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Prise de tête : danse avec les poux
Prise de tête : danse avec les poux
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19 septembre 2008 | 1 commentaires
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Bien sûr santé, 12 articles (Site internet)

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Prise de tête : danse avec les poux

Prise de tête : danse avec les poux

Caillou, chou, genou, hibou, joujou et pou prennent tous un x au pluriel. Mais un seul nous prend vraiment la tête dès la rentrée scolaire. C’est l’époque où nos chères têtes blondes, brunes ou autres deviennent aussi des têtes à poux. Et ça ne s’arrange pas vraiment.

Il est moche, pas bien grand, adore l’école et ramène ses devoirs et son casse-croûte à la maison dès le début de l’automne. Le pou est hélas l’élément le plus démocratique de notre système éducatif, jamais égalé depuis la glorieuse époque de Jules Ferry,et sans doute aussi la référence scolaire la plus stable à travers les époques, les régimes et les ministres.

A n’en pas douter, cette année encore, nos chers rejetons passeront par l’étape tête à poux avant d’atteindre éventuellement celle plus hypothétique de tête bien pleine.

Rien de tel cependant qu’une bonne épidémie de pédiculose pour apprendre en même temps la grammaire et le calcul. Démonstration : quand le pou arrive, il n’est jamais seul et on en compte rapidement plusieurs dizaines par tête de pipe chevelue. Et lorsqu’il est à ce point pluriel, pou prend un x. Une exception grammaticale au même titre que ses collègues caillou, chou, genou, hibou et joujou, mais un genre tristement commun à la plupart des écoles primaires de France et de Navarre.


Ouille, ça gratouille !

En ces périodes de rentrée où les enseignants apprennent à reconnaître le visage des enfants, voici, pour les parents, de quoi dresser le portrait-robot de ce vampire à gratter.

Le « pediculus humanus capitis » est un moche petit insecte gris-blanc de 1 à 2 mm qui s’accroche aux cheveux et s’y déplace grâce aux puissantes griffes dont sont équipées ses six pattes. Il se nourrit deux à trois fois par jour du sang qu’il aspire en piquant le cuir chevelu. C’est cette piqûre qui provoque des démangeaisons dans la tête des enfants et des accès de désespoir dans celle de leurs parents !

Lorsqu’une tête lui revient, le pou s’y installe confortablement. Il aime l’atmosphère chaude du cuir chevelu qui fait office de garde-manger. Solidement accroché aux cheveux de son hôte, il va y faire sa courte existence car le pou ne vit guère plus d’un mois. Dans ce laps de temps, il aura pondu une bonne centaine d’œufs – des lentes – qui deviendront à leur tour des bébés poux en pleine forme au bout d’à peine dix jours…

Le guide du pou-routard

Le pou aime son petit confort mais n’est pas casanier. Au contraire, il voyage même volontiers et, s’il trouve une autre tête accueillante, il changera sans problème de lieu de villégiature. Avec les enfants, les occasions de déménager ne manquent pas. Si le pou ne fait pas de saut de puce, il rampe avec agilité d’un propriétaire de cheveu à un autre. Un contact entre deux têtes, un bonnet ou une écharpe échangés et hop, c’est l’épidémie qui démarre.

Pour se débarrasser des poux, il faut leur livrer une guerre méthodique et respecter quelques règles stratégiques communes à tous les corps de troupes.

D’abord, il s’agit d’éviter les combats individuels : l’épidémie ne s’arrêtera que si le traitement est entamé collectivement. Un enfant libéré de ses poux récupérera aussi sec ceux de ses petits copains s’ils n’ont pas été traités.

La fin des remèdes de cheval ?

Deuxième principe de l’école de guerre de la pédiculose : il faut choisir le bon produit et respecter scrupuleusement son mode d’emploi. Le choix est large aujourd’hui et l’offre abondante de remèdes anti-poux démontre d’ailleurs aussi bien l’ampleur du phénomène épidémique que notre incapacité à le juguler…

Il y a quelques années, l’arsenal anti-poux était pour le moins rudimentaire. En gros, on avait le choix entre un insecticide à base de malathion et… un insecticide, à base de pyréthrine. La vague bio et le développement de la résistance des poux aux insecticides se sont conjugués pour laisser la place désormais à des produits plus naturels, huiles essentielles ou lotions à base de diméthicone, moins agressifs et apparemment efficaces.

Avoir des poux, ce n’est pas une catastrophe sanitaire. Les bestioles sont plutôt inoffensives mais injectent en piquant une substance anticoagulante très irritante qui provoque les démangeaisons. Un grattage trop fréquent et trop fougueux risque alors d’entraîner une surinfection. Conclusion, sans haine mais résolue : mort aux poux ! Sans exception.

Poux des riches et poux des pauvres

Le pou n’a pas une conscience politique très claire et s’attaque avec une absolue absence d’esprit de classes à toutes les catégories sociales et à tous les types de chevelures (raides, bouclées, brunes, blondes, etc.). Seul véritable élément de ségrégation : le coût du traitement, au bout du compte non négligeable…

L’hygiène ? Même pas peur !

Cela heurtera quelques principes, mais on doit à la vérité de dire que l’hygiène ne représente pas une arme efficace contre les poux. Les insectes se plaisent autant dans des cheveux impeccablement entretenus que dans des tignasses crasseuses.

Il n’y a donc définitivement pas de honte à signaler à l’école qu’un enfant a des poux. Cela ne fait pas de ses parents de méprisables adultes négligents, bien au contraire !

La grande lessive

Pour éviter une nouvelle contamination après les traitements, il faut tout désinfecter :

- Machine à 60° pour y laver vêtements casquettes, bonnets, écharpes et literie.

- Sac en plastique pour y confiner pendant une semaine ce qui n’est pas lavable (coussins, peluches…). Privé de sang, un pou ne survit pas plus de 48 heures.

- Rinçage à l’eau chaude des brosses à cheveux, peignes, barrettes, etc. puis trempage pendant 10 minutes dans un produit anti-poux.

Pas de quartier !

Si votre enfant se gratte la tête ou si la mobilisation générale est déclarée dans l’école, il faut agir. Respectez à la lettre le temps de pause indiqué sur la notice des produits et renouvelez l’application 24 à 48 heures après la première si vous repérez encore des poux. Pour éviter tout échec, refaites systématiquement une application 8 à 10 jours après pour tuer les nouveaux poux nés de lentes qui n’auraient pas été éliminées.

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Poux Enfants
Commentaires
2 votes
par pigripi (IP:xxx.xx7.152.136) le 23 septembre 2008 a 12H08
pigripi (Visiteur)

Il existe un répulsif à la portée de tout le monde pour éloigner les poux : le vinaigre.

Il n’est pas efficace à 100% mais a un effet dissuasif non négligeable.

On peut en mettre une cuillère à soupe dans la bouteille de shampoing ou rincer les cheveux après le shampoing avec de l’eau tiède vinaigrée (un cuillère à soupe pour 1 l, environ)

Ce conseil est donné pour la prévention, le vinaigre n’éradique pas les poux. Mais les bestioles ont horreur de son acidité.