Des résidus inquiétants dans l’eau du robinet

Des résidus de médicaments ont été décelés dans les cours d’eaux. Les stations d’épurations ne filtrent pas ces toxines. Résultat : on retrouve ces médicaments dans l’eau du robinet ! Ces substances seraient susceptibles de modifier l’activité hormonale humaine et animale. On sait déjà qu’elles sont à l’origine de mutations sexuelles observées sur les poissons...

- L’eau du robinet pourrait-elle représenter un risque pour la santé ?
Dans un communiqué publié lundi sur son site Internet, le Ministère de
la Santé fait le point sur les risques sanitaires liés à la présence de
substances médicamenteuses dans l’eau du robinet. Il faut dire que les
conclusions d’un colloque sobrement intitulé « Résidus de médicaments dans l’eau : des molécules à surveiller ? des risques à évaluer ? » rendues public au début du mois d’octobre dernier devraient inciter les autorités à la vigilance. (1)
Les molécules médicamenteuses passent par nos urines.
C’est la Direction générale de la santé qui a tiré la sonnette d’alarme
le mois dernier après avoir découvert une vingtaine de molécules
suspectes dans des échantillons d’eau du robinet. Ces substances ont
été repérées dans une série d’échantillons d’eau potable prélevées sur
141 sites entre 2006 et 2007. Les scientifiques nous expliquent qu’une
bonne partie des molécules contenues dans les médicaments ne sont pas
détruites par notre organisme. Voilà pourquoi ces toxines se retrouvent
dans nos urines avant d’échapper au filtrage des stations d’épuration.
Elles rejoignent ensuite nos cours d’eau puis l’eau du robinet que nous
consommons. Problème : la communauté scientifique ignore l’impact à
long terme de ces résidus sur notre santé.
Les poissons changent de sexe !
Une équipe de chercheurs qui travaille sur le sujet depuis 2002 a
cependant pu mesurer les effets de ces pollutions sur les poissons. « Tout ce qui est consommé, nous le trouvons dans l’eau à plus ou moins grande échelle* »
rapporte Hélène Buzinski, chercheuse au CNRS et à l’université de
Bordeaux. En cherchant à comprendre pourquoi les poissons mâles de nos
rivières changeaient de sexe, les scientifiques ont identifié la
présence de molécules d’ibuprofène, de paracétamol, d’antidépresseurs,
d’anticancéreux et d’antibiotiques dans le milieu aquatique. Mais ce
sont les résidus de pilule contraceptive qui sont à l’origine de la
féminisation des poissons mâles. (2)
Des risques difficiles à évaluer
Une autre étude de l’Académie de pharmacie s’est intéressée aux rejets
émis par les établissements de soin, l’industrie pharmaceutique et les
médicaments vétérinaires. Elle a identifié quarante types de résidus de
médicaments rejetés dans l’eau. «
Outre les dérivés hormonaux et les anticancéreux, les plus préoccupants
sont les antibiotiques, qui génèrent probablement des problèmes de
résistance aux antibiotiques. Parmi les substances qui ne se dégradent
pas, 40 % partent en rivière, 60 % sont retenues dans les boues des
stations d’épuration » explique le toxicologue Jean-Marie
Haguenoer. Les risques sanitaires de ces micropolluants sur l’homme
restent méconnus compte-tenue de la variété des effets biologiques à
investiguer. (2)
Les stations d’épuration impuissantes
Le cas des anticancéreux, particulièrement nocifs car ils sont destinés
à détruire des cellules, a retenu l’attention d’une équipe de
chercheurs du pôle analyse et santé du CIRSEE. Les premiers résultats
de ces travaux seront rendus publics fin novembre. Par ailleurs, les
autorités sanitaires françaises prévoient de lancer des études sur les
milieux aquatiques au niveau européen. En France, l’Afssa réalisera une
nouvelle campagne nationale de mesures dans les eaux potables. Le
Ministère de la Santé s’engage par ailleurs à coordonner l’action des
comités scientifiques pour améliorer la qualité des stations
d’épuration, jugée insuffisante au regard des menaces induites par ces
micro-polluants médicamenteux.
Sources :
(1) Les résidus de médicaments dans l’eau -17 nov 2008 - Ministère de la Santé
(2) Les médicaments rendent les rivières malades - 26 sep 2008 - Ouest France
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Je suis bien d’accord avec votre article ! Pourtant, à suivre les discours actuellement en vogue dans les médias : l’eau du robinet est irréprochable, on ne craint rien, l’eau minérale en bouteille c’est de la foutaise, etc... Mais je crois qu’on en a pas fini avec le problème de l’eau, il ne fait que commencer, et cela n’ira pas en s’arrangeant ! Bien à vous.

