La grippe pourrait-elle rendre schizophrène ?

La grippe pourrait-elle rendre schizophrène ? |
Ou plus généralement comment certaines infections sont peut-être à l’origine de troubles du comportement. Le point sur comment les microbes et le système immunitaire peuvent altérer le fonctionnement des neurones.
La
schizophrénie est un fléau dévastateur. On estime qu’un pour cent de la
population en souffre. Hallucinations, psychose, difficultés cognitives rendent
la vie impossible aux gens qui en souffrent. Il leur est impossible de garder
un emploi et impossible de vivre sans souffrance. Quelle est la raison
principale de ce problème ? D’après un nombre toujours grandissant
d’experts : La grippe !
Oui, en
lisant cela, vous êtes sceptique. Vous n’êtes pas le seul. On a du mal à relier
ce mal qui handicape les gens à vie à un nez qui coule et à la grippe.
Néanmoins,
les études ont constamment relié la schizophrénie à des infections prénatales
de virus de la grippe et autres.
Les mères
ayant souffert de ces maladies durant leur grossesse ont un bien plus grand
risque de mettre au monde un enfant qui aura la schizophrénie.En 2006, les
chercheurs de l’université de Columbia ont constaté que 20 % des cas de
schizophrénie étaient dus à des infections prénatales.Cela fait longtemps que
l’on sait que des microbes comme les streptocoques ou la syphilis mènent à de
sérieux troubles psychiatriques.
Aujourd’hui,
un nombre toujours croissant de scientifiques pensent que les microbes sont la
raison principale de plusieurs maladies mentales qu’on croyait, jusqu’ici, dues
à des raisons psychologiques ou neurobiologiques.La maladie la plus évidente
est la schizophrénie, mais l’autisme, la bipolarité (maniacodépression), et les
TOCS (Troubles Obsessionnels du Comportement) pourraient également être reliés
à des infections virales, bactériennes ou parasites in utero, lors de la petite
enfance ou de l’enfance.
Certaines de
ces infections affectent directement le cerveau, mais d’autres génèrent une
réaction du corps, qui fait interférence au développement du cerveau voire qui
attaque les cellules du cerveau par erreur auto-immune.
Pour les
scientifiques, c’est une bonne nouvelle, car dans ce cas on pourrait développer
un vaccin qui empêcherait ces virus de s’attaquer à l’organisme ou, s’il s’agit
d’une réaction auto-immune, il sera peut-être possible de développer un
médicament qui bloquera son effet sur le cerveau.
Les raisons de la maladie mentale - historique
Déjà en
1896, deux médecins ont décrit comment ils avaient injecté du fluide cérébral
de patients malades dans des lapins et comment ceux-ci sont devenus malades. À
cette époque, les médecins avaient conclu, dans un article paru dans le
Scientific American de l’époque, que certaines formes de maladie mentale
pouvaient être causées par des infections, au même titre que le typhus, la
diphtérie et autres.
Mais lorsque
la psychanalyse freudienne a gagné du terrain dans les années 1930, l’idée a
plus ou moins été mise en veille.
En 1950, la
découverte de l’ADN comme matériel héréditaire a boosté la recherche sur les
raisons génétiques des maladies, les maladies mentales incluses. Plusieurs
articles ont reporté un élément héréditaire dans la schizophrénie, mais les
gènes n’étaient pas tout. Il manquait un élément. Par exemple, on a constaté
que sur de vrais jumeaux, si l’un des deux était atteint de schizophrénie,
l’autre n’avait qu’une chance sur deux de développer la maladie. Les influences
de l’environnement ont alors été prises en compte comme un élément qui pouvait
déclencher la maladie chez la personne ayant des prédispositions à la
schizophrénie. Et les scientifiques ont donc tout épluché, depuis le régime
jusqu’au style de vie, en passant par la localisation géographique.
Ce n’est
qu’en 1973 que le docteur Edwin Fuller Torrey a publié un article reprenant une
idée qui avait été oubliée pendant des décennies : est-ce que les microbes pourraient causer la maladie mentale ?
Les
scientifiques se sont alors penchés sérieusement sur le sujet et plus ils ont
cherché, plus ils ont trouvé. La maladie la plus étudiée était la
schizophrénie. Plus de 200 études ont suggéré que les enfants nés en hiver et
