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Alcool : Plus de dégâts chez les filles que chez les garçons
Alcool : Plus de dégâts chez les filles que chez les garçons
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18 juillet 2011 | 2 commentaires
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Henri de Miebenthal, 476 articles (Kinésithérapeute)

Henri de Miebenthal

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Alcool : Plus de dégâts chez les filles que chez les garçons

Alcool : Plus de dégâts chez les filles que chez les garçons

Les adolescents sont particulièrement exposés à une consommation excessive d’alcool, et ce alors que ces derniers traversent une période de développement clé pour le fonctionnement cognitif. Face notamment au phénomène du binge drinking, des universitaires d’outre-Atlantique ont voulu en savoir davantage. Une étude américaine rendue publique sur le Net le 15 juillet dernier, et à paraître dans l’édition d’octobre de la revue Alcoholism : Clinical & Experimental Research révèle ainsi que les conséquence de l’abus d’alcool sont plus durables sur le cerveau des filles que sur celui des garçons. Et ce en grande partie pour des raisons physiologiques et hormonales.

Si on se réfère à l’étude réalisée par des scientifiques américains rattachés aux universités de Stanford et San Diego, l’égalité hommes-femmes devant l’alcool tiendrait du mirage. Les spécialistes du cerveau sont unanimes : Les abus d’alcool occasionnent des dégâts plus importants et plus durables dans le cerveau des filles que dans celui des garçons. Pour dresser leurs conclusions, les scientifiques ont procédé à des analyses sur le cerveau de 95 adolescents des deux sexes, dont 40 (27 hommes et 13 femmes) ont été "invités" à des beuveries auxquelles ont également pris part des garçons.

Les filles se sont ainsi fait servir au moins quatre verres à la suite, alors que les garçons ont pris au minimum cinq verres. Suite aux tests neuropsychologiques de mémoire et à une prise d’images de l’activité cérébrale par résonance magnétique, l’auteur principal de l’étude, le professeur en psychiatrie Susan Tapert, remarque ainsi que « plusieurs régions du cerveau se sont retrouvées réduites par rapport aux jeunes qui ne boivent pas d’alcool. Le cerveau tourne au ralenti, et les capacités d’attention et de mémoire sont particulièrement affectées ». Une observation plus aboutie parvient cette fois à la constatation que les femmes sont bien plus vulnérables que les hommes : « L’ivresse produit des effets similaires sur les hommes, mais de façon moins prononcée et moins préjudiciable à moyen terme ».

L’explication serait à trouver dans le fait que les femmes ont un indice de masse graisseuse supérieur aux hommes, mais aussi un métabolisme plus lent et un poids général moins élevé. En outre, comme le suggère le professeur Tapert, « du point de vue du développement cérébral, les filles ont un an ou deux ans d’avance sur les garçons ». En attendant la publication des résultats détaillés en octobre prochain, les chercheurs indiquent enfin que « 30% des lycéens américains [de niveau Terminale ndlr] confessent avoir bu sans modération dans la mois précédant l’étude ».
 

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Commentaires
1 vote
par L.S. (IP:xxx.xx8.252.228) le 19 juillet 2011 a 10H55
L.S. (Visiteur)

... « La beauté, c’est comme l’alcool ou le confort, on s’y habitue, on n’y fait plus attention. c’est peut-être cela qu’on cherche à travers la vie, rien que cela, le plus grand chagrin possible pour devenir soi-même avant de mourir. presque tous les désirs du pauvre sont punis de prison. l’amour c’est comme l’alcool, plus on est impuissant et saoûl et plus on se croit fort et malin, et sûr de ses droits. la télé est dangereuse pour les hommes. Personne ne pourra empêcher maintenant la marche en avant de cette infernale machine. »... ... « Le ventre des femmes recèle toujours un enfant ou une maladie. » - Extrait du Voyage au bout de la nuit [ Louis-Ferdinand Céline ] http://www.evene.fr/celebre/biograp... évidemment qu’il faut censurer toutes ces vérités trop dures à regarder en face. L.S.

4 votes
par Mokuren (IP:xxx.xx9.182.218) le 19 juillet 2011 a 11H44
Mokuren (Visiteur)

C’est quoi le problème ? L’alcool chez les jeunes ou l’alcool chez les filles ? Vraiment n’importe quoi, cet article.

Déjà, une étude réalisée sur 95 personnes ne veut pas dire grand chose. Il faut au moins 1000 sujets pour que les chiffres révèlent quelque chose d’intéressant. A moins qu’il faille considérer ça comme une étude quali ? On sait pas trop, vu que l’article reste très imprécis sur les modalités, l’âge des jeunes, leurs comportements, etc. Pour une étude quali, il faut se montrer plus précis.

On pourrait répondre à l’inverse que, vu les statistiques des assurances auto, la conduite des garçons est davantage influencée par l’alcool que celle des filles... A moins que leur comportement vis-à-vis de l’alcool ne soit différent ? C’est certainement le cas, et c’est l’aspect que l’auteur de l’article a tout simplement oublié car il n’a pas voulu se fendre d’une quelconque analyse sociologique sur le sujet, préférant condamner l’alcool chez les filles. Parce qu’il veut juste faire passer son message : il faut surveiller davantage les filles qui s’éclatent que les garçons, vieux message sexiste qui nous renvoie des décennies en arrière.

Ah et puis j’aime bien quand l’auteur nous parle des "scientifiques" ou des "spécialistes du cerveau", en n’oubliant pas de parler d’impact sur des "régions du cerveau"... alors que l’étude du cerveau n’est pas encore une science exacte, loin de là, et que les "spécialistes du cerveau" sont loin d’avoir accordé leurs violons. Il suffit de voir pour s’en convaincre les études bidons qu’on nous sort régulièrement sur les différences entre le "cerveau masculin" et le "cerveau féminin", et qui aboutissent toujours à des résultats très orientés idéologiquement sur la place que chacun doit avoir dans notre société. Comme cet article.