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45% des professeurs posent des arrêts maladie
45% des professeurs posent des arrêts maladie
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29 juin 2009 | 5 commentaires
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La rédaction CareVox, 602 articles (Comité de rédaction)

La rédaction CareVox

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45% des professeurs posent des arrêts maladie

45% des professeurs posent des arrêts maladie

Les professeurs des écoles ont été 45% à poser un arrêt pour raison de santé en 2007-2008, représentant deux millions de jours d’absence. Ce chiffre est le double comparé aux salariés du privé, puisque 22% des actifs ont déposé un arrêt de travail l’an dernier.

45% des professeurs posent des arrêts maladieLe nouveau ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, à dès à présent une occasion pour faire ses preuves. Un dossier qui a atterri sur son bureau, et qui pourrait bien compliquer ses relations avec le monde enseignant, va en effet nécessiter une grande dextérité de la part de son cabinet.
 
Le document, dont RTL a pu prendre connaissance aujourd’hui même, met en avant l’absentéisme des professeurs des écoles. La radio, qui présente l’étude dans les grandes lignes, révèle ainsi un chiffre bouleversant. 45% des professeurs des écoles maternelles et élémentaires auraient posé un congé maladie durant l’année scolaire 2007-2008. Cette proportion est deux fois plus importante que celle observée chez les salariés du privé.
 
Dans les détails ce sont 127 399 enseignants titulaires, sur un total de 283 772, qui auraient posé un jour d’arrêt pour raison de santé. Ce sont en moyenne 11 jours par an que les professeurs des écoles sont absents pour motif de santé, contre neuf jours observés chez les salariés du privé, quelle qu’en soit la cause.
 
Une précision autrement importante porte sur la date de ces absences. Un pic est observé autour des vacances de Noël, très probablement du aux grippes et aux gastro-entérites saisonnières. Les salles de classe seraient des foyers de transmission des virus saisonniers. Luc Chatel, sur ce point, n’est en rien étonné. Il l’indique lui même, « on a plus de chance d’être malade quand on travaille au contact du public que lorsqu’on travaille seul dans son bureau ».
 
Un second pic est observé au mois de mai, une période coïncidant avec les ponts, qui sont habituellement au nombre de quelque-uns durant cette période. Dans le cas présent, les motifs des congés maladie paraissent légèrement moins clairs, d’autant que les absences y sont observées autour des week-ends.
 
Pour les virus de l’hiver comme pour les jours de soleil du mois de mai, RTL met en avant la vulnérabilité plus grande encore des remplaçants et des enseignants n’ayant pu bénéficier d’une affectation souhaitée, cette dernière catégorie comptabilisant 17 jours d’absence déclarés. La radio souligne enfin que les contrôles des arrêts maladie dans l’éducation nationale sont rares, la médecine du travail n’ayant pas de position dans l’éducation nationale.
La rédaction CareVox
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Commentaires
1 vote
par mimine (IP:xxx.xx7.248.47) le 1er juillet 2009 a 12H37
mimine (Visiteur)

il faudrait aussi se demander si les conditions de travail ne sont pas en train de se dégrader au delà de toute mesure. et savoir que le taux de profs sous psychotropes est très élevé aussi...

autour de moi (prof) je vois de plus en plus de situations intenables (en plus des problèmes des élèves de plus en plus difficiles, mais ce n’est pas de leur faute : il y a toute une culture derrière qui délegitime la culture et l’école) : 100 ou150 Km par jour, mutation à Saint-machin-le-plouc (hors vœux), postes sur 2 ou 3 voire4 établissements, heures sup obligées, heures de garderie pour faire semblant de remplacer un prof absent dans une discipline qu’on ne connait pas et avec une classe qu’on ne connait pas, inspecteurs bornés, proviseurs parfois attachés exclusivement aux relations publiques...

la liste s’allonge, et les arrêts maladie en conséquence : en fait il faudrait mettre en clair avant concours qu’on fait ainsi vœux de obéissance (normale, on est fonctionnaire, on obéit aux ordres !) mais, en plus, de chasteté (mon ami est à 200 Km), et de pauvreté (en déménagenat tous les 2 ans en moyenne depuis 13 ans, je ne fais que serrer la ceinture et payer des dettes)

e ça ne s’arrange pas, a vos ordres ! ou mieux = à vos ordonnances !

1 vote
par tiptop (IP:xxx.xx6.181.147) le 1er juillet 2009 a 14H46
tiptop (Visiteur)

Je fais partie de ces 45% !! Une rhino-pharyngite qui a duré une semaine. 24 h d’arrêt de travail non remplacé bien sûr. J’étais quasiment aphone ce jour là (la voix est mon instrument de travail). Je comptabilise 4 jours d’arrêt maladie pour 15 ans de carrière. Cas unique ? Les remplaçants se font rares. Une institutrice de l’école voisine enceinte n’a pas été remplacée pendant 15 jours. Ce n’était probablement pas assez prévisible. Le cas n’est pas unique. Pire, l’éducation nationale a l’intention désormais de demander aux municipalités de remplacer au pied levé (Source : le délégué à l’éducation de ma commune). Avec du personnel non qualifié cela va sans dire… Deux stages de formation professionnelle ont été annulés faute de remplaçants. Un a effectivement eu lieu ....sans remplacement. 60 élèves à répartir sur 3 classes ! Ouvrez les yeux !!! C’est la casse de l’éducation nationale en tant que service public que le gouvernement cherche. La stratégie ? Accélérer le pourrissement de la situation. Et bien entendu, monter l’opinion publique contre les profs. Ceux qui en pâtiront ? Nos enfants bien sûr (enfin… les moins bien lotis socialement)…

0 vote
par crystal (IP:xxx.xx3.3.27) le 4 juillet 2009 a 18H00
crystal (Visiteur)

- cette étude est bidon... commandée en 2008, et personne n’en connaît le contenu (il semblerait que ça tienne compte des congés maternité, une aberration !)

- 80% des absences les lundi, mardi, jeudi et vendredi ? ça tombe bien ! ça représente déjà 80% des 5 jours de la semaine scolaire...

- comme toutes les professions au contact du public, les enseignants sont plus confrontés aux maladies infectieuses... ils tombent donc logiquement plus malades que quelqu’un qui travaille dans son bureau (il n’y qu’à voir pourquoi on ferme d’abord les écoles en cas d’épidémie... voire grippe A). à titre de comparaison, les agents de la défense, de la justice ou de l’équipement sont malades 15 jours par an en moyenne et les policiers 19 !

Tout cela n’est donc que manipulation pour justifier les 16.000 suppressions de poste à la rentrée ! (et dont personne ne semble s’émouvoir)

0 vote
(IP:xxx.xx2.201.57) le 12 mars 2013 a 14H50
 (Visiteur)

Est-il normal que certains profs se fassent prescrire un arrêt de travail uniquement pendant les périodes de cours (et sont aptes pendant les vacances scolaires), uniquement pour contourner le système qui, au bout de 90 jours imposerait une réduction de salaire ? Une amie fait cela, elle ne travaille plus depuis 1 an et perçoit 100% de son salaire sans rien faire... ! Là où le bas blesse c’est qu’elle gagne mieux sa vie en ne faisant rien que certaines personnes qui travaillent dur à l’usine pour toucher un SMIC. Absurdité du système ou arnaque des profs ?

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par une prof (IP:xxx.xx2.163.150) le 19 septembre 2014 a 20H48
une prof (Visiteur)

Comme je le dit toujours, pour être prof c’est un concours alors au lieu de dénigrer passer le concours et on en reparle. 5 ans d’étude.... a méditer