Accueil du site
> Enfants & Ados > Etudes Scientifiques
Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Enfant hyperactif (TDHA) : risque de divorce accru
Enfant hyperactif (TDHA) : risque de divorce accru
rubrique
note des lecteurs
date et réactions
13 novembre 2008
Auteur de l'article
Cyril Malka, 19 articles (Psychologue)

Cyril Malka

Psychologue
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
19
nombre de commentaires
0
nombre de votes
0

Enfant hyperactif (TDHA) : risque de divorce accru

Enfant hyperactif (TDHA) : risque de divorce accru

(22/10-2008) Les parents d’enfants qui souffrent de TDA/H (Troubles Déficitaires de l’Attention avec ou sans Hyperactivité) ont environ deux fois plus de risque de divorcer avant que l’enfant n’ait huit ans.

JPEG - 11.1 ko
L’Hyperactivité de l’enfant peut provoquer des difficultées dans le couple

C’est le résultat d’une nouvelle étude* qui a été menée par les psychologues William Pehlham Jr. et Brian Wymbs à l’université de New-York-Buffalo.

Le comportement de l’enfant n’est pas ce qui mène au conflit, mais c’est de l’huile sur le feu d’un mariage qui souffre, au départ, d’une mauvaise communication pensent les chercheurs.

Dans leur étude, 23 % des couples avaient divorcé avant que leur enfant TDA/H n’ait huit ans alors que le taux de divorce est de 13 % pour les couples avec enfants sans ce syndrome.

Les chercheurs de l’équipe de Pelham a retrouvé 282 familles divorcées dont les enfants avaient suivi un traitement contre les TDA/H et ils se sont concentrés sur l’évolution de leur relation qu’ils ont ont comparée avec la même évolution d’autres couples ayant divorcé.

Le résultat de cette est publié dans le Journal of Consulting and Clinical Psychology d’octobre 2008.

TDA/H crée de réelles difficultés pour les parents. Surtout lors de la petite enfance. Si le mariage tient bon les huit premières années, le pourcentage de divorce revient à la "normale", explique Pelham.

Wymbs a fait une étude en laboratoire : de jeunes acteurs ont imité le comportement d’enfants qui souffrent de TDA/H et ils les ont mis en contact avec des couples.

L’équipe a constaté que les couples se chamaillent plus que d’habitude et que les partenaires supportent moins de choses. En gros, le niveau de stress augmente et les couples se déchirent plus s’ils sont en contact avec un enfant qui souffre de TDA/H.

Il suffit de voir comment, dans un groupe, les gens deviennent de plus en plus irrités s’il y a un enfant "impossible" dans le groupe.

Comme le TDA/H est héréditaire, il y a fort à parier qu’un des parents en souffre aussi, ce qui complique la tâche et ajoute des conflits.

D’après les études, si l’enfant est un enfant TDA/H, sa mère a 24 fois plus de risque de l’avoir et de le transmettre que les autres mères. Les pères, quant à eux, ont 5 fois plus de risque.

Les adultes qui souffrent de TDA/H sont impulsifs et ont des difficultés à se concentrer ou à résoudre des problèmes.

Ces difficultés mènent aux conflits au départ et un enfant qui souffre de TDA/H dans le couple ajoute au problème.

Il faut ajouter qu’une grande étude canadienne menée l’année dernière a indiqué que même si les parents d’enfants qui souffrent de TDA/H sont en général moins satisfaits de leur mariage que les autres, ils n’ont pas constaté de différence dans le nombre de divorces, mais les comparaisons n’ont pas été faites dans des couples qui avaient des enfants en traitement (Cyril Malka).

Pour en savoir plus sur les TDA/H, voyez l’article "Pierre à fond la caisse" ici.

*Etude menée par l’Université de Buffalo (nord-est) et parue dans la livraison d’octobre 2008 du Journal of Consulting and Clinical Psychology

Retrouvez tous les articles de Cyril Malka sur http://malka.fr et les nouvelles sur http://malka.info
Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté