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Addiction aux jeux vidéos et à internet, quelle définition ?
Addiction aux jeux vidéos et à internet, quelle définition ?
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31 mars 2010 | 9 commentaires
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Docteur Bertrand Vachey, 1 article (Pédopsychiatre)

Docteur Bertrand Vachey

Pédopsychiatre
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Addiction aux jeux vidéos et à internet, quelle définition ?

Addiction aux jeux vidéos et à internet, quelle définition ?

Vous vous inquiétez du temps que votre enfant passe devant l’écran ? Vous pensez que les heures qu’ils passent en ligne sont responsables de la chute de ses résultats scolaires et de son isolement progressif ? Vous avez raison de surveiller ces changements car ils peuvent témoigner d’une addiction à internet et aux jeux vidéos...

Un problème encore difficile à cerner
 
Les jeux vidéos et internet sont des médias trop récents pour soulever des études ayant suffisamment de recul sur leurs conséquences à long terme pour les personnes qui en font un usage excessif.
De plus, il existe encore peu de centres spécialisés sur la thématique de l'addiction aux jeux vidéos et à internet, ce qui rend difficile la quantification précise de l'ampleur du phénomène. Une étude canadienne publiée dans la revue Perspectives in Psychiatric Care a estimé que 5 à 10 % des internautes sont accros.
 
Les différentes formes de la cyber addiction
 
L'addiction à internet prend généralement cinq formes différentes :
  • cyber addiction sexuelle
  • cyber addiction relationnelle
  • achat compulsif
  • overdose d'informations
  • jeu pathologique
Les comportements symptomatiques
 
Une classification des comportements symptomatiques de ces addictions sans drogue a été établie selon les critères DSM IV de l'addiction et est reconnue par plusieurs scientifiques (Brenner, 1996 ; Griffiths, 1997 ; Scherer, 1996 ; Véléa, 1997 ; Young, 1996) .

"Besoin général et excessif d’être pris en charge, qui conduit à un comportement soumis et à une peur de la séparation, qui apparaît au début de l’âge adulte et est présent dans des contextes divers, comme en témoignent au moins cinq des manifestations suivantes :
  1. le sujet a du mal à prendre des décisions dans la vie courante sans être rassuré ou conseillé de manière excessive par autrui ;
  2. a besoin que d’autres assument les responsabilités dans la plupart des domaines importants de sa vie ;
  3. a du mal à exprimer un désaccord avec autrui de peur de perdre son soutien et son approbation ;
  4. a du mal à initier des projets ou à faire des choses seul (par manque de confiance en son propre jugement ou en ses propres capacités plutôt que par manque de confiance et/ou d’énergie) ;
  5. cherche à outrance à obtenir le soutien et l’appui d’autrui, au point de faire volontairement des choses désagréables ;
  6. se sent mal à l’aise ou impuissant quand il est seul par crainte exagérée d’être incapable de se débrouiller ;
  7. lorsqu’une relation proche se termine, cherche de manière urgente une autre relation qui puisse assurer les soins et le soutien dont il a besoin ;
  8. est préoccupé de manière irréaliste par la crainte d’être laissé à se débrouiller tout seul."
Quel plaisir procure la cyber addiction ?
 
Bien souvent, la cyber addiction constitue un échappatoire à la vie réelle. Les médecins ont établi quatre raisons d'addiction aux jeux de rôle en ligne massivement multijoueur (ou MMORPGs en anglais) :
- l’infinitude : il n’y a pas de fin dans le jeu, il se déroule 24h/24, des adjonctions (add-ons) sont ajoutées régulièrement par les éditeurs (des nouveaux territoires à explorer, etc.),
- la certitude : tout est gratifiant immédiatement, si l’on exécute la bonne action. La subjectivité humaine n’y a pas court. Il suffit de passer beaucoup de temps pour réussir. Cela ne demande pas d’autres qualités particulières,
- le caractère immersif. On se trouve dans des mondes magiques, très esthétiques,
- l’importance de la communauté et de l’interdépendance entre les joueurs, pensées dès le départ par les éditeurs de jeux. En même temps, les joueurs ne dévoilent pas leur identité personnelle et leur personnalité réelle. Cela participe à l’accrochage.
 
La rédaction Carevox
Dr Bertrand Vachey Pédopsychiatre

POST-SCRIPTUM

  • Mais ces études et les divers tests que vous pouvez trouver en ligne ne remplaceront jamais une consultation avec un pédopsychiatre ou un professionnel de la santé. N’hésitez pas à poser vos questions cette semaine...