au printemps ont un risque accru entre 5 et 8% de développer la schizophrénie. Les
chercheurs ont compris que les virus, plus présents en hiver, pouvaient être
des facteurs de grande influence.
En 2004, le
psychiatre à l’université de Columbia, Alan S. Brown, a analysé des
échantillons de sang qui avaient été pris entre 1959 et 1966 sur 189 femmes
enceintes. 64 d’entre elles avaient donné naissance à un enfant devenu
schizophrène. Ces femmes avaient eu plusieurs prises de sang tout au long de
leur grossesse. Brown et ses collègues ont fait des comparaisons en analysant
les échantillons afin de voir si (et si oui, quand) ces femmes avaient eu la
grippe lors de leur grossesse. Ils ont constaté que si l’infection de grippe touchait la mère au début et jusqu’au milieu
de la grossesse, le risque de schizophrénie était triplé. Une infection lors des trois premiers mois
de grossesse multipliait le risque par sept. Brown a également constaté,
dans une étude parue en 2001, que les enfants nés d’une mère qui avait été
exposée à la rubéole avaient dix fois plus de risque de développer la
schizophrénie.
Aujourd’hui,
tout le monde, ou presque, est vacciné contre la rubéole, le risque est donc
minime, mais Brown a constaté également un lien entre la schizophrénie et le
Taxoplasma gondii, un parasite unicellulaire qui infecte 40 % de la
population humaine au travers d’eau contaminée et de viande pas suffisamment
cuite. Dans une de ses études, Brown constate que si des anticorps
anti-taxoplasma gondii sont constatés dans le sang de la mère (donc indiquant
que la mère a un moment donné a été infecté par le taxoplasma gondii), le
risque que l’enfant développe la schizophrénie était multiplié par 2,5.
Même si le
cas est plus évident pour ce qui est de la schizophrénie, les infections
prénatales de rubéole ou de herpes ont été souvent reliées à des maladies
psychiatriques comme l’autisme, les désordres bipolaires et même la maladie
d’Alzheimer (ce qui expliquerait pourquoi celle-ci se développe autant).
Jusqu’ici, les corrélations trouvées
entre les infections et les maladies psychiatriques ne sont que ça : des
corrélations. Il n’y a
aucune preuve que le virus est la cause directe de la maladie. Cela pourrait parfaitement
être l’inverse : la personne ayant le gène de la maladie pourrait être
plus encline à agir de façon à être exposée au virus.
Mais les études animales tendent
également dans cette direction. Le biologiste Paul H. Patterson, en 2003, a publié
une étude d’après laquelle les souris nées de mère ayant été infectées par la
grippe lors de la gestation sont plus peureuses que les autres souris. Elles
sont aussi moins enclines à explorer de nouveaux objets et ont des problèmes
d’interaction avec les autres souris. Le développement neurologique de ces
souris apparaît interrompu. Les autopsies de celles-ci ont établi qu’il y avait
une grande différence dans la distribution de leurs neurones.
Les preuves continuent à s’accumuler
et un bon nombre d’experts commencent à penser qu’il y a un lien entre les
infections prénatales et les maladies psychiatriques.
Ceci pose une nouvelle
question : quels effets ont ces infections sur le cerveau du fœtus ?
Le facteur
immunitaire
Même si le fœtus est protégé par le
placenta, certains microbes sont capables de passer cette barrière.
Le
taxoplasma gondii en est capable justement.Une infection au taxoplasma gondii
en début de grossesse peut causer une fausse couche ou de sérieux handicaps.
On en sait
beaucoup moins pour ce qui est des infections en fin de grossesse ou des
infections dormantes (infection pour laquelle le virus ne passe pas la barrière
du placenta, mais hiberne et attend). D’après Brown, ce genre d’infection,
qu’on a jusqu’ici considéré comme bénigne, pourrait avoir une influence.
Le
taxoplasma gondii est un des quelques microbes qui est capable de franchir la
barrière protectrice du cerveau Il s’agit d’une membrane qui sépare les
cellules du cerveau du reste du corps. Une fois dans le cerveau, le taxoplasma
gondii affecte le comportement de son hôte. Les rats et les souris infectées
perdent leur peur du chat, par exemple, ce qui d’ailleurs est dans l’intérêt du
