Mon logo CareVox
CareVox par RSS
CareVox sur Facebook
CareVox sur Twitter
Adolescents : un déficit de sommeil dû aux nouvelles technologies
Adolescents : un déficit de sommeil dû aux nouvelles technologies
rubrique
catégorie
note des lecteurs
date et réactions
23 décembre 2008
Auteur de l'article
 Réseau Morphée, 84 articles (Association)

Réseau Morphée

Association
note moyenne des lecteurs
nombre d'articles
84
nombre de commentaires
0
nombre de votes
9

Adolescents : un déficit de sommeil dû aux nouvelles technologies

Adolescents : un déficit de sommeil dû aux nouvelles technologies

Plus de 80 % des collégiens parisiens en classe de Troisième se couchent après 22h00 la veille d’un jour de classe et ont donc un déficit de sommeil.

JPEG - 12.1 ko
Le déficit de sommeil des adolescent

C’est une des conclusions de l’étude Dièse (dispositif informationnel sur les environnements de santé des élèves) menée pour la première fois par la caisse primaire d’assurance maladie et l’Académie de Paris auprès de 8000 élèves représentant 20 % de l’effectif de 30 collèges parisiens en 2007-2008. Le déficit de sommeil se remarque dès la 6e (25  % des élèves se couchent après 22h00).

L’utilisation des écrans est aussi prédominante : en 3ème, 45 % des filles et 55 % des garçons passent plus de trois heures par jour devant un écran de télévision ou un ordinateur. La consommation d’alcool apparait dès la 6e chez 4 % des filles et 9 % des garçons et grimpe jusqu’à 33 % en 3e pour les premières et 30 % pour les seconds. 17 % des filles et 11 % des garçons fument du tabac à cet âge et 10 % des élèves de 3e déclarent avoir fumé du cannabis.

Cette étude vient à point nommé pour illustrer ce que les spécialistes du sommeil constatent depuis ces dernières années. Ils étaient déjà inquiets de voir des adolescents qui se couchent de plus en plus tard et dorment trop peu. On ne peut pas dire que les choses s’arrangent ! Le phénomène tend à toucher les plus jeunes, au collège comme le montre cette étude, mais aussi en primaire comme le constatent les professeurs et les médecins qui interviennent dans les écoles pour faire de l’information et de l’éducation.

Nous sommes là devant un problème de santé publique qui nécessite d’attirer l’attention des parents sur l’importance du sommeil et la nécessité pour les enfants de dormir suffisamment. Il en va de leur réussite scolaire ultérieure et du maintien de l’équilibre de leur santé.

Il y a donc besoin d’être ferme avec l’enfant qui veut « faire comme les grands » et se coucher tard. Un enfant n’est pas un adulte en miniature. Le parent a la charge de mettre des limites tant dans les horaires à ne pas dépasser que dans les activités à ne pas faire. En particulier toutes les activités sur écran (jeux, échanges avec les copains via MSN, ou autres messageries instantanées, vidéos sur ordinateur, télé) sont des stimulants qui repoussent d’autant un endormissement possible.



Les internautes qui ont lu cet article ont aussi consulté