Oh que oui, votre article est intéressant. Pourtant, une imprécision de taille y figure...l’information ne date pas de la semaine dernière ...mais, pour moi, de la construction de la centrale de traitements des déchets urbains de la ville de Lille et de la promesse, par le responsable de l’époque qui fut quand même premier ministre par la suite, que les USINES de dépollution s’occupaient de tout et que les analyses des produits qui en sortaient pouvaient être considérés comme non polluants. Pour une fois, personne n’ a cru à cette contre vérité...et la dioxine intoxique les riverains humains et animaux. Le lait ne peut être consommé. Un scientifique de l’époque m’avait beaucoup marqué en disant : " ’ nous vivons tous dans le même bocal ’ " ...si l’un pisse dedans...tous le monde en boit !....Voilà pour moi, où l’on doit prendre la ’source’ de ce que signifie le mot LIBERTÉ.
Quel cerveau faut-il avoir pour ne pas savoir que les laboratoires de pharmacie ont tout fait pour "’ sortir "’ une ’pilule’ stable et peu coûteuse ? la conséquence logique en est que les dames peuvent la ranger bien au chaud dans leur sac à main, sur le rebord du lavabo à l’humidité et tant qu’à faire à proximité du radiateur...et elle ne doit pas s’autodétruire sous peine de sanction contre le laboratoire...qui n’en vendra plus si elle ne peut résister et que Madame se retrouve enceinte...Il y a plus de cinq ans qu’une analyse des eaux de la Tamise a indiqué qu’il y avait le contenu d’une pilule si l’on en consommait...à la sortie de Londres. Il n’aurait plus été utile alors que Madame prenne sa ’pilule’ ! MAIS, personne ne pourrait survivre à cette pollution de la Tamise...Pour la seine, ...rien de différent....on attend le bain de l’ancien Président pourtant bien promis avant son élection ! MAIS....personne ne s’en soucie...il faut pouvoir baiser où l’on veut et quand l’on veut dans une société libre ...libre pour les uns bien sûr...quant aux autres crétins qui se féminisent...ils sont libres de crever !...Voilà encore un exemple de ce qu’ils osent appeler ’ ma liberté’ !

Vous avez raison, Eleonore, de remettre la question sur le tapis. Je pense qu’à l’heure actuelle il ne sera plus possible d’amener à nos robinets une eau correcte, justement en raison de l’immensité du désastre accumulé par le déversement de toutes ces substances dans la nature, puis charriées par l’eau. Alors, peut-être reste-t-il des moyens individuels de filtration à partir de l’eau courante ? Par osmose inverse, mais contrôlée à la sortie notamment par la bioélectronique (voir ce lien) : http://www.bevincent.com/principe02.php
sans oublier une méthode de ré-énergisation pour recréer une eau propre qui cadre au niveau rh2, ph, et bien sûr sans bactéries. Ce sera une eau de "riches". Voilà pour la partie "matérialiste". Un traitement "spiritualiste" pointe ici ou là, avec des interrogations existentielles. En attendant, bien du monde n’a plus et n’aura plus accès à une eau non contaminée et sans produits chimiques nocifs.