parasite qui ne peut se reproduire que dans le chat.
Pour ce qui est des humains, le
taxoplasma gondii altère quelque peu la personnalité de l’hôte, le rendant plus
névrosé et moins sûr de lui. Il rend les hommes plus prudents et les femmes plus
ouvertes.
Le parasite
change ces comportements en affectant le niveau de certaines substances
chimiques du cerveau.
Une étude,
par exemple, indique que le taxoplasma
gondii augmente la dose de dopamine, un neurotransmetteur important
impliqué dans bon nombre de processus du cerveau (par exemple le sommeil,
l’activité motrice, l’attention, la récompense, etc.). Dans un fœtus, les changements du niveau de dopamine peuvent grandement
endommager le développement du cerveau. Or les scientifiques ont constaté que les
schizophrènes ont de la dopamine en abondance dans certaines parties
spécifiques du cerveau.
Mais une
infection de taxoplasma gondii qui est à l’état dormant, et qui pourtant
accroît le risque de schizophrénie pour l’enfant, ne passe pas la barrière du
placenta. Elle ne peut donc pas infecter le cerveau du fœtus et ne peut pas
influencer directement le fœtus. Il est alors difficile de comprendre comment
cette infection dormante peut influencer quoi que ce soit.
Certaines études indiquent que ce ne
sont pas les infections en elles-mêmes qui causent ces interruptions dans le
développement du cerveau, ce serait plutôt la réponse de notre système
immunitaire.
Lorsque le
système immunitaire est activé, il peut influencer le fonctionnement du cerveau
et de cette façon, activer des réponses émotionnelles et comportementales. Essayez,
par exemple, de vous souvenir comment vous vous sentiez le jour précédant une
grippe. Vous ne vous sentiez pas bien, vous étiez plus irritable, moins
d’appétit, un sentiment de fatigue... Vous " couviez " quelque chose.
Ce n’est pas
la grippe qui vous fait ressentir cela, mais il s’agit de la réponse de votre
système immunitaire. Vous ressentiez la réponse des cytokines. Les cytokines
sont des petites molécules produites par plusieurs types de cellules pour
réguler, à distance, les fonctions et l’activité d’autres cellules. Ces
cellules ne sont pas seulement importantes pour le système immunitaire, mais
elles sont également importantes pour le développement du cerveau. Lorsque les chercheurs ont cultivé des
neurones en laboratoire et y ont ajouté des cytokines, les neurones ne se sont
pas développés correctement.
On sait qu’un haut niveau de
cytokine fait interférence au développement et aux connexions des neurones.
Est-ce qu’une infection de la mère pourrait affecter le cerveau du fœtus de
façon à établir une prédisposition à la maladie mentale ?
C’est
parfaitement possible. La réponse du système immunitaire d’une femme enceinte
peut affecter le placenta.
Le travail
du placenta est de faire passer des hormones et de la nourriture nécessaires au
développement du fœtus. Mais lorsque le
corps de la mère combat une infection, on pense que le placenta se comporte
quelque peu différemment. Dans certains cas, il influence le fœtus de façon
à ce que celui-ci produise ses propres cytokines. Dans d’autres cas, les
cytokines de la mère traverseront la barrière du placenta.
Un élément
qui confirme l’idée que les cytokines jouent un rôle clef dans tout cela est le
nombre d’études qui indiquent que certaines
cytokines (celles nommées interleukin-8) étaient à trouver en très forte dose dans le sang de mère ayant
accouché d’enfants devenus schizophrènes. Les recherches génétiques ont
découvert deux gènes associés à la schizophrénie qui sont également impliqués
dans la fonction de la cytokine. Ces mêmes recherches sont soutenues par
plusieurs constatations sur la recherche animale.
Défensif et offensif
Le système immunitaire peut, par
erreur, endommager le cerveau d’une autre façon (et pas seulement chez le fœtus).
Même si les
preuves scientifiques indiquent un lien entre les maladies mentales et les
infections prénatales, beaucoup de recherches sont faites afin de voir s’il
peut y avoir des cas de maladies psychiatriques dues à des réactions
auto-immunitaires déclenchées lors de l’enfance ou même de l’âge adulte.
Certaines infections peuvent
