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Quand ça coince avec les articulations

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Il y a encore quelques années, quand on parlait douleurs articulaires, on pensait âge avancé… Ce n’est plus vraiment le cas aujourd’hui ! Des trentenaires trop sédentaires, des adolescents dont les doigts conservent la forme de leur console de jeux bien après l’avoir éteinte ou des plus de 60 ans touchés par la goutte ou les rhumatismes : tous les profils se retrouvent dans ce vaste sujet.
 
Unissant les os et les muscles entre eux à l’aide de divers tissus, nos articulations sont de précieux rouages qui méritent tous nos soins pour optimiser leurs fonctions, au fil du temps et des contraintes que nous leur imposons. Nous devons apprendre à les bichonner !
 
Quand ça coince avec les articulations
 
Normalement, le corps humain est destiné à bouger avec souplesse tout en gardant son équilibre et en supportant d’être régulièrement sollicité… Normalement…
 
En réalité, pour des raisons multiples qui varient d’un individu à un autre, que ce soit en fonction de l’hérédité, de ses activités, de son mode de vie, de son âge, les articulations peuvent progressivement ou d’un seul coup gêner ou faire mal. Il faut alors réagir sans tarder et ne pas laisser les douleurs de croissance, traumatismes, inflammation ou usure nous gâcher la vie.
 
Articulations, un bien précieux
 
Le Larousse définit ainsi une articulation : « Fait, pour deux os, de s’articuler l’un à l’autre ; jointure entre deux os ».
 
Cette définition ne révèle pas toute l’importance et la complexité des articulations… En effet, le corps humain en dénombre environ 400, composées de différents tissus : tissu conjonctif ou fibreux, cartilages, membranes, capsule, liquide synovial, tendons, ligaments, ménisques, etc. Ces éléments assurent flexibilité et solidité au squelette à l’aide des muscles qui s’y rattachent. Certaines articulations sont mobiles comme le genou, la cheville, le coude, l’épaule ou la hanche, mais aussi les articulations des doigts ou des orteils, alors que d’autres sont semi-mobiles comme les articulations intervertébrales, ou encore fixes comme le crâne ou le sacrum. Les articulations mobiles comportent tous les tissus cités précédemment pour assurer leurs fonctions, et en particulier du liquide synovial : on les classe donc sous le nom d’articulations mobiles ou « synoviales ». Les articulations semi-mobiles sont dites « cartilagineuses » et les articulations fixes « fibreuses ».
 
Un fonctionnement astucieux…
 
Au niveau d’une articulation mobile, l’extrémité des os est recouverte de cartilage, qui est lui-même enveloppé par une membrane qui secrète et contient du liquide synovial.
 
Ces trois éléments ont chacun une fonction sur les articulations : le cartilage protège l’os, le liquide synovial limite les frottements entre les surfaces, et les membranes assurent la stabilité de l’articulation, aidées dans cette fonction par les ligaments interosseux et les tendons reliant les muscles aux os.
 
A ces structures, il faut ajouter les bourses séreuses, les capsules articulaires et les ménisques : les bourses sont des poches remplies de liquide synovial, les capsules des enveloppes entourant l’articulation (leur partie interne forme la membrane synoviale), les ménisques des petits croissants cartilagineux et fibreux qui servent de « coussins amortisseurs » dans les articulations du genou ou de la mâchoire. Chaque articulation a une forme spécifique, adaptée aux mouvements qu’elle doit assurer : chaque système est très ingénieux mais présente certains points faibles. Il peut s’user, subir un traumatisme ou une inflammation, s’infecter ou être gêné par la formation de dépôts cristallins, comme dans le cas de la « goutte ».
 
Les causes de souffrance articulaire
 
Le fameux « T’as mal où ? » est malheureusement d’actualité quand on parle d’articulations douloureuses. A quoi ressemble cette douleur, quels sont ses horaires, les circonstances qui la déclenchent, est-elle permanente ou chronique, soulagée ou non par le repos, accompagnée d’autres symptômes (œdèmes, fièvre, etc.) ?
 
En effet, une douleur articulaire peut être de type inflammatoire (arthrite : douleurs nocturnes et au réveil, raideur au démarrage) ou mécanique (arthrose : douleur à l’effort, usure des cartilages). Elle peut être d’origine traumatique (entorses, luxations, élongations…), infectieuse (virus ou bactéries), métabolique (goutte, etc.) ou encore auto-immune (polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante, etc.).
 
L’activité physique dans la prévention et le traitement
 
Faut-il se reposer ou s’activer pour protéger ses articulations ? Dans quel cas faire l’un ou l’autre si l’on a mal, et de quelle façon ? Le repos est de règle dans les traumatismes (avec le refroidissement, le bandage et la surélévation du membre blessé), mais il n’est plus préconisé de façon prolongée comme c’était le cas autrefois dans l’arthrose ni dans le mal de dos. La reprise progressive et bien dosée d’une activité physique appropriée est au contraire très recommandée. Le renforcement musculaire facilite le travail articulaire et limite l’usure des cartilages quand le mouvement est ample et doux, comme dans le taï-chi, le qi-gong, la méthode Pilates ou encore l’aquagym. Un kinésithérapeute ou un ostéopathe peuvent évaluer l’indication à pratiquer telle ou telle activité, en vous expliquant ce qu’il faut faire ou éviter en fonction de votre pathologie et de l’intensité de vos douleurs. Généralement, sur une échelle de 0 à 10, vous allez retirer un bénéfice certain d’une sollicitation douce de vos articulations si votre douleur se situe entre 1 et 5. Enfin, en prévention, il faut toujours respecter un temps d’échauffement avant l’exercice puis un temps d’étirement après celui-ci.
 
Faut-il s’inquiéter des articulations qui craquent ?
 
Généralement, ce n’est pas alarmant : les articulations « synoviales » ou mobiles comportent une capsule articulaire qui forme une cavité contenant du liquide synovial ; ce liquide contient des gaz à l’état dissous, et quand on sollicite trop brusquement ou de façon excessive l’articulation en question, les gaz dissous repassent à l’état gazeux pour augmenter le volume articulaire, et « ça craque » ! Cela arrive en s’étirant, en se baissant ou en tirant sur ses doigts et si ça ne fait pas mal, ce n’est pas dangereux : des tendons un peu longs et plus élastiques chez certains favorisent ce phénomène. En revanche, si une douleur accompagne le craquement, il faut évoquer une arthrose ou une arthrite sous-jacente, et la soigner.
 
 
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