Je viens de lire votre très intéressant article traitant enfin des points noirs de la qualité de l’eau de nos robinets domestiques,points noirs constitués des résidus médicamentaux rejetés en quantité considérable par les urines humaines et animales dans les eaux usées, lesquelles retournent sans être traitées à cet égard dans tous les cours d’eau et les nappes phréatiques de notre territoire. Suite aux diverses communications de l’ADEME invitant les français à boire l’eau du robinet "parce qu’elle est 100 à 300 fois moins chère que l’eau en bouteille, que l’excellence de sa qualité est contrôlée 13 fois par jour etc...", j’ai tenté maintes fois sur la toile d’alerter les responsables en posant clairement le problème tout en soulignant les dangers que représentent les innombrables résidus toxiques médicamentaux ainsi rejetés dans la nature dont les traitements actuels des eaux usées ne tiennent aucun compte puisqu’ils n’étaient pas connus jusqu’alors. Ce fut en vain, à l’exception d’une "réponse" disant en substance que pour écrire un papier et alerter sur un tel sujet, il faut faire autorité en la matière", ignorant qu’il suffit de posséder des connaissances en chimie et avoir un peu de bon sens pour se poser une telle quetion ! La preuve en est qu’ Hélène BUZINSKI, chercheuse au CNRS et son équipe de scientifiques cherchant à comprendre pourquoi les poissons mâles de nos rivières se tranformaient en femelles, ont découvert dans nos rivières des molécules d’ubuprofène, de paracétamol, d’antidépressesurs, d’anticancéreux, d’antibiotiques...et de pilules contraceptives, ces dernières étant à l’origine de la transformation des poissons ! Quant aux anticancéreux,ils sont d’autant plus dangereux qu’ils sont destinés à détruire les cellules, disent les chercheurs du pôle Analyse et Santé du CIRSEE dont les travaux devraient être pûbliés fin de ce mois. Enfin, il est rassurant d’apprendre que que l’AFSSA va réaliser de nouvelles mesures des eaux potables qui tiendront compte des molécules médicamenteuses et surtout que le Ministère de la Santé s’engage à coordonner l’action des comités scientifiques pour "améliorer la qualité des stations d’épuration jugée insuffisante au regard des menaces induites par les micro-polluants médicamentaux".

Merci pour cet article, nous ne serons jamais de trop pour informer et obliger nos politiques à réagir. Le chemin sera long, très long, pour espérer voir une lueur d’espoir !
Le blog de consommateurs igepac poursuit ses enquêtes sur ces thèmes et découvre une inquiétante réalité pour les futures générations. Aujourd’hui encore nous publions des témoignages à vous couper le souffle et à vous faire froid dans le dos.
Pour des infos complémentaires sur toutes les rubriques de cet article rendez-vous sur http://www.igepac.com
Pierre PETIT

Il faudrait aussi considérer les danger de la fluoration de l’eau !
La fluoration est associée à une longue liste de problèmes de santé. Le rapport du Conseil national de recherche (NRC, 2006), l’autorité scientifique suprême aux États-Unis, établit la liste de divers troubles de santé causés par la fluoration : augmentation du taux de fracture des os, de dommages aux dents et aux articulations (arthrite). Le NRC indique également que l’eau fluorée est possiblement liée à des troubles neurologiques (QI réduit chez les enfants, démence, syndrome de Down, maladie d’Alzheimer), du système endocrinien (glandes thyroïde et pituitaire), du système immunitaire (moelle des os, où sont produites les cellules immunitaires), du système digestif, de l’appareil génital, des organes internes (foie et reins), et qu’elle pourrait exacerber les effets combinés de l’aluminium et du fluorure, de même que le diabète et le cancer.
Le fluorure est cancérigène, mutagène et génotoxique. Le mythe des bienfaits de la fluoration de l’eau et des soins dentaires s’effondre littéralement grâce à l’apport incontournable d’un nombre grandissant de scientifiques et d’experts en la matière.
Voir : http://les7duquebec.wordpress.com/2... pour plus de détails !







