production : 2007 - Date de sortie : 30 Janvier 2008 - Durée : 1h 25min. Écrit et réalisé par : Sandrine Bonnaire

Présenté en 2007 au Festival de Cannes où il remporte le Prix Fipreschi de la Critique Internationale, ce documentaire très personnel est une sorte d’introspection de Sandrine Bonnaire, marraine des Journées de l’Autisme en 2001, à travers le regard permanent qu’elle porte sur sa soeur Sabine, jouant sur l’image à travers le temps - grâce à des vidéos prises pendant leur adolescence commune et lors du tournage en 2007 après que sa soeur a subi cinq ans d’internement en asile psychiatrique.

Le film que Sandrine Bonnaire a réalisé sur Sabine, sa soeur autiste âgée de 38 ans, dresse un constat quasi journalistique : « Aujourd’hui, Sabine est prise en charge dans un foyer, mais il n’y a pas assez de centres d’accueil médicalisés en France. J’ai été marraine de la Journée de l’autisme et je reçois toujours des lettres de familles qui sont dans la détresse. Ce documentaire est une manière d’agir plus concrètement, de faire passer un message de sensibilisation », explique la comédienne.

Petite, Sabine fréquente une « école pour enfants anormaux », mais devient victime de la cruauté de ses camarades qui la surnomment « Sabine la folle ». Elle reste dans sa famille jusqu’à l’âge de 27 ans. Elle fabrique des poupées, apprend l’anglais, joue Schubert et Bach, des facultés qu’elle perdra à l’hôpital psychiatrique où elle a été diagnostiquée, bien tardivement à l’âge de 32 ans, « psycho infantile avec des comportements autistiques ».

« Dès la première année d’internement, elle a décliné mentalement et physiquement, se souvient Sandrine Bonnaire, son aînée d’un an. Elle se trouvait dans un milieu assez carcéral, je me suis demandé si c’était à cause de la maladie ou de l’endroit que son état se dégradait. Nous donnions raison aux médecins en nous disant qu’ils connaissaient le problème. En même temps, je voyais bien que quelque chose n’allait pas. J’étais très nostalgique de la Sabine d’avant. Quand je l’ai comparée à celle d’« après », j’ai éprouvé un sentiment d’injustice et j’ai eu envie de faire un film. Je n’ai pas eu le courage de le faire plus tôt, j’avais peur d’être impudique. »

Un établissement inadapté

La réalisatrice, qui a tourné son documentaire en 2006, a su, au contraire, éviter le piège du pathos. « À cette époque, j’étais moins en colère », confie-t-elle. Sans tomber dans une polémique inutile, elle pointe toutefois du doigt les conséquences d’un internement dans un établissement inadapté. « Personne ne doit vivre dans un hôpital. C’est un lieu de soins et de transition et non un lieu de vie. L’autisme n’est pas une maladie, mais un handicap. » Sabine a aimé le documentaire. « Il l’a apaisée », signale Sandrine Bonnaire.

Sabine avant, Sabine après, Sabine aujourd’hui dans un foyer d’accueil en Charente, à Montmoreau *, qui a pu ouvrir grâce à l’acharnement de certains et à la notoriété de l’actrice, entourée d’un personnel attentif et bienveillant, ayant réduit ses doses de médicaments de moitié, retrouvant peu à peu des fonctions que l’asile avait écrasées dans la violence et la chimie (mais jusqu’où ?)...

Introspection car on ne peut voir ces images sans comprendre que Sandrine s’interroge et interroge sur la notion de culpabilité. Culpabilité des familles qui ne savent pas comment prendre en charge une différence, faute d’une société qui tourne le dos aux besoins de ceux que quelque mystère a enfermés dans une forteresse intérieure - l’autisme est-il physique ou psychologique ?

La psychiatre qui suit Sabine répond qu’il ne faut pas parler d’autisme mais des autismes - inquiétude sur l’avenir car ces enfants qui ne ressemblent pas aux autres vont devenir grand et un jour n’auront plus leurs parents... On est presque gêné de faire un commentaire sur ce documentaire qui forcément passe très peu par les mots pour exprimer ce désarroi, des malades, de ceux qui les accompagnent, cette absence de solution terrible qui fait tour à tour crier Sabine, parler Sabine, qui s’exprime avec pas mal d’habileté et pleure en revoyant les images de son voyage à New-York avec Sandrine il y a...

