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Qu’est-ce qui provoque ces bouffées de chaleur à répétition ?
Il semble que ce soit toujours vrai et que les bouffées de chaleur représentent le signe vedette de la ménopause.
- Malaise inévitable ?
Oui,
semble-t-il pour les 75 % de femmes qui sont concernées. Il faut
souligner cependant que 25 % d’entre elles « ne savent pas ce que c’est
».
- Quand commencent et cessent ces bouffées de chaleur ?
Elles
peuventt apparaître dès la périménopause (près de 25 % des femmes en
ont quelquefois à ce moment, et plus de 10 % disent en avoir souvent).
Remarque générale : plus la ménopause approche et plus elles sont
fréquentes. Elles peuvent perdurer des années durant.
- Comment se manifestent-elles ?
Une
rougeur brutale vous envahit le visage, le cou, les épaules, les yeux
deviennent rouges, larmoyants, vous vous sentez « en eau », mouillée de
la tête aux pieds, vêtements et cheveux trempés.
Elles
peuvent survenir 20, 30, 40 fois ou plus dans la journée, et même la
nuit, inondant literie et lingerie. La nervosité et les contrariétés de
la vie quotidienne semblent les précipiter, surtout chez les femmes
très émotives. Fort heureusement, les bouffées de chaleur, elles
aussi, se soignent.
- Qu’est-ce qui provoque ces bouffées de chaleur ?
Il s’agit de raisons complexes et encore mal déterminées puisque deux théories s’affrontent.
La
première repose sur le fait que les ovaires d’une femme ménopausée ne
fonctionnant plus et n’obéissant plus aux ordres de l’hypophyse, c’est
la décharge dans le sang d’ordres hypophysaires devenus excessifs qui
produirait les bouffées de chaleur. En d’autres termes, nous serions en
présence d’un cas d’inondation de l’organisme par des flots de
gonadotrophines. Si la théorie est cohérente, elle ne résiste pas à
deux observations : l’administration thérapeutique de gonadotrophines
à des femmes stériles (dans le but de les faire ovuler) ne provoque pas
l’apparition de bouffées de chaleur ; et, d’autre part, il n’y a pas de
malaise analogue aux bouffées de chaleur chez les femmes dont les
ovaires sont insuffisants à produire une ovulation normale standard et
qui sont, par voie de conséquence, soumises à des quantités très
importantes de gonadotrophines (l’hypothalamus et l’hypophyse
réagissent toujours à une déficience ovarienne en suractivant leurs
ordres).
L’autre théorie est fondée sur le fait qu’il existerait au niveau de l’hypothalamus des récepteurs estrogéniques. C’est l’arrêt de l’alimentation de ces récepteurs en estrogènes qui provoquerait les troubles vasomoteurs en question. Mais il s’agit d’une hypothèse que rien n’est encore venu confirmer définitivement.





