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Les bonnes conditions pour bien dormir
Les bonnes conditions pour bien dormir
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10 novembre 2008 | 8 commentaires
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 Réseau Morphée, 84 articles (Association)

Réseau Morphée

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Les bonnes conditions pour bien dormir

Les bonnes conditions pour bien dormir

Les enfants et les adolescents éprouvent de plus en plus de difficultés pour s’endormir. Les bonnes idées et erreurs à éviter pour retrouver de bonnes nuits de sommeil !

Les conditions du sommeil

 

La pénombre, la température et le silence favorisent l’endormissement et son maintien. Cependant, pour certains enfants, le noir ou le silence les renvoient à une angoisse de séparation. Ils ont besoin d’un environnement qui les rassure. De petits moyens sont ainsi fort utiles comme une porte entrouverte, une veilleuse ou une lampe de chevet que l’enfant peut facilement allumer sans danger, dotées d'une luminosité suffisamment légère pour marquer la séparation entre le jour et la nuit. Les mobiles musicaux, ou plus tard les lecteurs de musique, apportent également un environnement sonore rassurant qui prolonge le rituel du coucher. Les besoins et les rythmes de sommeil sont très différents en fonction des âges et d’un individu à l’autre, y compris au sein d’une même fratrie. Partager une chambre à plusieurs peut donc poser problème, en particulier quand les enfants grandissent et qu’il y a un adolescent.

 

Les rituels du coucher

 
Ce sont toutes les habitudes qui sont reproduites immuablement tous les soirs au moment du coucher, selon une séquence et un ordre très précis. Ils ont pour fonction de sécuriser l’enfant à ce moment particulier du passage de l’éveil au sommeil. La petite histoire ou le câlin, assortis d'objets rassurants (doudous, peluches), sont les étapes nécessaires pour préparer l’enfant au sommeil. C’est aussi un passage angoissant qui doit par conséquent être rassurant et suffisamment long afin que l’enfant se détende, sans tomber dans l'excès inverse qui consisterait, pour l'enfant, à rallonger ce moment agréable avec ses parents et refuser de les voir partir.

Ces rituels évoluent avec l’âge. Plus l’enfant est âgé, moins son coucher nécessite la présence d’un parent. La petite histoire cède la place à la lecture, le mobile musical au lecteur numérique. Chez les préadolescents ou les adolescents, l’irruption dans le lit de tous les appareils électroniques dont notre époque a le secret, peut provoquer un effet inverse à celui recherché en augmentant au contraire les processus d’éveil.

 

Télé et ordinateur : les faux amis du sommeil

 
Différentes études ont montré que la télévision avait des conséquences néfastes sur le sommeil. Ceci étant, elle n'est pas la seule à incriminer : l'ordinateur, les jeux sur console ou sur ordinateur, l'utilisation d'Internet et du téléphone mobile sont associés à des éveils et à un sommeil de médiocre qualité.

Les enfants qui regardent la télé deux heures par jour pendant les jours de semaine et le week-end ont un coucher plus tardif, une durée de sommeil diminuée et un lever plus tardif le week-end. Plus l'utilisation est importante (nombre de jours, nombre d'heures passées, type de média utilisé : télévision seule ou associée à un ordinateur, une console, ou autre), plus le retentissement est important.

Par ailleurs, l'exposition à la lumière liée à l'écran, juste avant le sommeil affecte le rythme veille/sommeil en modifiant la sécrétion de mélatonine (c’est vrai pour les écrans d’ordinateur, moins pour la télévision qui est habituellement regardée sur un écran assez éloigné). La lumière agit directement en augmentant le niveau d'activité et d'éveil et retarde l'endormissement. Enfin, les programmes de télévision ou de certains jeux excessivement violents ou stimulants peuvent, en eux-mêmes, entraîner des tensions, augmenter l'anxiété qui génère à son tour des difficultés d'endormissement.
 

Environnement scolaire

 
Le rythme de chacun influe sur le celui de la vie familiale et vice-versa. L’enfant est soumis à deux systèmes de contrainte interdépendants : le rythme de travail et/ou de vie de ses parents, et son rythme scolaire (ou de garde). Ainsi, si les obligations professionnelles des parents sont importantes, l’enfant a plus de risque de se voir malmener par des systèmes de garde intermédiaire pour être conduit à l’école aux heures d’ouverture ou être déposé à l’accueil du matin dès 7h30. Idem pour le soir où les parents rentrent rarement avant 19h ou 19h30, les enfants bénéficient alors de l’accueil de l’école ou d’un passage éventuel par une assistante maternelle jusqu’à l’arrivée des parents.
En campagne, les élèves qui utilisent les transports scolaires partent tôt du domicile familial (7h30-7h45) pour arriver vers 8h15 à l’école. Ils sont parfois présents dans l'établissement sur une plage horaire de neuf heures consécutives. Ils reprennent les transports à 17h30 et rentrent chez eux entre 18h et 18h30.

