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Endométriose : comment prendre en charge les adolescentes ?
Endométriose : comment prendre en charge les adolescentes ?
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10 mars 2009
Auteur de l'article
Professeur Patrick Madélénat, 3 articles (Gynécologue)

Professeur Patrick Madélénat

Gynécologue
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Endométriose : comment prendre en charge les adolescentes ?

Endométriose : comment prendre en charge les adolescentes ?

Les adolescentes sont nombreuses à souffrir de douleurs pendant les règles. Mais si ce symptôme persiste, il peut cacher une endométriose. Malheureusement, les médecins ne décèlent pas suffisamment tôt la maladie, avec un retard de diagnostic d’environ 5-6 ans. Or une prise en charge précoce des jeunes filles peut permettre de mieux vivre cette maladie. Le point avec le Professeur Madélénat.

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Endométriose : comment prendre en charge les adolescentes ?

Comment le médecin peut-il prendre en charge une jeune fille qui a des douleurs de règles et donc qui a potentiellement de l’endométriose ?

Lorsqu’une adolescente consulte pour des douleurs de règles, le professionnel doit éviter deux types d’erreurs :
- Lui dire que c’est normal et lui prescrire la pilule et/ou des analgésiques car on peut méconnaitre une éventuelle endométriose qui aurait pu être facilement prise en charge à temps.
- Lui proposer trop facilement une cœlioscopie car les deux tiers risquent de donner des résultats négatifs.

Il faut trouver un juste milieu en repérant les signes qui pourraient indiquer une éventuelle endométriose. L’interrogatoire, l’examen clinique (si la jeune fille est vierge, le praticien peut toujours effectuer un toucher rectal ), le dosage sanguin, l’échographie peuvent suffire à diagnostiquer la maladie.

Le gynécologue peut également proposer un test thérapeutique qui consistera à bloquer les ovaires, et observer l’évolution des symptômes. S’il n’y pas d’amélioration, en bout de course, et s’il y a une forte présomption d’endométriose, une IRM peut être prescrite.

Mais dans certains cas, il est coupable de ne pas essayer de reconnaître l’endométriose chez les jeunes filles dont les symptômes particulièrement sévères pourraient traduire le début de la maladie.

Quelles spécificités des traitements chez les adolescentes ?

Il est clair qu’on ne pas proposer à une jeune fille de la mettre en pseudo-ménopause. On utilise donc des traitements plus modérés, comme les progestatifs ou la pilule contraceptive qui obtiennent souvent de bons résultats.

Chez celles chez qui on constate l’échec des traitements thérapeutiques médicamenteux, on peut proposer une cœlioscopie mais il serait inadmissible d’abuser de ce type d’opération.

Une prévention de l’endométriose est-elle possible ?

Clairement non, car on ne peut pas empêcher les femmes d’avoir leurs règles, ni envisager de donner la pilule à toutes les jeunes filles de manière préventive.

Quant aux recommandations alimentaires qu’on trouve sur certains sites internet, je n’ai jamais constaté qu’elle avaient un quelconque effet bénéfique sur les malades.

L’essentiel est de reconnaître l’endométriose le plus tôt possible et d’éviter qu’elle ne s’étende.

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Mots-clés :
Endométriose Règles