déclencher le système immunitaire et lui faire attaquer des cellules du
cerveau. Une de ces
infections est une infection due aux streptocoques (ceux qui sont responsables
de l’angine rouge).
En 1998, les
médecins, l’équipe du docteur Swedo, faisaient une étude sur les enfants qui
souffraient de Troubles Obsessionnels du Comportement (TOC) et constatèrent
qu’un petit pourcentage de ces enfants avaient
tout d’un coup développé ces TOCs après une infection due au streptocoque bêta
hémolytique du groupe A. Généralement, les TOC viennent progressivement,
mais chez ces enfants, on était passé d’aucun symptôme à TOC en l’espace de 24
ou 36 heures. En gros, ces enfants se sont réveillés un matin et avaient des
TOCs.
C’est pour
cela que les TOCs dus à cette condition, aux États-Unis, ont une dénomination
bien particulière : PANDAS (Pediatric Autoimmune Neuropsychiatric
Disorders Associated with Streptococcal infections). D’après
le docteur Swedo et son équipe, PANDAS se développent, car le système
immunitaire attaque le cerveau après l’infection.
La bactérie
du Streptoccoque contient certaines protéines à sa surface qui ressemble aux
protéines faites par les humains. C’est ce qui aide la bactérie à ne pas se
faire éjecter par son hôte. Lorsque le corps découvre la bactérie, il
l’attaque, et dans ce processus de défense, il attaque aussi ses propres
protéines. Certaines études ont trouvé
des anticorps contre le cerveau chez des patients atteints du PANDAS, mais
d’autres études n’ont pas pu reproduire l’expérience. Ce qui fait que le
diagnostic du PANDAS est toujours sujet de controverse.
Mais même si
on a toujours certains doutes, la plupart des scientifiques s’accordent à
penser que le PANDAS est une pièce importante du puzzle.
Si la raison est une réaction
auto-immune ou une interruption du développement du cerveau foetal, si le
coupable est le système immunitaire plutôt que l’infection en elle-même, ceci
simplifie grandement le problème. Et cela nous expliquerait pourquoi on trouve plusieurs
maladies impliquées dans les maladies psychiatriques : grippe, rubéole,
herpes, etc. Ces infections sont
très différentes et agissent différemment sur notre corps, oui, mais le point
commun est notre système immunitaire. Les
chercheurs espèrent pouvoir découvrir les raisons des maladies mentales et
espèrent un jour trouver une solution, une cure.
Le plus important, si on veut
combattre les maladies mentales, est de les éviter au premier abord. Si les
infections jouent un rôle crucial, cela ouvre les portes pour de nombreuses
solutions. Mais cela
pourrait aussi changer certaines des habitudes que nous avons, car si, comme
tout porte à le croire en ce moment, c’est le système immunitaire, et non
l’infection en elle-même qui affecte le fœtus, il va falloir arrêter de
conseiller aux femmes enceintes de se faire vacciner contre la grippe.
Peut-être
arrivera-t-on à des médicaments qui viseront directement l’infection ou qui
contrôleront l’interférence du système immunitaire avec le cerveau, afin
d’éviter une attaque auto-immunitaire sur les cellules du cerveau.
Le 20e
siècle a soigné toute une série de maladies physiques dues à des infections,
peut-être que le 21e siècle verra un traitement aux infections qui affectent
notre cerveau ?
Des études
récentes indiquent une grande variété de liens entre certaines infections et
des éléments psychiatriques. Voici certaines des corrélations les mieux
documentées à l’heure actuelle.
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Sources (et pour en savoir plus) :
Toxoplasma gondii and Schizophrenia. E. Fuller Torrey and Robert H. Yolken in Emerging Infectious Diseases, Vol. 9, No. 11, pages 1375-1380 ; November 2003.
Neuropsychiatric Disorders and Infection. Edited by S. Hossein Fatemi. Taylor & Francis, 2005.
Pregnancy, Immunity, Schizophrenia, and Autism. Paul H. Patterson in Engineering & Science, Vol. 69, No. 3, pages 10-21 ; 2006.
Maternal Effects on Schizophrenia Risk. Paul H. Patterson in Science, Vol. 318, pages 576-577 ; October 26, 2007.
(d’après un article de Melinda Wenner)
La reproduction totale ou partielle de l'article est strictement interdite sans accord préalable de l'auteur

