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Cancer du sein : du vin contre les effets secondaires de la radiothérapie
Auteur de l'article
Olivier GRYSON, 4 articles (Docteur en Pharmacie)

Olivier GRYSON

Docteur en Pharmacie
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Cancer du sein : du vin contre les effets secondaires de la radiothérapie

Cancer du sein : du vin contre les effets secondaires de la radiothérapie

Une étude clinique italienne a montré que les femmes ayant une consommation modérée de vin et qui doivent subir une radiothérapie, ont moins d’effets indésirables que les femmes qui ne boivent pas.

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Cancer du sein : du vin contre les effets secondaires du traitement

Etant donné le coût exhorbitant de certains traitements protecteurs complémentaires aux radiothérapies, le Dr Morganti et son équipe de l’unité de radiothérapie du département d’oncologie de l’université de Campobasso, en Italie, a cherché à évaluer l’intérêt de certaines pratiques plus naturelles, et a fortiori moins onéreuses.

 
La radiothérapie consiste à bombarder des zones cancéreuses de radiations susceptibles de détruire les cellules exposées. Le problème d’une telle méthode est son manque de spécificité, d’où la nécessité de protéger les cellules saines environnantes. Les traitements alors utilisés présentent plusieurs inconvénients. Outre leur prix, ils ont des effets indésirables non négligeables.
Or nous savons que les vitamines A, C et E ont des propriétés protectrices naturelles des tissus. Il convient donc d’essayer d’établir une alimentation optimale.
 
348 femmes traitées pour un cancer du sein entre février 2003 et juin 2007 ont ainsi participé à cette étude. Les chercheurs ont comparé l’extension des dommages tissulaires en fonction de la consommation de vin.
 
Les patientes ne buvant jamais avaient en moyenne un risque de 38,4% de subir des effets toxiques cutanés (au niveau de la peau). Les personnes buvant 1/2 verre par jour voyaient ce risque baisser à 31,8%. Celles buvant un verre par jour voyaient ce risque s’effondrer à seulement 13,6%. Enfin celles buvant 2 verres par jour voyaient ce risque remonter à 35%.
Il s’agit là d’un phénomène que nous avons déjà abordé lors d’études antérieures, appelé « courbe en J ».
 
Seule une consommation modérée est bénéfique. Une consommation nulle ou excessive est potentiellement délétère.
Giovanni de Gaetano a ainsi expliqué que « dans le cas des femmes subissant une radiothérapie consécutive à un cancer du sein, il convient de respecter les habitudes de consommation d’alcool retrouvée dans le régime méditerranéen. Un verre pas plus. Bien sûr il ne serait pas correct de demander à une femme ne buvant jamais de commencer à boire à l’occasion d’une radiothérapie. L’alcool n’est pas un médicament. Ces résultats confirment néanmoins la validité du régime méditerranéen dans ce domaine. »
 
Olivier GRYSON - Retrouvez davantage d'articles sur Regime-mediterraneen.fr

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Commentaires
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par Pierrot (IP:xxx.xx1.23.48) le 28 juillet 2009 a 12H19
Pierrot (Visiteur)

Le lobby du vin agit encore ?