Il y a devant ces images de la traversée de la mer en Concorde, toute la concorde meurtrie entre les deux soeurs - Sabine demandant sans cesse à Sandrine, aujourd’hui, si elle reviendra demain - et toute la traversées de vies mises à l’écart par un monde d’hypocrisies et d’économies dirigées vers des besoins plus productifs.

Ce film est un constat d’un grand courage, d’une rare immobilité, la réalisatrice est figée devant tant de tristesse, d’une grande compassion, c’est un message adressée à une soeur qui prend sa source dans la plus farouche nostalgie, celle d’avant les coups, d’avant les rictus un peu trop prononcés, du temps où Sabine, avec trente kilos en moins et un sourire qui ne parvient plus à se dessiner sur sa bouche, pouvait s’asseoir à son piano sans nous tirer des larmes. Bouleversant, instructif, indispensable.

Réaction d’un internaute :

"Je l’ai vu il y a 4 mois et aujourd’hui l’émotion est restée intacte. Ce n’est pas un film fait par hasard, sûrement pas un énième film sur le handicap, mais un docu militant tout en finesse qui dénonce les dérives de l’institution psychiatrique avec une incroyable légitimité. Tout est dans l’image, dans les flash back et le champ/contre champ temporel de Sabine avant et après les médocs. Celle qui fait du scooter, rigole et danse, joue du piano, et celle qui quelques années plus tard, méconnaissable, a pris 20 kilos, bave, mord... elle ressemblait à sa frangine l’actrice, elle ressemble à une épave détruite par la camisole chimique, peut-être la maladie. Tout est dans le off aussi, si la soeur de Sandrine Bonnaire est traitée comme ça alors comment sont traitées les autres, ces anonymes dont on ne parlera jamais.... C’est aussi un film témoignage sur l’amour entre deux soeurs, malgré la maladie, malgré l’éloignement. C’est elle qui cadre et réalise avec la distance juste, c’est forcément difficile et extrêmement courageux car elle dévoile à travers le portrait de sa soeur une grosse part de son intimité. Mettre sa notoriété au service d’une cause souvent ça fait sourire... ici cela fait pleurer de rage mais aussi d’émotion." Francis

Elle s’appelle Sabine était passé le 14 septembre 2007 sur France 3, puis est sorti sur grand écran en janvier 2008, il est encore visible dans quelques salles, il faut, si ce n’est fait, aller le voir.

* Le film a été tourné au sein de l’APEC (Agir pour la Protection, l’Education et la Citoyenneté), une association qui anime des structures spécialisées dans la prise en charge des troubles mentaux. L’APEC, dont les actions touchent à l’année plus de 350 usagers dont une trentaine d’autistes, fonctionne sur un système de petites unités, permettant un travail de qualité dans l’accompagnement des personnes.

Selon l’INSERM, on compterait 40 000 enfants et adolescents autistes, et environ le même nombre d’autistes adultes.

Il faut aussi aller sur le site de l’association Léa pour Samy - La Voix de l’Enfant Autiste, d’envergure internationale qui agit, dans les pays francophones, pour la défense, la protection et l’intégration des enfants atteints d’autisme et de leur famille. Léa pour Samy - La Voix de l’Enfant Autiste, est une Organisation Non Gouvernementale (O.N.G) apolitique qui œuvre pour l’intérêt général de l’autisme et rejette l’intérêt particulier, le profit et le pouvoir. Site : www.leapoursamy.com/ - Contact : leapoursamy@wanadoo.fr

7 votes
par Virginie (IP:xxx.xx7.23.219) le 31 octobre 2010 a 06H50
Virginie (Visiteur)

Je réponds ici à Olivier sur la question du diagnostique . Je suis d’accord avec Elise ce n’est pas du tout le propos de l’article ni même de ma réponse initiale, c’était juste pour appuyer le fait qu’il y avait autant de cas singulier que de "typologies" d’enfants autistes, que certains effectivement vont pouvoir apprendre plus facilement à accepter l’Autre avec une scolarisation classique, d’autre pour qui il va falloir mettre en place tout un tas de médiateurs communicationnels et pragmatiques (style ABA...) et qui relèvent de l’enseignement et de la prise en charge spécialisée.