D’abord merci pour cet article très rigoureux Puis une question dans ces études : y-at-il un lien en post natal entre certains états psychotiques et des maladies virales comme Rpstein-barr Ces maladies sont souvent fréquentes chez les ados souvent et s’accompagnant souvent de grandes fatigues qui persistent quelques mois ?

Merci de votre commentaire.
Il y a des cas d’adolescents ayant eu des micro-épisode psychotiques lors d’une infection aigüe d’Epstein-Barr.
Par contre et à l’heure actuelle, une augmentation d’anticorps d’infections avec, entre-autres, le virus d’Epstein-Barr n’a pas été trouvé chez les personnes souffrantes de Schizophrénie.

Le plus drôle c’est que cela redonne quelque crédibilité aux horoscopes. En effet, si la saison de la naissance peut prédisposer aux certains pathologies, établir une carte de caractères suivant la saison de naissance n’est peut-être pas si loufoque que cela. Je ne tiens nullement à défendre l’indéfendable astrologie, mais la médecine pourrait établir une base de données des pathologies les plus probables suivant la date de naissance, recoupée avec les données épidémiologiques..., et s’en servir comme outil de diagnostique.

Bonjour et merci pour cet article très intéressant.
Les exemples donnés concernent l’enfance et sont liés à des infections pré natal ou post natal. Mais quel est le déclencheur de la maladie psy pour un adulte de 27 ans ? Il est atteint d’un herpès et suite à cet infection le cerveau s’auto immunise mal puis il devient par la suite bipolaire à vie ?

Avant tout, merci pour votre commentaire.
Nous en sommes toujours au niveau de la recherche dans ce domaine, mais pour l’instant, tout porte à penser que si la personne est prédisposée à être bipolaire (eventuellement après une infection d’herpest postnatale), une infection bactérienne ou par virus (donc aussi par l’herpes) pourrait déclencher la maladie, oui.

"...Pour les scientifiques, c’est une bonne nouvelle, car dans ce cas on pourrait développer un vaccin..."
Non mais franchement, vous en avez pas marre de nous prendre pour des imbéciles. Evidemment qu’on est dans l’impossibilité de vérifier les nombreuses études dont vous relatez dans l’article. Evidemment vous vous appuyez là dessus pour faire passer des informations complètement invérifiables mais qu’un être doué de bon sens va immanquablement déceler. Je vais vous dire le problème de la schizophrènie, c’est qu’il y a des médecins qui ne savent même pas qu’ils en sont atteints. Un peu comme les gynécos qui ne savent même pas qu’ils sont obsédés sexuels, bon, vous allez me dire, mais c’est pas très grave, certains de leurs clientes aussi...donc, si les uns justifient leurs déviances parce que les autres y participent, ce n’est donc plus la faute de l’offre face à la demande, un peu comme le com qui suit où l’on voit l’horoscope venir soutenir intrinsèquement l’article complètement a coté de ses pompes.
Vous racontez n’importe quelle banalité ridicule, et vous la publiez. Vous avez raison, vous trouverez des clients pour croire à vos sornettes même suffisamment pour engager un processus pluriannuel expansif. Mais, au lieu d’inventer les maladies de demain, vous feriez mieux de prévenir des dangers divers que la société invente tous les jours en matière de jeux tv ou dvideos qui représentent un danger autrement plus important qu la grippe, qui représente la cause réelle des risques d’expansion de la schizophrènie et qui constitue votre principale source de profit médicaux du siècle prochain après alhzeimer. C’est pas la peine de nous prendre pour des bourriques, ce n’est pas en noyant le poissondans un article excipiant que vous allez faire passer la pillule. merci.

