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Pipi au lit : comment bien gérer l’énurésie chez l’enfant ?
Pipi au lit : comment bien gérer l'énurésie chez l'enfant ?
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16 février 2009
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Sphère santé, 9 articles (Site internet)

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Pipi au lit : comment bien gérer l’énurésie chez l’enfant ?

Pipi au lit : comment bien gérer l'énurésie chez l'enfant ?

Plus connue sous le phénomène de "pipi au lit", l’énurésie toucherait 90% des enfants à 3 ans. Lorsque celle-ci perdure, les parents doivent prendre garde à ne pas culpabiliser l’enfant mais plutôt à le responsabiliser progressivement. Les clé pour bien gérer cette étape de la vie de l’enfant !

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Pipi au lit : comment bien gérer l’énurésie chez l’enfant ?

L’énurésie correspond à des fuites urinaires de jour ou de nuit touchant l’enfant. Elle se définit comme une miction normale et complète, involontaire et inconsciente, sans lésion de l’appareil urinaire à un âge où le contrôle de la miction est normalement acquis (5 ans).

A 2 ans, 90% des enfants sont énurétiques la nuit et à 3 ans 25 %. A 5 ans 15% des enfants sont énurétiques.

Les causes de l’énurésie

L’énurésie est souvent d’ordre psychologique. Par exemple, une éducation trop rigide, un événement marquant comme l’arrivée d’une petite ou d’un petit frère peuvent être à l’origine de l’énurésie chez l’enfant.
L’énurésie peut également trouver son origine dans une immaturité du système vésical.

Enurésie : les chiffres

L’énurésie est un trouble du contrôle de la miction et non de la miction elle-même. L’énurésie est à la fois un symptôme et un état pathologique. L’énurésie nocturne est dite « isolée » si elle n’est pas associée à un trouble mictionnel diurne.
On distingue l’énurésie dite « primaire » quand les troubles n’ont pas été précédés par une période de continence et l’énurésie dite secondaire si le trouble a été précédé d’une période de continence supérieure à 6 mois sans aucun traitement. On estime à 80% des cas d’énurésie comme relevant de l’énurésie primaire.
L’énurésie la plus fréquente est donc l’énurésie nocturne primaire qui à elle seule représente de 60 à 85 % des fuites urinaires chez l’enfant.
Les garçons sont plus touchés par l’énurésie nocturne que les filles en atteignant une prévalence estimée entre 6 % et 10% à l’âge de 7 ans. Sa fréquence baisse entre 1 et 2% chez les jeunes de 15 ans.

Les causes de l’énurésie

Plusieurs facteurs prédisposent à l’énurésie :

* Le premier est le facteur génétique. L’énurésie nocturne est très souvent une pathologie héréditaire. Découvrir en consultation que son père ou sa mère a déjà eu ce problème permet de dédramatiser la situation de l’enfant énurétique.
* Le facteur vésical : l’énurésie nocturne apparaît comme un retard dans la maturation des voies nerveuses contrôlant la production d’urine et de la fonction nocturne de la vessie. En effet, une polyurie nocturne, du fait d’un défaut de sécrétion nocturne d’hormone anti-diurétique est retrouvée chez 2/3 des enfants énurétiques (entrainant un trop plein de production d’urine pendant la nuit).
* Le facteur sommeil et éveil : l’énurésie nocturne et le sommeil sont étroitement liés. Les enfant énurétique sont ainsi très difficile à réveiller. Des études ont montré que le sommeil des enfants énurétiques est normal, par contre leur mécanisme d’éveil est immature. C’est pour cette raison qu’un enfant énurétique avec une vessie pleine ne se réveille pas alors qu’un enfant « sain » se réveillera pour aller uriner.

De ces trois derniers facteurs de prédisposition, nous comprenons aisément le mécanisme de l’énurésie, une vessie nocturne de capacité réduite associée à des contractions vésicales qui nécessiteraient de vidanger la vessie combinée à une immaturité du système d’éveil fait que l’enfant ne se réveille pas pour uriner.

D’autres causes peuvent être à l’origine de l’énurésie comme des facteurs psychologiques notamment (angoisse scolaire, un divorce, toutes autres causes de stress psychologiques peuvent être des facteurs déclenchant de l’énurésie).

La prise en charge de l’énurésie

La prise en charge de l’énurésie ne sera proposée qu’à un enfant désireux de guérir.

Il faudra très tôt impliquer l’enfant et ne jamais culpabiliser ou punir l’enfant suite à un trouble. En effet, la psychologie joue un rôle primordial dans l’énurésie et l’anxiété ne peut qu’aggraver les troubles.

L’énurésie nocturne peut être « gérée » en mettant en place des règles simples et en impliquant l’enfant dans leurs mises en place.

Ainsi, il est possible rééduquer l’enfant au contrôle de sa vessie en :

* Diminuant l’apport hydrique avant le coucher
* Lui demandant de vider sa vessie avant d’aller se coucher
* En incitant l’enfant à être autonome la nuit en se levant pour aller aux toilettes quand il en ressent le besoin
* Lui demandant de l’aide pour changer ses draps (ceci lui permettra de participer à sa prise en charge

Ces règles simples peuvent considérablement faire progresser l’enfant dans la prise de conscience de la miction.

En cas d’échec de ces mesures simples, nous aurons alors recours à une méthode de conditionnement de type « alarmes stop pipi » seules ou associée à un traitement médicamenteux.

Les « alarmes stop pipi » ont pour but de modifier le comportement vésico-sphinctérien pendant le sommeil. Elles consistent à disposer des capteurs d’humidité, dans les sous vêtements par exemple, qui déclencheront une alarme dès premières gouttes d’urine. L’enfant devra alors couper cette alarme et terminer sa miction aux toilettes.
Les résultats sont bons et se maintiennent à l’arrêt du traitement. Il faut en moyenne deux mois avant d’obtenir des résultats probants.

Le traitement médicamenteux reposent essentiellement sur une hormone anti-diurétique dont le rôle est de réduire la quantité d’urine produite pendant la nuit. Il est également possible de voir attribuer des anticholinergiques dans le cas d’immaturité vésicale conduisant à des fuites urinaires en journée.

La psychothérapie peut également être envisagée : lors du dialogue avec l’enfant et son environnement il est possible d’identifier l’origine de l’énurésie comme étant liée à des troubles affectifs il sera alors fortement recommandé de passer par une psychothérapie.

Sphère-Santé : spécialiste de l’énurésie

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