Ces journées lourdes et le lever tôt s’accompagnent toujours d’une privation de sommeil dont les effets néfastes vont se ressentir sur l’apprentissage et la mémorisation. Si cette privation est importante, l’enfant aura tendance à dormir plus longtemps et plus tard les jours de repos et les week-ends. Ceci est particulièrement vrai pour les adolescents qui se décalent parfois très tardivement en fin de semaine. Ce décalage de rythme et de durée de sommeil entre les jours d’école et les jours de repos est très néfaste pour l’organisme qui fonctionne par à-coups pour maintenir une physiologie normale. Il en résulte une fatigue accrue, une baisse de concentration et des troubles du sommeil. Ceci explique qu’après une période courte de repos (moins d’une semaine), l’enfant peut paradoxalement paraître plus épuisé à la reprise des cours.

L’organisation des rythmes scolaires, objet de nombreuses discussions au sein du Ministère de l’Éducation nationale et des associations de parents d’élèves, est confrontée à cette réalité physiologique. La semaine de 35 heures et les RTT font que les familles pourraient bénéficier de « longs week-ends » alors que les chronobiologistes défendent l’idée qu’il faut répartir la charge de travail le plus régulièrement possible et donc éviter la semaine d’école de quatre jours.

Source le DVDSOMMEIL
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Mots-clés :
Ado Sommeil
Commentaires
10 votes
par roOl (IP:xxx.xx1.20.123) le 10 novembre 2008 a 11H42
roOl (Visiteur)

Fumer donc un pti petard avant d’aller dormir ;-)

6 votes
par parkway (IP:xxx.xx1.238.209) le 10 novembre 2008 a 13H31
parkway (Visiteur)

pour s’endormir,

rien de tel que les désinformations télévisées...

2 votes
par Staff (IP:xxx.xx7.60.48) le 10 novembre 2008 a 20H51
Staff (Visiteur)

Ou alors un bon footing...

5 votes
par paconform (IP:xxx.xx2.145.152) le 10 novembre 2008 a 14H02
paconform (Visiteur)

Bonjour, Je pense que ce problème de sommeil est bien plus grave qu’on ne le dit et je crois qu’on a tendance à refuser de voir ce que ces difficultés de sommeil veulent nous dire. Il y a beaucoup d’adultes qui dorment mal, d’une façon pathologique, et qui consomment des somnifères, ce qui rajoute de la pathologie. Mais pour le sommeil comme pour le reste il faut commencer par le commencement, c’est à dire par l’enfance : un enfant dont le sommeil n’a pas été troublé deviendra un adulte bon dormeur. Malheureusement, cet enfant n’existe plus car le sommeil des enfants est toujours plus ou moins gravement contrecarré ; c’est une première évidence que tout un chacun se refuse à constater. Qu’est ce qui trouble le sommeil des enfants ?
- la chambre isolée,
- les mauvais conseils des pédiatres et autres soignants, ("la chambre isolée c’est mieux" ; mais ils ne sont pas capables de dire pourquoi),
- les croyances populaires (il ne faut pas donner de "mauvaises" habitudes aux enfants,
- la garde à l’extérieur par des tiers,
- l’école qui charge l’enfant d’affects négatifs et dérègle ses mécanismes naturels,
- le réveille-matin (un enfant -au moins en bas âge- ne doit JAMAIS ÊTRE REVEILLE),
- les disputes parentales et les mauvaises relations en général (l’enfant est une pompe, une éponge),
- le système économique étudié et organisé pour aspirer toujours plus l’argent des consommateurs (augmentation du nombre d’heures travaillées pour faire face aux dépenses)
- disparition de l’expérience parentale,
- réceptibilité excessive des parents aux mots d’ordre des idéologues,
- incompétence généralisée,
- etc...,etc...

5 votes
par maxim (IP:xxx.xx4.165.168) le 10 novembre 2008 a 14H34
maxim (Visiteur)

chez nous à la campagne ... une bonne rasade de gnôle à 50 degrés ,et le moufflet vous fait ses 10 heures de sommeil d’affilée !

4 votes
par Staff (IP:xxx.xx7.60.48) le 10 novembre 2008 a 20H52
Staff (Visiteur)

Avec la jeune demoiselle en image, sûr que je ne dormirai pas beaucoup :-p

2 votes
par buridan (IP:xxx.xx6.248.88) le 11 novembre 2008 a 09H13
buridan (Visiteur)

Sans être obligé de pratiquer le yoga, apprendre à respirer profondément, calmement et se relaxer, favorise dans beaucoup de cas l’endormissement.

Bon dodo

2 votes
par Dji (IP:xxx.xx7.24.230) le 11 novembre 2008 a 10H55
Dji (Visiteur)

Quelqun mentionne un "bon footing".

C’est en général une mauvaise idée d’avoir une activité physique intense moins de 2h avant de se coucher.

Un autre mentionne le joint ... sauf que les fumeurs réguliers qui tentent de se sevrer souffrent de sévères trouble du sommeil ! A éviter donc !