Ce commentaire est inutilement agressif. Si vous souhaiter attaquer cet article faites le avec des contre-arguments pas avec des assertions qui ne repose sur rien. On se fout de votre opinion de psy que l’on sent attaquée dans sa raison d’être. Les psys ont assez traumatisé les parents d’enfants atteints de trouble du comportement avec des hypothèses qui reposaient sur rien pour que l’on puissent quand même envisager des choses différentes.
L’article donne des faits, parle d’études et d’hypothèses, il a sans doute demandé un gros travail de collecte d’infos. Jamais il ne fait état d’idéologie, il reste très prudent. Bref, il est excellent. Mettez-vous au même niveau.

Merci de votre commentaire,
Bien que né en France, j’ai vécu la plupart de ma vie au Danemark (ce qui explique certaines bizarreries de mon langage).
Revenu en France en 2000, j’ai été choqué de voir la façon dont la psychanalyse est élevée en France.
Plusieurs de mes patientes m’ont raconté des histoires ahurissantes dans lesquelles des psy leur ont raconté des trucs horribles du genre : C’est parce que vous n’avez pas aimé votre fils/fille suffisamment qu’il est devenu Schizophrène, ou c’est parce que vous l’avez trop choyé...
Bref, c’est de la faute des parents (non seulement c’est faux, mais en plus, cela ne fait rien avancer).
J’ai vu le même genre de problème pour les enfants souffrants de TDA/H.
"C’est de la faute des parents" qui donc culpabilisent, n’avancent pas et en plus ne font pas les actions appropriées afin de régler le problème. Tout le monde perd dans ce jeu (à part le psychanalyste qui touche son honoraire au moins une fois par semaine pendant des années).

Salut Cyril,
Cette phrase m’interroge !
« sur 189 femmes enceintes. 64 d’entre elles avaient donné naissance à un enfant devenu schizophrène. Ces femmes avaient eu plusieurs prises de sang tout au long de leur grossesse. »
Avec 830 900 naissances en 2006, meilleur chiffre depuis plus de vingt-cinq ans source http://www.archives.premier-ministr... ... cela devrait donner environ 277.000 « schizophrènes » ! En comptant une espérance de vie de 75 ans,et en enlevant le nombre de décès, ....cela donnerait une sacrée floppée de schizophrènes toujours en vie !
Enfin, c’est ma façon de compter !!!!!!!!
@+ P@py

Oui, c’est votre fa-çon de compter ![]()

Bonjour, article intéressant, lisible, intelligible. Par contre, vous ne répondez pas à l’interrogation de P@py ?
++

Je n’en crois pas mes yeux....ce qui est écrit ressemble mot à mot aux écrits très anciens que les homéopathes ont pris comme base de raisonnement.
Voilà le progrès qui arrive..... !!!!!!
Son retour avec le mois d’août ...comme me disait un ami, "il s’en passe aux mois des vacances !"...retournons aux années négatives alors...puisque le progrès est là !
Un médecin a fait un livre admirable qui prouve que la simple analyse du nom indique l’endroit des troubles, comme pour les plantes d’ailleurs enfin celles dont on a pas changé le nom !...mais alors, où va -t- on si on commence à soigner avec peu de frais ? Il doit actuellement avoir quelques gros problèmes....car cet écrit prouverait que la médecine sait ...et que des chercheurs cherchent ce qui est su !
Je me recopie page22 Herpès (zooster le zona) : obligé de ramper ; il mène une vie trop austère (il "zone" il fait ’ceinture’ ! Grippe : relations familiales ’grippées’ . Bronchite grippale : il ne bronche pas et la grippe intestinale traduit des querelles intestines. Toxoplasmose : toxo= arc , flèches, poison ;; ;alors, recevoir des flèches empoisonnées pendant la grossesse...il y a de quoi charger le plama de votre molécule...surtout si on considère le plasma comme ce milieu gazeux conducteur de l’électricité comme il est écrit dans le dictionnaire) Pour streptocoque : strepto= recourbé...etc...
Pour ma part, je me contente d’avoir suivi certains conseils de la fac. voisine de Liège quand c’était encore autorisé et les traitements de réequilibration de la flore intestinale ont donné les résultats conformes aux conseils....peut être pourriez-vous vous en approcher comme je l’ai fait dans les années 1993 pour des diabetes de type 2 et deux lupus.