Pour revenir aux critères diagnostiques, oui, nous devons nous référer aux dernières avancées...jusqu’à preuve du contraire ça ne rend pas le travail plus facile. Le diagnostic précoce est une chose extrêmement complexe, et il faut avoir l’intelligence - je l’espère - de ne pas coller trop d’étiquettes trop vite et de laisser le temps à l’enfant de s’installer dans la relation, de prendre ses marques (avec des personnes qu’il ne connaît pas, dans des endroits qu’il ne connaît pas...). Et j’ai personnellement travaillé dans un CRA, c’est exactement la même chose !

Les CAMSP sont habilités à faire des diagnostics de TED car ceux-ci doivent être posés par une équipe pluridisciplinaire, pour peu qu’elle ait les outils standardisés : PEP-R, Vineland, ADOS, ADI... (ce qui n’est pas le cas de tous, j’en conviens)

5 votes
par Pere Castor (IP:xxx.xx5.39.216) le 1er novembre 2010 a 16H35
Pere Castor (Visiteur)

Merci pour cet article, court et allant à l’essentiel. Les premières réactions montrent qu’effectivement il y a encore du boulot pour rejoindre le niveau des autres pays. Que ces prises en charge stupides n’existent qu’en France et que les autres pays, "développés" ou non, aient tous évolués depuis longtemps vers de l’éducatif cognitivo-comportemental, étrangement ça ne suffit toujours pas à remettre en question les certitudes de certains.

4 votes
par Elise (IP:xxx.xx0.245.55) le 1er novembre 2010 a 20H10
Elise (Visiteur)

J’avais rédigé une réponse, qui a été affichée quelque temps, puis manifestement effacée... Censure ? ou problème internétique ? Je fais l’effort de réécrire...

Pour répondre à Alain : Concernant les psychothérapeutes : ce n’est pas tout à fait cela. L’amendement Accoyer n’a eu aucun effet. Il n’a jamais été appliqué. Et il stipulait que ne pouvaient se dire psychothérapeute que les psychologues et psychiatres (jusqu’à présent, le titre n’étant pas protégé)... Ca date un peu maintenant (j’étais en 4e année de psychologie lorsque l’amendement est sorti). Mais il y a eu un décret le 22 mai dernier qui est effectif depuis le 1er juillet et qui protège désormais le titre de psychothérapeute : ne peuvent y prétendre uniquement les médecins et psychologues (avec une formation complémentaire en psychopathologie). Ce qui me "prouve" que l’auteur de cet article n’est ni psychologue, ni psychiatre (et donc qu’il n’a jamais pu travailler dans une institution quelle qu’elle soit - étant donné qu’elles n’engagent que des personnes ayant un diplôme, une formation reconnue), c’est la manière dont il se désigne : "psychothérapeute", puis "psy-praticien certifié". Eh oui, les ex-psychothérapeutes qui ne peuvent plus, désormais prétendre à ce titre protégé se trouvent des autres dénominations. "Psy-praticien", "psycho-praticien", "parapsychologue", etc. Pour rappel, les dernières lois (amendement Accoyer, décret du 22 mai 2010, loi HPST) ayant comme objectif de protéger le titre de psychothérapeute, avaient comme finalité la protection du public contre les charlatans et les dérives sectaires.

Ce que je regrette dans cet article, c’est l’absence d’arguments (et c’est là qu’on remarque bien l’absence de formation à la rédaction d’articles !), de sources, la qualification de maltraitance, d’obscure, d’inutile, de stupide (je reprends les termes utilisés par l’auteur de l’article, comme par les commentaires qui en découlent) certaines pratiques comme la musico-thérapie, l’équi-thérapie... et tout ceci sans argumentation ! Et affirmer que nous, soignants, pratiquons sans évaluation est totalement faux !!! Ce que je regrette également, c’est qu’on se base sur un film, un documentaire, un reportage, pour se faire une opinion globale sur les hôpitaux de jour (par exemple). Bien sûr, il existe des structures, des soignants maltraitants. Comme il existe des prêtres pédophiles. Mais est-ce à dire qu’ils le sont tous ? Bien entendu, non !