SOURCES

  • http://www.generationcyb.net/Addictions-a-l-ordinateur-et-aux,1691

    http://psydoc-fr.broca.inserm.fr/toxicomanies/internet_addiction/cyberaddiction.htm

    http://www.quandladrogue.com/test/depint.html

    http://www.hopital-marmottan.fr/spip/spip.php?article46

    http://arstechnica.com/old/content/2006/05/6795.ars
Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté
Commentaires
4 votes
par lucide (IP:xxx.xx8.210.130) le 1er avril 2010 a 13H21
lucide (Visiteur)

Je vous écoute : je me méfie d’internet . Donc, je ne vais plus regarder CareVox

3 votes
(IP:xxx.xx3.62.77) le 1er avril 2010 a 14H49
 (Visiteur)

Ne peut-on pas résumer tous ça :

"Besoin général et excessif d’être pris en charge, qui conduit à un comportement soumis et à une peur de la séparation, qui apparaît au début de l’âge adulte et est présent dans des contextes divers, comme en témoignent au moins cinq des manifestations suivantes :

1. le sujet a du mal à prendre des décisions dans la vie courante sans être rassuré ou conseillé de manière excessive par autrui ;

2. a besoin que d’autres assument les responsabilités dans la plupart des domaines importants de sa vie ;

3. a du mal à exprimer un désaccord avec autrui de peur de perdre son soutien et son approbation ; 4. a du mal à initier des projets ou à faire des choses seul (par manque de confiance en son propre jugement ou en ses propres capacités plutôt que par manque de confiance et/ou d’énergie) ;

5. cherche à outrance à obtenir le soutien et l’appui d’autrui, au point de faire volontairement des choses désagréables ;

6. se sent mal à l’aise ou impuissant quand il est seul par crainte exagérée d’être incapable de se débrouiller ;

7. lorsqu’une relation proche se termine, cherche de manière urgente une autre relation qui puisse assurer les soins et le soutien dont il a besoin ;

8. est préoccupé de manière irréaliste par la crainte d’être laissé à se débrouiller tout seul."

par :

MANQUE DE CONFIANCE EN SOI

3 votes
par zardibled (IP:xxx.xx3.75.69) le 1er avril 2010 a 15H24
zardibled (Visiteur)

ben si mais y’a plus matiere à faire un article apres

et ca fait moins savant

2 votes
par halman (IP:xxx.xx6.202.87) le 1er avril 2010 a 16H46
halman (Visiteur)

Les 8 points disent la même chose.

Ce ne serait pas un poisson d’avril cet article ?

Les articles poissons d’avril pleuvent sur le net depuis ce matin comme j’ai jamais vu ça.

2 votes
par allah est gland (IP:xxx.xx7.34.130) le 1er avril 2010 a 21H17
allah est gland (Visiteur)

On a les troubles qu on peut , hein ! Faire l esclave 8 heures par jour pendant 40 ans pour un patron qu on execre ( avec raison ) vous parait plus sain ? A moi NON !!!

0 vote
par Fourmi (IP:xxx.xx3.49.24) le 1er avril 2010 a 23H32
Fourmi (Visiteur)

Tout à fait d’accord ! J’ai un fils qui a eu tellement de difficultés dès son entrée à l’école qu’il a acquis un jugement très juste sur la société d’aujourd’hui. Ses problèmes ont en partie été réglés par le jeu vidéo : concentration, mémoire, suivi, effort de lecture, position dans l’espace, endurance...eh oui, il faut être persévérant pour arriver au but. De plus il n’a pas eu à subir, par les jeux, les brimades et réflexions déplacées que lui ont servi quotidiennement profs et éducateurs plein de suffisance. ( ils savent tout ) Je ne lui trouve aucun des troubles cités plus haut dans l’article. Même en relisant une xème fois, non, il n’en a aucun ! Pourtant, depuis l’âge de 12 ans, il passe son temps libre devant l’écran. Sa dyslexie lui a oté l’espoir de faire des études, ses handicaps de santé celui du sport, sorties, autonomie, et pourtant il est d’une finesse dans ses jugements que parfois je me remet en question sur ma façon de voir ma vie, principalement ma disponibilité au travail, fourmi, 42 h par semaine... La société ne veut pas de ces jeunes qui ne sont pas comme les autres. Je la rassure : ces jeunes ne veulent pas d’elle. Et je les soutiens !!! Plutôt rester devant l’écran que se faire humilier pour un job de merde mal payé. ( T’es pas productif ? Alors dégage ! Il y en a plein qui rêve de prendre ta place. ) J’ajouterai que j’aurai dû moi aussi me pencher un peu sur ce monde clavier-écran-souris, j’aurai été moins empruntée et ridicule quand les postes à l’usine ont évolué ; mémère, devant les écrans, avait 10 ans de retard. Grave !

0 vote
par logan (IP:xxx.xx2.6.183) le 2 avril 2010 a 02H35
logan (Visiteur)

Si ces pseudos psychiatres savaient ce qu’est un jeu vidéo ou s’ils savaient ce qu’est un être humain, peut-être nous pondraient-ils des articles plus intéressants que celui-ci ?