Non mais ! Pour un psy séduit par Albert Ellis et sa théorie emotivo-rationnelle, c’est le monde à l’envers, car il s’agit d’une invention de toutes pièces,qui, non seulement n’est pas rationnelle, mais qui tiens pas debout même à coups des vaccins anti grippe. Comme quoi, on peut, plus ou moins maîtriser une technique pour aider les autres et être incapable de se raisonner soi même. Ce principe, en principe se nomme,"Conceptualiser". Encore un effort à faire Cyril. slim

Bonjour,
La rigueur de cet article n’est qu’apparente : les références sont un peu légères.
La première parle de la toxoplasmose (et non de la grippe), les études qui y sont citées sont toutes rétrospectives (donc d’une niveau de preuve proche de zéro), et les auteurs eux-mêmes pointent les limitations des travaux cités.
La seconde pointe sur une page d’Amazon.com pour acheter un bouquin.
La troisième fait, là encore, référence à des études rétrospectives mais surtout parle de psychologie expérimentale (peu humaine, beaucoup sur les souris)
La quatrième pointe vers un article que l’on ne peut lire sans payer.
Au total elles ne nous éclairent que peu et il faut croire, ou pas, la parole de l’auteur. Perso je doute, la raison ? L’article publié le lendemain de celui-ci par le même auteur et intitulé :
" La schizophrénie serait le prix de l’évolution
Des chercheurs anglais, allemands et chinois disent avoir déterminé que la schizophrénie est une conséquence malheureuse de l’évolution rapide du cerveau humain... "
Sans doute chez les individus enrhumés ![]()

j en ai lu des hypotheses sur les causes de cette satané maladies mais là ça depasse les bornes.Des chercheurs qui cherchent on en trouve mais des chercheurs qui trouvent on en cherche .Continuezd onc a vous amuser mais cessez de croire que l entourage de ces malades est bete et discipliné ; Parent de schizophrene il y a bien longtemps que je n attend plus rien de la recherche et si mon enfant est aujourd hui resocialisé et relativement en bonne santé c est surtout grace a une bonne hygiene de vie et beaucoup d amour ;Or si je m etais contentée d attendre de la recherche mon enfant serait probablement bourré de neuroleptiques et autrs drogues medicamenteuses aux effets devastateurs .Se prendre en charge voila ce qu il faut faire ,et ne jamais baisser les bras .

J’ai fait une grippe très forte à 6 semaines de grossesse le 25 décembre 1970 , ma fille a déclencé la schyzophrénie à l’age de 20 ans elle va avoir 39 ans elle me rend responsable de sa maladie ! j’ai toujours eu également des crise d’herpes sur le visage, pourrait t il y avoir un lien ?

Grâce au bon docteur Freud, les femmes et en particulier les mères, endossent la responsabilité d’une grande partie des malheurs de leurs enfants. Heureusement la conférence de consensus (Paris 23,24 janvier 2003) a réaffirmé l’absence de relation entre évènements familiaux et schizophrénie.
"Les connaissances actuelles doivent intégrer l’hypothèse neurodévelopementale càd les armes psychiques qui construisent et maintiennent l’image de soi." De boureau, la famille devient l’encadrement thérapeutique du schizophrène et possède donc une fonction curative importante.
http://psydoc-fr.broca.inserm.fr/co...
Par ailleurs, la piste virale est étudiée sérieusement, par l’AFSSA entre autres, avec les infections à Bornavirus.
www.edit.u-psud.fr/sujets%20...
Quant à l’évolution de la maladie, les statistiques de L’INSERM donnent un peu d’espoir de rémission :
http://www.inserm.fr/thematiques/ne...
Courage !
NB : moi aussi j’ai parfois des poussées d’herpès labial mais mon fils schizophrène n’en a jamais eu. Son frère, sans problèmes psychiatriques, a par contre des éruptions d’herpès spectaculaires !