Et puis on confond tout : psychiatrie de l’enfant, psychiatrie de l’adulte...

Sinon, vous m’interrogez sur quelles seraient, selon moi, les "bonnes manières de faire" : je réponds aux critiques de cet article : on critique toutes les méthodes, sans rien proposer : pas très constructif, tout cela ! Si vous voulez réellement (j’en doute) connaître mon point de vue (professionnel) sur la question, je vous invite à une Journée d’Etude organisée sur Nancy le samedi 26 mars 2011 sur le thème : "Je grandis, comment tu m’aides ? - Les interventions du psychologue auprès des 0-18 ans". (pour plus d’info : elise.marchetti@voila.fr )

Réponse en vrac, aux autres :

Pour ma part, je n’évoquerai pas la psychiatrie de l’adulte, je n’y ai jamais pratiqué (sauf en stage).

J’ai travaillé en IME, en ITEP, actuellement en CMP et en hôpital de jour. Dans toutes ces structures, le packing n’est pas pratiqué, je n’aurais donc pas l’outrecuidance d’en faire des commentaires ou des critiques (cela s’appelle l’humilité et l’éthique - mais manifestement, cela n’est pas partagé par tous...).

L’éducatif (via les méthodes ABA, par exemple) est utilisé en France (par des éducateurs, justement). Mais ce n’est pas la panacée non plus ! D’ailleurs, dans les pays étrangers, comme en France, on utilise également d’autres méthodes, d’autres paradigmes... Je suis tout à fait ouverte aux courants cognitivo-comportementaux, une grande partie de ma formation s’étant faite à partir de cette obédience. Toutefois, il peut y avoir de graves dérives (je pense notamment au fameux rapport INSERM préconisant de détecter les signes comportementaux précurseurs de la délinquance et des troubles du comportement avant 3 ans...). Je suis également très mitigée par rapport aux méthodes TEACCH, par exemple. Parfois, les méthodes comportementales tiennent du dressage, on ne tient plus compte de la singularité de l’enfant, on ne lui parle même plus !

Réponse à la maman d’un enfant souffrant de "TSA" (désolée, je ne sais pas ce que c’est... et puis les diagnostics, les étiquettes, de toute façon, ce n’est pas ma tasse de thé - je ne suis "que" psychologue, pas médecin. Je fais des bilans, des psychothérapies, mais pas de diagnostics) : Non, il ne faut pas forcément avoir fait des études pour savoir,comme vous l’écrivez, "faire évoluer la personne autiste au quotidien". En revanche, pour ce qui est du soin, oui, et mille fois, oui, il faut être formé ! (et pas 5 heures par mois pendant un an comme les psychothérapeutes ni-ni (ni psychologue, ni psychiatre)) Vous avez l’avis d’un parent, que je respecte tout à fait. J’ai l’avis d’une professionnelle du soin. Je ne pense pas être "malsaine", simplement parce que j’ai choisi d’aider des enfants, des familles qui en avaient besoin. Depuis la loi de 2005, toutes les structures doivent aller vers la scolarité partagée. Oh que c’est beau ! Oh que c’est politiquement correct ! Oui, les enfants y ont DROIT... Mais à quel prix ? Vous savez que les études montrent que les enfants en IME ont une meilleure estime d’eux-mêmes que les enfants en scolarité ordinaire ? Lorsque je travaillais en IME, je ne cessais de penser que les enfants avaient une chance folle, car ils avaient, outre du soin classique (psychologue, pédopsychiatre, psychomotricienne et orthophoniste), des activités éducatives qui les ouvraient sur plein de choses et qui prenaient en compte leur spécificité, leur singularité propre, des temps scolaires en tout petits groupes, deux récrés par matinée, etc. Quand je travallais en ITEP (structure totalement hors-la-loi : sans psychiatre, et sans scolarité partagée), je trouvais formidable, car il y avait une offre de formation technique qui correspondait bien aux besoins de ces adolescents (maçonnerie, mécanique auto, ouvrier du paysage, peintre en bâtiment, menuiserie, plomberie), avec peu de temps scolaire (donc plus d’échec pour ces jeunes - pourtant non déficients), et avec la possibilité d’avoir un CAP à la fin... Et j’ai pu voir les désastres que provoquaient, parfois, les scolarités partagées, obligatoires (pas toujours désastreux, mais parfois) : un ado qui, lorsqu’il était en IME, sortait de la psychose, commençait, en 6e, à présenter des symptômes positifs de la schizophrénie, d’autres ados ou enfants qui renouaient avec l’échec scolaire massif, la mésestime de soi, l’inhibition et le désinvestissement scolaires qui en étaient la conséquence, alors qu’en IME ils réussissaient pas trop mal, avec des méthodes diversifiées, adaptées (méthode gestuelle, méthode des alpha...).