Les concepteurs de jeux vidéos ont bien compris les êtres humains eux et en particulier leur nature sociale et leur aspiration essentielle et naturelle de reconnaissance par les autres humains, si les jeux vidéos permettent aux joueurs d’êtres des héros légendaires ou de jouer la finale de la coupe du monde de football ce n’est pas pour rien, ce qu’ils prennent pour de l’addiction n’est rien de plus que le besoin de satisfaire cette aspiration essentielle de reconnaissance par les autres et c’est particulièrement valable dans les jeux vidéos en ligne. S’ils le font à travers les jeux vidéos, c’est malheureusement parce que leur vie n’est jamais très rose et ne leur permet pas de satisfaire cette aspiration autrement. Bien évidemment les jeux vidéos ne sont pas une bonne solution, la satisfaction de se besoin de reconnaissance est une illusion éphémère, la réalité c’est que les relations qu’offrent ces jeux vidéos sont la plupart du temps distantes et froides et le danger que cela représente c’est d’enfermer les gens dans une activité au détriment d’autres activités qui leur permettrait pourtant de vraiment s’épanouir. Les "effets psychologiques" soit disant conséquent à cette "addiction" ne sont en réalité que les effets psychologiques des mauvaises relations souvent désastreuses des gens qui les ont poussé à se réfugier dans les jeux vidéos. Mais c’est surement trop difficile à comprendre pour ces gens diplômés en médecine. A partir du moment où ces gens peuvent nouer de vraies relations avec d’autres personnes, à partir du moment où ces gens rejoindront des groupes sociaux où ils satisferont leur besoin de reconnaissance, à partir du moment où ils satisferont leur besoin fondamental d’être avec d’autres personnes, vous verrez qu’ils laisseront tomber rapidement les jeux vidéos, ils préfèreront toujours ces vraies relations à des relations virtuelles distantes et froides à la longue.

2 votes
par Cerise (IP:xxx.xx5.50.195) le 5 avril 2010 a 11H50
Cerise (Visiteur)

Certes, cet article est incomplet. Les quelques lignes du DSM IV ne sont pas suffisantes pour mieux comprendre le phénomène d’addiction aux jeux vidéos et à internet. Il manque le fait de dire que le DSM IV est une espèce de code, de cadre sur lequel les psychiatres et psychologues s’appuient pour réaliser un diagnostic. Mais il est clair que vous n’avez pas compris que l’article est GENERAL. Il s’agit d’expliquer grossièrement au grand public ce qui peut se produire en général lors de "pathologies de l’ordinateur". Ce n’est en aucun cas ce qui peut exactement se passer pour votre fils, Fourmi, ou peut-être pour vous-même aussi, Logan. Cet article, s’il a vraiment été écrit parce pédopsychiatre, essaye peut-être tout simplement de vous mettre en garde et de vous dire que l’addiction existe, et que c’est une MALADIE. Elle peut se soigner en cure ou en thérapie. Ces gens diplômés dont vous parlez ont pour la plupart fait ces études pour aider les autres, soigner les gens et par curiosité sur l’être vivant fait des années d’études pour finalement en faire leur métier. Ce qu’ils veulent, c’est comprendre l’être humain pour qu’il aille mieux dans sa souffrance et puisse se sortir de telles impasses. Qui êtes-vous pour juger de leurs capacités ? Qui croyez-vous être pour dire qui ils sont, et ceux qu’ils font ? Qui prétendez-vous être pour croire que les créateurs de jeux vidéos " l’ont mieux compris, EUX.". Le manque de reconnaissance se travaille. Le besoin de reconnaissance aussi. Le fait d’être reconnaissant aussi. Tout est une question de travail sur soi-même dans ce cas. Pourquoi certains sont accros et pas d’autres ? Ne faîtes pas de généralités. Ne critiquez pas quand vous ne savez pas. Ne jugez pas sans vous renseigner. Et quand on voit à quelle heure vous postez vos commentaires, on peut se dire que vous manquez peut-être de recul par rapport au sujet, logan ? Vous faîtes tous de drôles de commentaires, ramenez beaucoup de choses à vous-même.. Quel est le rapport entre l’addiction aux jeux et vos rapports à votre travail ? Tout ceci est étonnant.. Je me demande bien qui vous êtes et quelles sont les raisons qui vous ont poussé à rédiger de tels commentaires.

0 vote
par carole (IP:xxx.xx7.65.66) le 5 juillet 2013 a 12H34
carole (Visiteur)

Bonjour à tous,

Si votre ado/enfant est accro à internet, aux réseaux sociaux, aux jeux vidéo, à son telephone, j’ai sûrement une solution pour vous. Dans le cadre d’un reportage, nous proposons une aide pour ce genre de dificulté.

Si vous êtes intéressé ou si vous connaissez quelqu’un qui pourrait être intéressé, vous pouvez me contacter au 01 46 09 46 69 ou à temoignagestv@gmail.com

N’hésitez pas à me contacter nous pourrons en parler.

Cordialement,

Carole