3 votes
par Pere Castor (IP:xxx.xx5.39.216) le 2 novembre 2010 a 08H49
Pere Castor (Visiteur)

L’ABA, le TEACCH, ce n’est certes pas la panacée puisqu’on ne "sauve" "que" 40% à 50% des autistes, la plupart des autres progressent au point qu’à l’arrivée une petite minorité seulement est institutionnalisé à temps plein à l’age adulte. En France, inversez les proportions et vous avez le résultat de nos belles institutions... Tout n’est pas parfait à l’étranger mais ils sont clairement en avance sur nous, et au lieu de donner des leçons avec nos prises en charge psyKK on ferait mieux d’aller apprendre avec humilité et ouverture d’esprit ce qui se fait de mieux. Heureusement ça progresse, en témoigne le nombre de structures ABA ou TEACCH qui ouvrent en ce moment, mais c’est toujours sous la pression des parents.

Après ABA TEACCH ça ne suffit pas forcément, il faut s’adapter aux enfants et d’autres approches peuvent être utiles, je pense aux abords par le jeu (Floortime), la psychomotricité, l’orthophonie. Mais de grâce cessez de véhiculer des clichés de propagande en parlant de dressage, et allez voir sur place, discutez en avec les parents, regardez comment ça se passe concrètement et pas dans les fantasmes des psychanalystes vicéralement anti-comportementalisme.

Quant à la scolarisation, bien accompagnée, elle aide plus et coute moins cher. Si ça merdoie en France c’est par vision à courte vue et mauvaise gestion (économies de court terme, compartimentage des budgets). La encore on aurait avantage à s’inspirer de l’exemple suédois par exemple, où c’est une réussite. Oui, en IME ils sont protégés. Jusqu’à quel age ? Et que leur arrive-t’il après ? Un IME c’est effectivement très bien pour beaucoup d’enfants (un IME ABA surtout), à condition de pouvoir en sortir ailleurs que forcément dans une autre institution...

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par Elise (IP:xxx.xx0.245.55) le 1er novembre 2010 a 20H35
Elise (Visiteur)

Pour tous ceux qui pensent qu’à l’étranger, "c’est mieux" et critiquent le "retard" de la France : http://www.bbc.co.uk/news/uk-scotla...

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par Pere Castor (IP:xxx.xx5.39.216) le 2 novembre 2010 a 08H51
Pere Castor (Visiteur)

Votre article sur ce récent scandale montre qu’effectivement, c’est mieux à l’étranger, parce que cet abus a été détecté et supprimé très rapidement. Il y a des cons et des gens fermés ou obscurantistes partout, même dans les pays les plus en pointe. Cet article le montre, et montre aussi qu’on a réglé le problème correctement.

En France, à l’inverse, le packing continue, et ça ne choque personne. Les autistes ne bénéficient toujours pas pour la plupart de prise en charge adaptée, et tout le monde s’en fout sauf leurs parents qui se battent pour faire respecter leurs droits en plus de se débattre avec un quotidien beaucoup plus lourd que la moyenne.

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par Elise (IP:xxx.xx6.251.93) le 2 novembre 2010 a 21H39
Elise (Visiteur)

Vous pouvez citer les sources de toutes les informations, les chiffres que vous donnez ?? Les sources de :
- "L’ABA, le TEACCH, ce n’est certes pas la panacée puisqu’on ne "sauve" "que" 40% à 50% des autistes"
- "la plupart des autres (donc, 50 à 60%) progressent au point qu’à l’arrivée une petite minorité seulement est institutionnalisé à temps plein à l’age adulte
- "En France, inversez les proportions et vous avez le résultat de nos belles institutions...
- "Après ABA TEACCH ça ne suffit pas forcément"
- "d’autres approches peuvent être utiles, je pense aux abords par le jeu (Floortime), la psychomotricité, l’orthophonie"
- "l’exemple suédois par exemple, où c’est une réussite"
- "Un IME c’est effectivement très bien pour beaucoup d’enfants"
- " (un IME ABA surtout)"

— > D’où tenez-vous toutes ces infos ? Pour pouvoir avancer de tels arguments, il faut des sources, des études, etc. Sinon, comprenez bien que je ne pourrais pas prendre vos arguments au sérieux...

Ca veut dire quoi : "PsyKK" ?

Ne me dîtes pas d’aller voir sur place, relisez mon message ! J’ai travaillé en ITEP, en CEP, en IME. Et acutellement, je bosse en HDJ ! Donc des enfants, des parents, j’en rencontre tous les jours dans le cadre de la pratique clinique, comme dans le cadre de ma pratique de chercheur... Ce ne sont pas des fantasmes de psychanalyste ! A nouveau, relisez bien mon message : je suis psychologue et non pas psychanalyste... et j’ai bien écris que je ne parlais que de ce que je connais... J’ai été formée à l’approche comportementalise et l’approche cognitivo-comportementale, donc je sais pertinemment de quoi je parle. Ce ne sont pas des préjugés.

Enfin, si je comprends bien votre message : tout sauf du psy ? Oui aux éducateurs, aux orthophonistes, aux psychomotriciens ? Non aux ateliers thérapeutiques, aux psychothérapies individuelles, aux thérapies familiales ? Oui à l’éducatif et au rééducatif ? Non au soin, à la psychanalyse, à la systémie ?

Ne croyez vous pas que c’est une vision quelque peu réductrice, et par là même, obscurantiste (joli néologisme, à propos...) ?

Vous écrivez : "et tout le monde s’en fout sauf leurs parents qui se battent pour faire respecter leurs droits en plus de se débattre avec un quotidien beaucoup plus lourd que la moyenne." Et nous, alors, les soignants ? Vous pensez qu’on s’en fiche ? Pourquoi fait-on ce boulot, à votre avis ?

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par Pere Castor (IP:xxx.xx4.82.30) le 4 novembre 2010 a 13H07
Pere Castor (Visiteur)

Pour les chiffres que vous demandez, je vous renvoie à la bibliographie, d’une part de l’état des connaissances partagées de la HAS, d’autre part du guide de bonnes pratiques espagnol de 2006 :

http://www.has-sante.fr/portail/jcm...

http://arapi.pagesperso-orange.fr/f...

Les 50% résultent de l’étude initiale de Lovaas sur son application de l’ABA à la prise en charge de l’autisme, dont les résultats ont été reproduits plusieurs fois (avec des taux de succès entre 30% et 40% si ma mémoire est bonne, pas 50% mais l’ordre de grandeur y est).

Le même guide espagnol répondra en partie à la suite de votre message. Par ailleurs vous trouverez sur le site de la division TEACCH la phrase suivante : "As a result of the program’s work over the past 40 years, only 5% of TEACCH’s adult clients with autism have to be institutionalized, compared to an average of 46% internationally. " http://teacch.com/programs-and-serv... L’équipe Teacch parvient donc à réduire le taux d’adultes autistes institutionnalisés 24h/24 à 5%... La France en est bien loin.

"psyKK" est un acronyme péjoratif utilisé par maints parents ayant initialement mis leur enfant autiste en HdJ CMP IME ou autre, avec des prises en charge d’inspiration psychodynamique (avant de l’en sortir pour faire de l’éducatif). Il s’agit d’une abbréviation de "psychanalyste" qui intègre le caractère souvent scatologique rt ridicule de discours entendus par lesdits parents, comme ceux-la par exemple : http://www.autisme-info.ch/betisier.htm

Ensuite vous avez assez bien compris mon message, qui s’appuie sur les guides de bonnes pratiques étrangers (dont fait partie celui que je vous donne en lien) :
- les prises en charge éducatives ont donné des preuves concluantes d’efficacité (ABA, TEACCH, PECS)
- l’orthophonie, la psychomotricité (si elle est plus "motrice" que "psy...") ont également montré leur utilité
- la thérapie familiale ou individuelle : ça n’est utile que comme palliatif. S’il s’agit d’aider un ado autiste à supporter sa différence et garder une bonne image de soi pour éviter une dépression, s’il s’agit d’accompagner une famille exténuée pour lui faire reprendre pied après l’annonce souvent très dure d’un diagnostic d’autisme, c’est utile. S’il s’agit au contraire de psychanalyser un autiste et/ou sa mère afin de "restaurer une relation déficiente" censée être à l’origine de l’autisme de l’enfant, c’est au mieux une perte de temps, au pire une culpabilisation à tort de la famille. L’autisme n’est pas un trouble de la relation mère-enfant.
- qu’entendez vous par "atelier thérapeutique" ? S’il s’agit de pataugeoire ou de packing, alors vous avez bien compris c’est NON. Non car inutile, contre-productif voire maltraitant.

Vous ne préconiseriez pas de "soin" pour un dyslexique il me semble. Eh bien pour l’autisme, qui est également d’origine neurobiologique, c’est pareil. Je vous rappelle qu’il y a encore peu on pensait "soigner" par la psychanalyse le syndrome de La Tourette, or celui-ci a depuis été reconnu comme neurologique et nécessitant de l’éducatif, pas du "soin".

Il ne s’agit pas d’une vision réductrice ni obscurantiste mais réaliste et soucieuse d’une utilisation optimale des ressources. Un psychologue prenant en charge des autistes devrait plus s’occuper de les faire progresser avec des prises en charge éducatives précoces que démarrer une thérapie mère-enfant, il suffit de se baser sur la littérature scientifique pour en prendre conscience. Son salaire sera ainsi dépensé plus utilement.

Un "soignant" qui fait un atelier pataugeoire, est surement plein de bonne volonté, ce qui n’empêche pas que ce qu’il fait est inutile (au mieux...). Mais c’est dur de l’accepter quand on croit à ce qu’on fait...

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par ann (IP:xxx.xx3.89.187) le 11 décembre 2010 a 19H55
ann (Visiteur)

père castor a bien résumé les faits : je suis médecin, je travaille depuis 15 ans au contact de personnes autistes : la situation est bien celle là ; il y a indivduellement partout des personnels de bonne vlonté et de grande conscience ; mais lorsque les formations ( et encore celles d’auourd’hui parfois !)initiales et continues sont "datées" ( le mot est faible) comment remettre en question la "philosophie" du lieu où on travaille ;

Que de gachis ; on voit des enfants puis des adults s"abimer dans leur autisme alors que d’autres choses pouvaient être faites : ABA TEACCH PECS Thérapie d’Echanges et Developpementales ( Lelord-Tours) Floortime ... sont , lorsqu’elles sont bien pratiquées, des modalités éducatives basées sur l’échange, la réciprocité et sur la communication ... il n’est absolument pas quesion de dressage mais d’EDUCATION , d’ouverture , d’accrochage social . tout estlà : en autisme , c’est ça le point fondamental !

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par Hope (IP:xxx.xx0.16.200) le 6 février 2011 a 21H25
Hope (Visiteur)

Avez vous la liste de ces 300 établissements ? Merci.

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par dominique (IP:xxx.xx3.23.224) le 12 mars 2012 a 17H47
dominique (Visiteur)

Je viens de tomber sur cette vidéo youtube : "LE FILM A VOIR ... A FUIR Connaissez vous le Packing ? Savez-vous où il se pratique ? Par qui ? Pourquoi ? VAINCRE L’AUTISME se bat depuis des années pour faire interdire cette pratique dans les hôpitaux psychiatriques. Ce 8 mars 2012, la Haute Autorité de la Santé et l’ANESM se sont formellement opposées à l’utilisation thérapeutique de l’enveloppement corporel humide : le Packing. Merci à tous ceux qui nous ont aidé dans ce combat. Parents, familles, enfants, bénévoles, amis et professionnels.

INTERPELLER - PARTAGER - DIFFUSER - DENONCER VAINCRE L’AUTISME : http://www.vaincrelautisme.org/cont... YOUTUBE : http://www.youtube.com/watch?featur... TWITTER : http://twitter.com/# !/Vaincrelautis... FACEBOOK : http://www.facebook.com/188089237873384 " L’avez-vous vue ? Qu’en pensez-vous ?